La vis…un cour(s/t) de bricolage au pays des Soviets…

3 Août

Un bricoleur découvre au moment de placer la lame de son tournevis sur la tête d’une vis que celle-ci n’est pas pourvue de la petite fente qui facilite plus que grandement son usage. Commence alors pour le personnage principal, tenu en l’occurrence par Jean Réno, un parcours ubuesque pour retrouver l’auteur de cette malfaçon qui s’avèrera prometteuse…
De bureau des réclamations en bureau des réclamations, l’enquête chemine dans un univers aux intonations totalement parano-soviétiques et dans une langue yaourtée où l’on n’y comprend rien, tout en devinant tout…vraiment pas mal.
La vis, de Didier Flamand – 1993

Nomination 94 aux Oscars et César 1995 du meilleur court-métrage…!

S’en est suivi pour moi quelques réflexions sur les seconds rôles au cinéma, voire troisièmes rôles, pour lesquels souvent le visage nous est familier mais pour autant sans parvenir à y attacher un nom. J’associais bien visage et patronyme pour Didier Flamand (le réalisateur du court !), présent au cinéma et beaucoup dans les téléfilms, mais que dire des Vernon Dobtcheff, Georges Claisse (faisant partie du générique)…pourtant je les ai aperçus de nombreuses fois dans d’autres œuvres. Il faut du temps parfois pour obtenir enfin un premier rôle, non que le talent manque mais le physique de jeune premier faisant défaut -ou que vos traits vous cantonnent à certains rôles stéréotypés, c’est à un âge plus avancé que les propositions arrivent. A François Berléand (aussi dans ce court), on avait dit qu’il commencerait à faire carrière vers 50 ans…
J’ai alors pensé à ces fidèles de Belmondo, et inversement (non, les fidèles de Belmondo n’ont sans doute pas pensé à moi mais dans le sens où Belmondo leur était fidèle…), ce dernier les imposant sans doute dans beaucoup de ces films… : les Michel Beaune, Charles Denner, Pierre Vernier, Claude Brosset…seconds couteaux emblématiques des années 70, vraisemblablement reconnus par leurs pairs, ils n’ont jamais accédé à la notoriété véritable, celle offerte par un premier rôle, voire plusieurs, avec quelque succès…je pense aussi à Philippe Laudenbach, à nouveau dans la lumière (!) dans le lumineux « Des hommes et des dieux »…
Jean Desailly, certes pour « La peau douce » mais ensuite…peu ont (encore) son nom sur le bout des lèvres…alors oui certains ont aussi fait leur chemin au théâtre…
Mais après tout ne sont-ils ou n’ont-ils étaient nullement frustrés par ce parcours plus ombragé.

Michel Creton alertait récemment, outre sur l’injustice du fait, sur la situation difficile de certains comédiens qui ne peuvent plus vivre décemment alors même que des chaînes comme Canal + ou TF1 empochent de substantiels revenus dégagés de la vente de produits dérivés issus des films dans lesquels ces artistes ont joués (VHS, DVD et bonus DVD pour lesquels on les sollicite parfois). Leurs droits d’auteurs ne sont pas reconnus parce que leurs films sont antérieurs à la loi Lang de 1985. Lire l’article d l’Express.
Ainsi vous m’avez lue jusqu’au bout…vous voici récompensé : la suite de La vis pour ceux qui ne l’aurait pas trouvée…
Bon été à tous… !

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