Les jolies colonies de vacances…

1 Sep

Chaque été, lorsque je prends la route des vacances, un petit air de nostalgie me surprend. Il arrive généralement lorsque  je croise des jeunes que l’on sent un peu anxieux et plein d’attente vers un ailleurs … Cela me rappelle les vacances de mon adolescence et l’espoir que j’y mettais, espoir qui (même si j’en ai un peu honte) tournait exclusivement autour de nouvelles amitiés et éventuels amours.

A partir de 13-14 ans, je partais généralement 15 jours ou 3 semaines l’été en colonie de vacances. Si plus jeune une première colonie m’avait un peu traumatisée, adolescente, ces vacances représentaient pour moi un espace inédit de liberté et de rencontres. Je crois que ces colonies me permettaient le temps d’un été d’être une autre.

C’est d’ailleurs en colonie que j’ai fait quasiment toutes mes premières fois. Première cigarette, première cuite, premiers baisers, premiers amours, premières blessures… Je me souviens encore de mon premier « flirt » (j’adore ce mot !). C’était une colonie avec option voile, je crois, en tous cas nous étions arrivés sur la plage par groupe selon la provenance géographique et l’arrivée des trains. Alors que nous attendions je ne sais quoi, mon regard avait croisé celui bleu azur d’un de mes petits camarades. Nous étions restés scotchés par le regard une ou deux secondes de plus qu’habituellement.

Je ne me souviens plus de son prénom, ses traits sont quasiment estompés, mais je me souviens parfaitement de la couleur de ses yeux et de l’émotion forte ressentie à ce premier échange. Je crois qu’au final notre histoire n’avait pas survécu plus d’une semaine… Depuis, j’ai toujours eu un faible pour les yeux bleus …

C’est aussi ce qui était incroyable dans ces colonies : la rapidité et l’intensité des relations qui s’y créaient. Après à peine une semaine, les groupes d’amis et les couples d’amoureux étaient constitués. Au bout de deux semaines, les meilleurs amis étaient déjà fâchés, et les amoureux avaient changé de partenaire. La vie en communauté amplifiant nettement les relations : tout va beaucoup plus vite, tout y est beaucoup plus fort.

Le retour était en revanche très chaotique. Pendant une semaine, je pleurais tous les jours toutes ces amitiés perdues. Nous étions les meilleurs amis du monde, mais passés trois mois nous ne nous donnions plus de nouvelles…

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