La Dame en blanc

8 Mar

Il est toujours difficile d’offrir un livre. A un grand lecteur, on a peur d’offrir un livre qui se trouve déjà dans sa bibliothèque. A un prof de lettres, on n’ose pas présenter un roman de gare. A quelqu’un qui ne lit pas, comment lui donner envie ? A son meilleur d’ami on craint d’être déçu s’il n’aime pas le livre fétiche qu’on aimerait partager avec lui. A sa dulcinée, on a peur de faire fausse route avec ce livre qu’on a amoureusement choisi pour elle. Et si elle le trouvait ringard, ridicule, ennuyeux, et par esprit d’escalier, comme dirait la poulette Carlotta, nous considérait alors à l’image de l’ouvrage ?

Mais a-t-on déjà vu une histoire d’amour s’arrêter à cause d’un livre mal choisi ? A-t-on déjà connu des amis se brouiller pour une divergence littéraire ? Évidemment non. N’empêche que parmi les rayonnages de sa librairie de quartier, la veille d’un anniversaire ou d’une crémaillère, le choix reste toujours aussi cornélien. Les doutes ressurgissent. Que choisir ? J’ai en ce qui me concerne un remède miracle. Un roman qui m’a été conseillé il y a quelques années par une libraire admirable dans une boutique minuscule près de la place de la Nation (Anaphore, 14 rue Auger, je ne sais pas si la libraire en question est toujours là, ce n’est plus mon quartier…). J’ai offert ce livre à ma belle-mère, des amis proches, des connaissances, des petits et des grands lecteurs… et le livre a été unanimement apprécié. J’en ai toujours un ou deux exemplaires dans ma bibliothèque en cas d’urgence. Ce n’est pas le livre du siècle. Ce n’est pas un livre qui change le cours de sa vie. Ce n’est pas un livre choc. Mais c’est un livre qui rassemble et qui donne un immense plaisir de lecture.

Il s’agit de… 

La Dame en blanc, de Wilkie Collins. Un ouvrage datant de 1859 qui est l’un des précurseurs des romans policiers. Wilkie Collins est un contemporain de Dickens. Avec une langue subtile et splendide, il nous emmène dans une intrigue absolument époustouflante au cœur de l’Angleterre victorienne. Je n’en dirais pas plus. Logiquement, toute personne qui commence ce livre ne le lâche plus pendant quelques jours, voire y passe une nuit blanche. Je vous laisse faire le test : lisez-le, offrez-le et venez commenter ce billet. J’aimerais savoir si ce livre constitue réellement le cadeau littéraire universel !

Publicités

2 Réponses to “La Dame en blanc”

  1. La poulette bleue 8 mars 2012 à 08:20 #

    Tu nous fait faire un genre de test grandeur nature, c’est cela ? Mais je veux bien participer à l’expérience! Toujours utile de connaître un cadeau universel!

  2. Muriel P. 21 mars 2012 à 13:47 #

    Allez, je viens de l’acheter et participer à l’experience…. je termine mon livre et je m’y mets….. à suivre !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :