« Hasta la vista » ou la route de la liberté

9 Avr

Un film flamand de Geoffrey Enthoven, avec Robrecht Vanden Thoren, Gilles De Schrijver, Tom Audenaert, Isabelle de Hertogh

Date de sortie : le  7 mars 2012

Trois jeunes gens, qui ont un handicap (Jozef est mal voyant, Lars en fauteuil roulant et Philipp tétraplégique) décident d’entamer un voyage pour enterrer leur « pucelage ». Passionnés de vin, ils concoctent un itinéraire, traversant la France pour atteindre « El cialo » une maison close en Espagne. Ils réussissent à convaincre leurs parents mais l’aggravation de la maladie de l’un d’entre eux remet en question le voyage. Passant outre ce refus, ils organisent leur voyage à l’insu de leur famille et décident de faire appel à Claude, une infirmière chargée de s’occuper d’eux tout au long du trajet. Après la surprise de découvrir que Claude est une femme, le périple commence dans l’agressivité etla méchanceté. Mais finalement, ces personnages vont apprendre à se connaître et à s’apprécier, pour atteindre l’eldorado tant attendu.

Après « Intouchables » réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache (sortie le 2 novembre 2011), c’est le réalisateur belge, Geoffrey Enthoven qui traite de ce sujet très épineux. Comment parler du handicap sans rester dans les clichés ou le misérabilisme, mais en proposant un film qui reflète la réalité ? Le réalisateur montre le handicap dans son quotidien, les moyens et les stratégies, qui permettent aux handicapés d’être un minimum autonomes, et la difficulté et l’investissement de l’entourage. Mais au-delà de ces handicaps, ce sont des personnes humaines que l’on apprend à connaître, révoltées par leurs conditions mais qui ont appris à vivre avec. Les personnages expriment cette injustice essentiellement à travers la provocation et une certaine agressivité verbale. Comme si finalement tout leur était permis. Mais pour voir également comment les gens réagissent… Et ce besoin d’autonomie qu’ils revendiquent, ils vont apprendre à leur frais, qu’elle n’est pas aussi facile à vivre et à gérer. Et bien que ces handicaps soient visibles et reconnaissables, ne porte-t-on pas tous en nous un handicap plus secret, moins évident ?

Progressivement on s’attache à ces personnages. Courageux, solidaires, pleins de joie de vivre…  Des jeunes gens, qui malgré leur handicap, sont aussi de « grands enfants », qui se comportent comme tels. J’ai passé un très bon moment. Je ne me suis pas ennuyée : j’ai souri, j’ai ri, j’ai été attendrie, parfois agacée… et j’ai pleuré aussi. Un moment d’interprétation inoubliable. Des airs de vacances avant l’heure aussi, à travers ce road movie.

La poulette M

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