Nous, les filles

25 Juin

La semaine dernière,  je suis tombée par hasard sur une retransmission du spectacle de Florence Foresti, Mother Fucker. J’ai beaucoup ri, et je me suis rendue compte qu’il y avait des points sur lesquels toutes les filles ou presque se ressemblaient.

Un de ces points m’a interpellé au niveau du vécu. Dans le spectacle, Florence Foresti sort son portable de sa poche arrière et découvre qu’elle vient de recevoir un texto d’un mec qu’elle a rencontré il y a peu. Elle s’exclame super contente, que le texto n’est ni plus ni moins une déclaration d’amour. Elle n’en revient pas ! Elle finit par lire au public le texto : « Salut toi, Comment vas-tu ? » Comme déclaration d’amour, on a vu mieux. Mais elle y croit dur comme fer, explications et démonstrations à l’appui. Pour au final, après de nombreuses analyses dans tous les sens, finir par penser qu’en fait ce mec est un grand malade.

J’ai trouvé cela très drôle, très bien vu. Et cela m’a évidemment rappelé mes propres souvenirs. Nous avons, en effet, nous les filles, cette capacité (ou cette malédiction) à analyser le moindre mot échangé. Enfin, je parle de situations particulières, de séduction ou de colère ! A partir de presque rien, on est capable de faire une analyse de dix pages, sur ce qu’a pu être dit. Ou du moins à se creuser les méninges pour trouver ce que cela pouvait signifier. Le mieux étant de trouver une copine à l’écoute attentive et de passer une soirée à envisager tous les champs du possible, jusqu’au plus improbable. Ce qui finit par être généralement très drôle. Personnellement, je suis déjà naturellement portée à analyser même des choses sans aucune importance, je vous laisse imaginez certaines périodes de ma vie plutôt pénibles…

J’en ai plusieurs fois discuté avec des amies, et je me souviens de l’une qui me disait qu’il lui était arrivée d’être dans tous ses états parce qu’une personne sur laquelle elle fantasmait, lui avait envoyé un mail avec à la fin, la formule « Bien à vous »! Mais qu’est ce que cela pouvait bien dire ? S’agissait-il seulement d’une formule de politesse ? Ou n’y avait-il pas un sous entendu caché ? Le genre de chose sur lequel, s’il n’y a aucun enjeu on ne va même pas y prêter attention!

D’où cela peut-il venir ? Est-ce le signe d’une imagination débordante ? Est-ce que face à des émotions fortes  sur lesquelles on n’a pas de prise, on essaie à tout prix de reprendre le contrôle ? Pour en avoir discuté avec certains hommes, cela à l’air d’être un trait de caractère très féminin. Et pourquoi cela ? Lorsque les hommes préhistoriques partaient à la chasse, les femmes restées à attendre imaginaient ce qui pouvaient se passer, échafaudaient des théories  ?

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10 Réponses to “Nous, les filles”

  1. Le coq 25 juin 2012 à 09:39 #

    Mais ça c’est pour les filles de 16 ans, non ? Ca marche encore à 30, 40 ans ? Et tu crois que les femmes de soixante dix ans en maison de retraite en sont encore à de telles expectatives ? « Robert m’a demandé le sel à la cantine ce midi, tu crois qu’il a le béguin ? »
    Oh là là définitivement je ne comprends rien aux poulettes…

    • La poulette bleue 25 juin 2012 à 09:47 #

      Ben oui, c’est cela le drame ! C’est que cela marche encore à 30 ou 40 ans ! Et pas uniquement pour un béguin, cela peut être aussi : « nan, mais Raymonde t’as vu ce que Roger m’a dit ce midi ? Il a dit « Passe moi le sel » même pas un s’il te plait! Depuis que je lui ai dit ses quatre vérités c’est un vrai malotru. »

      • Le coq 25 juin 2012 à 09:52 #

        -:)

  2. Poulette Carlotta 25 juin 2012 à 11:43 #

    Sur ce sujet, le film « Ce que pensent les hommes », avec Drew Barrymore, Jennifer Aniston, Scarlett Johansson, Jennifer Connelly et Ben Affleck, est très bien vu…malgré le casting et le titre qui auguraient d’une grosse machine américaine…je l’ai trouvé assez subtil…et ça décrit très bien ce que tu expliques…

    • Le coq 25 juin 2012 à 14:34 #

      Et dans un genre bien moins subtil (mais j’avoue honteusement que ça m’a fait rire quand même), « Ce que pensent les femmes » avec Mel Gibson. L’histoire d’un publicitaire macho et goujat qui, après un électrocution accidentelle, se met à entendre les pensées des femmes qu’il croise. C’est hollywoodien au possible et assez navrant, mais néanmoins assez drôle…

  3. PaulineLeMeur 2 juillet 2012 à 07:26 #

    J’avoue que j’ignore pourquoi on réagit comme ça nous les filles. C’est dit qu’on se fait souvent des films alors que du côté des mecs, c’est une démarche normale et sans arrière pensée…C’est vraiment bizarre. Comme si on voulait faire un monde d’une simple petite accroche alors qu’il n’y a parfois rien derrière….Alala les gonzesses…:)

    • La poulette bleue 2 juillet 2012 à 12:14 #

      La vie pourrait être parfois tellement plus simple pour nous, si nous pouvions fonctionner comme eux !

      • PaulineLeMeur 2 juillet 2012 à 14:34 #

        Tout à fait ! Ils voient les choses de façon si simple, si limpides et paraissent tellement surpris par le chemin qu’on a parcouru dans notre tête alors même qu’ils n’ont pas pensé une seconde à tout ça. Ils ne se prennent pas la tête et les jours sont plus légers 🙂 Mais bon, c’est comme ça qu’on se différencie nous les filles !!

  4. Valérie 7 juillet 2012 à 20:39 #

    J’ai beaucoup ri moi aussi…

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  1. Les redifs de l’été. Episode 2/3 « Deux poulettes - 13 août 2012

    […] Nous les filles…Un best de la Poulette bleue, avec Les mi-bas…tellement vrai, et rigolo ! […]

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