Mon Kindle

13 Sep

Non pas mon Kinder, mon Kindle. Vous avez sûrement déjà entendu parler de cet objet emblématique du troisième millénaire, appelé souvent tablette numérique ou liseuse. Ils sont nombreux sur le marché : Ipad pour le plus connu, Kobo pour la liseuse numérique de la Fnac ou Kindle pour celle du géant américain Amazon. Il y a un an, j’ai donc fait l’acquisition d’un de ces objets : le Kindle, dans sa version sa plus simple, c’est-à-dire noir et blanc, non tactile et sans éclairage. Je ne voulais pas un objet pour aller sur Internet, ni un énième écran dans ma vie (une télévision, mon Iphone, trois ordinateurs portables, un PC de bureau, ça suffit comme ça non ?).

Je voulais juste tester les livres numériques et je dois avouer que l’expérience est assez étonnante. Le système d’encre électronique (ne me demandez pas comment ça marche exactement, cela ne m’intéresse pas) permet vraiment de simuler parfaitement le papier, il n’y a ni luminosité ni reflet, et donc aucune fatigue oculaire. L’objet se prend parfaitement en main et l’expérience de lecture n’est nullement altérée.

Je n’ai pas vraiment utilisé les rares gadgets disponibles, comme se positionner directement sur un mot pour en avoir la définition, mais cet objet magique remplace avec bonheur mes livres pour au moins cinq raisons :

  • Ma bibliothèque déborde et je peux là acheter des livres à loisir sans me préoccuper de les ranger, classer, caser. Le Kindle peut accueillir plus de 1 000 livres. J’ai encore un peu de marge.
  • Quel plaisir immense que de partir en vacances ou en week-end avec une dizaine de lectures possibles préalablement choisies. Pas de choix drastique à effectuer avant de partir, et le tout avec un poids du sac allégé. Idem pour les trajets en métro : je peux enfin trimballer des bouquins de 700 pages qui pèsent un âne mort. Avec, de plus, une autonomie d’environ un mois, c’est l’objet idéal pour partir dans une maison de campagne sans électricité !
  • Je peux lire des livres débiles sans que personne ne le sache (dans le métro par exemple). Ainsi, j’adore les livres politiques (genre l’autobiographie d’Eva Joly). Ils sont sans grand intérêt sur le long terme (je ne relirai pas la bio d’Eva Joly pourtant intéressante) et c’est agréable de ne pas avoir à retrouver dans sa bibliothèque tous les livres futiles qu’on achète. Cette confidentialité de la lecture sur liseuse numérique constitue l’un des aspects amusants des Kindle. C’est ainsi qu’un livre érotique, mi-SM mi collection Arlequin, est devenu un best-seller dans les ventes numériques de livres aux États-Unis, notamment parmi les ménagères de moins de 50 ans. Le livre a beaucoup moins bien marché sur papier. Il s’agit d’une trilogie, dont le premier opus s’intitule Fifty Shades of Grey, qui a même eu l’honneur d’être considérée comme un nouveau genre littéraire : le mummy porn (si si je vous jure, ce n’est pas l’objet de ce billet, mais recherchez « mummy porn » sur Google Actualités et vous trouverez des tonnes d’articles sur ce phénomène).
  • La plupart des grands classiques (tombés dans le domaine public) sont gratuits ou à prix modique sur Kindle. L’occasion de lire ou de relire de grands romans (en ce moment : L’Éducation sentimentale).
  • Pour les livres à taille imposante (disons plus de 500 pages), la légèreté du Kindle est très agréable et facilite nettement la lecture !

Bon, il y a bien quelques inconvénients. Le prix des livres numériques reste élevé par rapport à leur version papier et il est parfois incompréhensible. Pour les nouveautés, le prix d’un livre numérique est généralement d’environ 20 % moins élevé par rapport à la version papier mais ce prix ne baisse pas quand le livre arrive en poche. Ce qui fait qu’un livre papier en version poche reste la plupart du temps moins cher que sa version numérique.

Et surtout, posséder une liseuse, c’est devenir très dépendant de la firme qui fabrique la liseuse et de sa bibliothèque associée. Avec le Kindle, on devient très vite un accro du site Amazon et de ses redoutables fonctionnalités (comme les conseils de lecture), au détriment de sa librairie de quartier. C’est pourquoi j’essaye de varier mes achats entre numérique et papier. Je continue à acheter régulièrement des livres papiers dans mes petites librairies de quartier. Mais pour combien de temps encore ? Bouh, c’est un peu triste parfois le progrès.

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4 Réponses to “Mon Kindle”

  1. La poulette bleue 13 septembre 2012 à 07:34 #

    Mais dis donc, tu à l’air de bien connaître ce fameux livre mi SM mi Arlequin, l’aurais-tu lu sur ton Kinder ? J’ai du mal à imaginer ce mélange de SM et de mièvrerie ? Mais même le catalogue La Redoute se met à faire dans le SM ! L’objet peut être d’un prochain billet …

    • Le coq 13 septembre 2012 à 07:57 #

      Le livre n’est pas encore sorti en France mais je crois que c’est prévu pour l’automne!!!

  2. Delphine 13 septembre 2012 à 10:26 #

    aïe aïe… je n’avais pas envie de m’en acheter un, et là tu m’as presque convaincu Monsieur Le Coq… peut être parce que je lis en ce moment la Trilogie berlinoise et ses 5 cm d’épaisseur en poche… grrrr… je vais aller voir combien cela coûte…

Trackbacks/Pingbacks

  1. Des nuances de gris, vous dites ? « Deux poulettes - 17 septembre 2012

    […] au billet du coq nous vantant son Kindle, j’ai eu envie de lire un des romans dont il parlait Fifty Shades of […]

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