J’ai reçu une carte de voeux…papier!

17 Jan

Facteur luneTrès jolie –graphique, et en plus très bien écrite…cela m’a particulièrement touchée. Je la croyais morte, tout du moins en fin de vie (je parle de la carte de vœux…pardon D., c’est pour le style). Et bien, il parait qu’elle renaît de ses cendres, qui en fait ne furent jamais vraiment (la carte de vœux, toujours). Vaillamment, elle résiste, elle plie mais jamais ne rompt face à la déferlante des sms, de la nouvelle vague qui la suit -les mms- et du succès des réseaux sociaux…1,4 milliards de textos se sont abattus sur les téléphones portables français le soir de la St Sylvestre jusqu’au lendemain, saturant le réseau des opérateurs qui ne s’en frottaient pas moins les mains malgré les températures clémentes de ce 1er janvier 2013.

Personnellement, je ne me résous pas à envoyer une batterie de sms uniformes à ma flopée de contacts téléphoniques, car bien sûr j’en ai reçu des comme ça et…quelque chose m’échappe. Je prends donc soin de choisir les personnes à qui je les envoie (j’en ai oublié une ou deux d’ailleurs) et ensuite de les personnaliser, au moins en indiquant le prénom de la personne sur chaque message. Mais peut-être n’ai-je pas beaucoup d’amis, de gens que j’apprécie et que la tâche m’est aisée…mais ce petit nombre me va.

La nouveauté de l’année qui s’éteignait était la possibilité d’organiser via FB ou Twitter l’envoi de ses cadies de vœux quelques heures auparavant celle escomptée pour qu’ils arrivent à l’heure pile. Comble du chic. Je dois reconnaître que ces cartes de vœux virtuelles peuvent avoir le mérite de la personnalisation grâce au petit mot qui l’accompagne, si tel est le cas…

Car il est là le plaisir, comme toujours. L’attention portée à la chose. L’intention qui porte l’attention n’en est que décuplée lorsque la personne a pris la peine de choisir le motif de la carte, les mots paraphés, le temps à les déposer et le délié même des lettres qui rend l’écriture de chacun unique et que vous découvrez peut-être pour la première fois à cette occasion accroissant par la même votre propre joie à recevoir cette carte. Il est vrai que le plaisir est intact lorsque l’obligation est absente. Je me souviens alors des dizaines de cartes de vœux qu’envoyaient mes grands-parents et de la corvée finalement que cela représentait passé la 15ème carte.

Avec le temps, ces mots de bonne année prennent pour moi davantage de poids et de sens, surtout le mot santé dès que je regarde autour de moi. De cette convention désincarnée jaillit à nouveau pour moi le désir de perpétuer une tradition pleine d’attentions, ce qui demande d’y consacrer un petit peu de temps…éloge et luxe de la lenteur.

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