The museum of everything

14 Fév

Foutraque. Bringue-dingue. Unique.

Le lieu, le concept et puis dans leurs têtes, beaucoup : fous et excentriques, obsessionnels assurément.

J’ai nommé

The museum of everything.

The museum of everything

L’ambiance squat et désaffectée qui colle à cette ancienne école aux parquets élimés et aux murs défraîchis sied parfaitement aux imaginaires colorés, écorchés, décalés de ces artistes outsiders, autodidactes et pour la plupart inconnus sauf des initiés à l’art brut.

Au fil de ce dédale de couloirs, qui dessert sur plusieurs étages les anciennes salles de classes et de douches, on franchit le seuil d’univers obsessionnels et naïfs. Ils sont entrés en art comme ils seraient entrés en religion, un art personnel dont ils ont inventé chacun leurs propres codes, intimes, enfouis vraisemblablement dans leurs tourments d’enfant. La foi pour ne pas perdre pied, la croyance viscérale en leur création, indissociable de leur respiration, vitale. Tant, que la quête de reconnaissance ne fût jamais leur objet.

Henry DargerLa découverte débute par les dessins surréalistes et colorés d’Henry Darger qui déroulent sur quelques panneaux une partie de l’histoire des Vivian girls, un conte de fée épique et violent, inspiré de l’enfance outragée de l’auteur.

Plus loin, les appareils photo en céramique du sculpteur aveugle Alan Constable trônent dans une cabine de douche. Les autoportraits réjouissants du russe Alexandre Lobanov, représenté fusil en main, s’amusant ainsi à détourner les codes de la propagande soviétique, défilent le long du mur qui mène à une vaste salle. Là, des sortes de petits palais, faits de morceaux de transistors, de réveils ou de machines à écrire, signées des sculpteurs français ACM (Alfred et Corinne Marie), impressionnent. Un univers un peu fantastique et inquiétant, proche du dessin animé, façon Tim Burton.

Bref échantillon comparé au foisonnement proposé, 500 œuvres seraient exposées. Le lieu est gigantesque.

Le concept, original : un musée éphémère, ambulant, créé par un américain fondu d’art brut, James Brett, qui pérégrine de villes en villes, accueilli dans des lieux insolites. Et après Londres, Turin et Moscou, il quittera Paris dès ce 24 février.

Alors courrez-y. C’est si particulier.

14 Boulevard Raspail, Paris 7ème.

The museum of everything

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