Le billet qui n’existe pas (encore)

11 Avr
Solness

Solness le constructeur. La Colline. 2013.

J’aurais pu écrire un billet pédant sur l’essai érudit et passionnant que je viens de lire sur l’histoire de la cuisine et des restaurants (Bénédict Augé, Plats du jour : Sur l’idée de nouveauté en cuisine) ou sur la très belle et profonde pièce d’Ibsen mise en scène par Alain Françon au Théâtre national de La Colline (Solness le constructeur, jusqu’au 25 avril). J’aurais pu vous parler du temps qu’il fait (le printemps qui arrive enfin) ou du temps qui passe (la jeunesse qui s’en va). J’aurais pu m’enthousiasmer pour le match de football d’hier soir ou vous raconter l’exercice d’équilibriste consistant à utiliser sa bicyclette dans les rues parisiennes. J’aurais pu avouer ma dépendance (honteuse) à l’émission culinaire Top Chef. J’aurais pu – pourquoi pas – faire un billet politique, en me félicitant d’être un fidèle abonné de Mediapart depuis la création du journal ou en expliquant pourquoi les manifestants contre le mariage homosexuel me révulsent dans un mouvement conjoint d’indignation, de colère, mais aussi de tristesse. J’aurais pu évoquer mon travail qui reste incompréhensible (voire inutile) pour la plupart des gens que je rencontre, et pour ma grand-mère en particulier. J’aurais pu aussi vous parler de ma grand-mère, la seule représentante de mes grands-parents encore de ce monde. Elle qui éleva dix enfants dans la campagne normande et qui me raconta l’autre jour l’événement et le soulagement immense que fut l’arrivée de la machine à laver le linge dans les années soixante. J’aurais pu expliquer comment je me suis retrouvé samedi dernier à passer la journée dans un champ à planter des centaines d’oignons. J’aurais pu m’amuser du marché immobilier parisien alors que nous prospectons avec ma douce pour acheter un appartement, et notamment des mentions des annonces : “charme de l’ancien” (=immeuble pourri), “atypique” (=mal foutu), “quartier vivant” (=très bruyant), etc. J’aurais pu chroniquer la réouverture du Foyer Vietnam, l’excellent restaurant viet’ de la place Monge (80 rue Monge).

***

J’aurais pu…

Devant l’immense indécision qui m’a étreint devant le choix du billet du jour, je vous propose donc, chères lectrices, chers lecteurs, le premier billet interactif de Deux poulettes & Co (c’est un peu le billet dont vous êtes le héros…) ! Indiquez en commentaire le sujet évoqué ci-dessus qui vous paraît le plus “intéressant” (j’aurais pu aussi écrire une bafouille sur l’usage abusif des guillemets dans la langue française…) et j’en ferai mon prochain billet !

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10 Réponses to “Le billet qui n’existe pas (encore)”

  1. Poulette Carlotta 11 avril 2013 à 09:33 #

    L’arrivée de la machine à laver chez ta grand-mère…!

  2. MSA94 11 avril 2013 à 09:38 #

    La machine à laver… « two points » (c’est pour comparer les histoires de mamies)

  3. La poulette bleue 11 avril 2013 à 09:48 #

    La machine à laver m’intéresse aussi ! Mais je suis bien tentée par le décryptage des annonces immobilières ! Sur le même sujet, je crois qu’il y aurait de quoi faire à décrypter les annonces sur Meetic ! Cela serait très drôle !

    • Le coq 11 avril 2013 à 10:12 #

      Mais je ne suis pas abonné à Meetic! Je te laisse donc la primeur de ce billet!

      • La poulette bleue 11 avril 2013 à 10:19 #

        Mais je ne sous entendais point cela ! C’est dans l’idée … Et je suis sûre qu’il doit bien exister déjà quelque chose là dessus … Je vais chercher et oui j’assumerai de faire un billet là dessus même si je ne suis pas non plus sur Meetic 😉

  4. Laurence 11 avril 2013 à 10:19 #

    L’abus de guillemets dans la langue française, bien sûr ! hahaha
    Sérieusement, +1 pour la machine à laver.

  5. Poulette M 11 avril 2013 à 14:18 #

    Le Coq dans un champ à planter des centaines d’oignons !!!
    Tout un programme…

  6. Caro2000 11 avril 2013 à 14:43 #

    les oignons !

  7. Caro2000 11 avril 2013 à 15:44 #

    Oui, on le croirait presque au bagne !

Trackbacks/Pingbacks

  1. Les petits chameaux | Deux poulettes & Co - 25 avril 2013

    […] p’tits chameaux”, c’est une expression de ma grand-mère maternelle, encore elle. Et suite à mon précédent billet, c’est de circonstance pour qualifier votre choix en faveur de l’histoire de la machine à […]

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