Archive | novembre, 2013

C’est l’avent! (4)

24 Nov

Et oui, c’est devenu une tradition sur ce blog, fin novembre il est temps de préparer… l’hiver ? non, les vacances d’été ? non plus, Noël ? oui on brûle, mais avant c’est le calendrier de l’avent! L’année dernière c’était des cônes, l’année d’avant des enveloppes et celle encore précédente des berlingots en papier japonais.
Cette année, je me suis inspirée de ce site qui regroupe 15 idées de calendrier de l’avent, que l’embarras du choix, surtout que les idées sont vraiment très chouettes !
C’est cette idée qui m’a tout de suite plu. Sobre, élégant, et personnalisé (tout moi quoi…)
Sur le site, j’ai pu télécharger mes étiquettes pour les chiffres, il ne me restait plus qu’à trouver où les coller. J’ai sorti de mon placard spécial bricolage tout ce que j’avais à disposition, pour finalement trouver ce masking tape :

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et ces feuilles un peu cartonnées

Il ne me restait plus qu’à trouver comment faire des enveloppes à partir de ces feuilles.

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En découpant dans la largeur 3 rectangles de même largeur, je les ai ensuite pliés en 2 et j’ai collé de chaque côté avec du masking tape. Il ne restait alors plus qu’à découper et coller les numéros que j’ai téléchargés sur ce site.

Et voilà le travail!

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Partis dans l’esprit de Noël, nous avons poursuivi nos décorations sur les fenêtres à base là aussi de masking tape (l’avantage c’est que cela ne fait pas de marques ensuite).

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Il paraît que nos voisins d’en face croyaient que l’on avait des vitres cassées et que l’on avait réparé avec du scotch! Aucune créativité dans ce quartier …

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Crise partout, justice nulle part

13 Nov

vivelacriseUn peu partout dans la presse, à la télévision, dans les discussions de café, entre collègues, avec mes amis, la sinistrose est généralisée. CRISE, montée du chômage, augmentation des impôts, licenciements, plans sociaux… Tout va mal. L’extrême droite gagne des élections (et une ministre subit des injures racistes), le peuple s’énerve, le gouvernement bat des records d’impopularité ah et puis le niveau baisse, la pollution augmente, trop cher immobilier ah… le terrorisme, peur, angoisse, arrrgh. la CRISE de la presse. La CRISE de l’agroalimentaire. La CRISE de la démocratie. CRISE partout, justice nulle part pour parodier le slogan de mai 68 (la CRISE de mai 68 ?). Non mais franchement on ne peut pas arrêter cinq minutes de se lamenter. Je comprends qu’un ouvrier qui vient de perdre son boulot ou qu’un jeune qui n’en trouve pas puissent s’énerver et que leur colère éclate. Mais il est tout à fait désarmant de constater que mon entourage, alors qu’il est constitué essentiellement de personnes peu touchées par cette “CRISE” (des cadres en CDI, des diplômés de troisième cycle, des propriétaires, des personnes qui partent en vacances… presque des nantis au regard de ce qu’on lit dans les journaux) soit lui aussi atteint par cette sinistrose (bah oui vous connaissez pas la CRISE des cadres, la CRISE des diplômes…) Si même les personnes objectivement privilégiées par rapport aux ouvriers de Fagor ou aux habitants des quartiers nord de Marseille déclarent leur déprime, leur désarroi et le sentiment que tout va mal, on est effectivement dans une sacrée mouise.

Il faut lutter contre ce sentiment, faire des thérapies de bonne nouvelle, lire des ouvrages réjouissants, avoir la foi (en ce que vous voulez), se dire qu’on vit une époque formidable. Et puis regarder des films décalés qui renversent la vapeur, qui font de la CRISE un sujet joyeux et pimpant, comme dans La fille du 14 juillet que j’ai vu récemment. Un ovni cinématographique à partir d’une idée délirante. On est début août : alors qu’un groupe d’amis vient tout juste de partir en vacances, le gouvernement annonce qu’en raison de la CRISE, la rentrée est avancée d’un mois… C’est un film absurde, étonnant et joyeux.


Je n’irais pas jusqu’à crier Vive la CRISE, n’ayant pas spécialement envie de rendre hommage à Bernard Tapie (en 1984, il co-anima une émission de télé appelée Vive la CRISE), mais du moins halte au mot CRISE. Je sais que cela peut paraître choquant quand des millions de Français souffrent du chômage ou de la précarité. Mais j’en peux plus de ce mot CRISE, CRISE, CRISE. Déclarons un moratoire. On organise bien des journées complètement débiles (du genre “j’aime ma boîte”), pourquoi pas une journée mondiale sans CRISE.

On pourrait en profiter pour parler d’autre chose. On pourrait détailler les initiatives qui existent partout en France pour vivre dans un monde plus juste, plus solidaire, plus écologique (l’écoconstruction, les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne, les universités populaires…). On pourrait faire la promotion des journaux qui se spécialisent dans les bonnes nouvelles ou les alternatives comme Socialter ou Terra Eco. On pourrait parler pourquoi pas de poésie ou de chanson. Ou même en profiter pour écrire un poème ? Ou lire le dernier Astérix.

Remarquez, il existe déjà la journée internationale des câlins – hug day (le 21 janvier), la journée mondiale du bonheur (20 mars), la journée mondiale du rire (5 mai), la journée internationale de l’amitié (30 juillet) et même la journée mondiale de l’orgasme (21 décembre) !!!

On arrivera bien à caler une journée sans crise au milieu de tout ça. Allez un petit effort et à vos agendas !

Nom de code de l’opération: « la DS est cassée »

4 Nov

Repérages réalisés cet été et tout au long de l’année, renseignements pris auprès des plus proches, j’étais fin prête.

Objectif : rendre agréable (éventuellement inoubliable!) un séjour de quelques jours (soyons prudent) à Paris pour mes neveu et nièce (10 et 12 ans…) dans un minuscule appartement.

tsf Général de GaulleNom de code de la mission : La DS (….Nintendo…pas Citroën) est cassée. Je répète, La DS est cassée.

Provisions : 

Petit déjeuner : lait et Nesquick, briochettes Pasquier, pot de Nutella, beurre doux.

Repas du soir : poissons panés-riz,c rêpes jambon-fromage et épinards (?!) et les incontournables pizzas.

Ketchup,ok. Mayo,ok. Coca aussi. Dannette crousti et fromage blanc en quantité. Malabar et Schtroumpfs Haribo prêts à être largués, Prince, Granola et tartelettes à la fraise en réserve.

Pour le midi: Mac Do

Organisation : anticiper et improviser en cas de difficulté.

Renforts : aucun

Détail de la mission :

Le matin : prendre un peu son temps, étirer le petit déjeuner et ne pas trop rouspéter si la toilette s’éternise, le tout pour un départ vers les 10h30/11h00

Le soir : stock de films sur ma clef USB, au cas où (pas mal Rango).

Entre les deux :

1er jour : Musée d’histoire naturelle avec la grande Galerie de l’évolution et le département paléontologie pour ses gigantesques squelettes de baleines franche, mammouth et impressionnants dinosaures

2ème jour : la Cité des enfants à la Villette et le sous-marin l’Argonaute

3ème et dernier jour avant le retour de la maman, Open de tennis de Bercy (et ouais, et en plus, ça faisait aussi plaisir aux grands…Federer, royal)

Locomotion : Tgv (1er trajet en train de leur petite vie) , métro, tramway…franc succès (!).

Bilan :

organisation réussie grâce à l’achat des billets à l’avance: l’essentiel des monstrueuses files d’attente évité (puisqu’on a tous eu les mêmes idées en même temps ou alors Paris n’est peuplé que d’enfants), dont celle d’1h30 à la Cité des Sciences pour cause de panne informatique…

Sinon : « J’ai trop chaud », « baaas il pleut », « c’est loin », « c’est long », « pourquoi on attend ? », « on y va ?», « c’est déjà fini ? », « c’était super (quand même!) », « on fait quoi après ? », « j’aime bien le métro », « c’était ça la surprise ? »

J’exagère un peu mais, on le sait, la société de consommation amène autant de frustrations chez les enfants que chez les adultes. Les premiers parce que peu de choses les émerveille désormais ou pour un temps fugace, pas plus long que la mastication d’un malabar avant qu’il ne perde son goût…et les seconds parce qu’ils en sont déçus, se rappelant pour certains leur propre enfance où la valeur de « l’offert » était pleinement appréciée, quand les sorties et cadeaux n’étaient pas si courants…et la joie du souvenir plus intense.