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Bonnes vacances…

15 Juil

Juste le temps d’épousseter le poulailler pour accueillir l’été et nous sommes déjà en juillet… !

Le 16 ? Non… !?

Oh la la…Pour nous faire pardonner, voici quelques bijoux, qui n’y suffiront pas, je le crains, mais la tentative est belle, jugez par vous-même.

 vacances de rêve

Et sur ce, nous vous souhaitons de très bonnes vacances poulets et poulettes 

et sinon bon courage à ceux qui restent !

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Comme un avant goût de vacances…

26 Juil

Le mois de juillet ressemble pour moi à des premières vacances, même si je suis toujours à Paris et que je continue à venir travailler tous les jours. Non je ne suis pas complètement maso, je suis juste sans enfant ! Et pendant ces quelques semaines, je peux vivre sur un autre rythme.

Le fait de ne pas avoir de contraintes d’horaires est inestimable. De pouvoir organiser ma soirée comme je l’entends, sans avoir prévenu au minimum une semaine à l’avance, le baby sitter, le père, les enfants, de mon absence est très appréciable. Pouvoir sortir boire un verre, comme cela, à l’improviste me réjouit. Et même, de savoir que je peux rester plus tard travailler est précieux. Je n’ai pas à me creuser les méninges en rentrant le soir pour savoir ce que je vais bien pouvoir faire à dîner. Et même si le frigo est vide, qu’à cela ne tienne, on trouvera bien un resto d’ouvert ! Quel bonheur ! Je crois que c’est ce sentiment de liberté et d’absence de contraintes qui m’est le plus cher. Tout en sachant, bien sûr que cela n’est que temporaire. J’en profite d’autant plus parce que je sais d’avance que c’est ponctuel.

C’est aussi l’occasion d’aller plus souvent au ciné. Je vous recommande d’ailleurs un film excellent, conseillé par notre critique ciné la poulette M, Starbuck. C’est l’histoire d’un homme qui apprend qu’il est père d’environ 500 enfants suite aux nombreux dons de sperme qu’il a fait dans sa jeunesse.

C’est vraiment très drôle, les dialogues sont savoureux et fusent, c’est aussi un peu loufoque forcément avec un scénario pareil. Et c’est même parfois un peu émouvant (outre le fait que j’ai beaucoup ri, j’ai eu aussi parfois les larmes aux yeux, ce qui pour un seul film est déjà pas mal). Et puis, c’est québécois, et c’est un accent et une façon de parler que j’adore (c’est quelque chose qu’il faudrait peut-être que je creuse d’ailleurs, d’où vient cette attirance pour cet accent ? J’en avais déjà parlé ici au sujet des BD de Michel Rabagliatti. Aurais-je été québécoise dans une autre vie ?). Je vous le recommande vivement, vous ressortirez le sourire aux lèvres !

« Hasta la vista » ou la route de la liberté

9 Avr

Un film flamand de Geoffrey Enthoven, avec Robrecht Vanden Thoren, Gilles De Schrijver, Tom Audenaert, Isabelle de Hertogh

Date de sortie : le  7 mars 2012

Trois jeunes gens, qui ont un handicap (Jozef est mal voyant, Lars en fauteuil roulant et Philipp tétraplégique) décident d’entamer un voyage pour enterrer leur « pucelage ». Passionnés de vin, ils concoctent un itinéraire, traversant la France pour atteindre « El cialo » une maison close en Espagne. Ils réussissent à convaincre leurs parents mais l’aggravation de la maladie de l’un d’entre eux remet en question le voyage. Passant outre ce refus, ils organisent leur voyage à l’insu de leur famille et décident de faire appel à Claude, une infirmière chargée de s’occuper d’eux tout au long du trajet. Après la surprise de découvrir que Claude est une femme, le périple commence dans l’agressivité etla méchanceté. Mais finalement, ces personnages vont apprendre à se connaître et à s’apprécier, pour atteindre l’eldorado tant attendu.

Après « Intouchables » réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache (sortie le 2 novembre 2011), c’est le réalisateur belge, Geoffrey Enthoven qui traite de ce sujet très épineux. Comment parler du handicap sans rester dans les clichés ou le misérabilisme, mais en proposant un film qui reflète la réalité ? Le réalisateur montre le handicap dans son quotidien, les moyens et les stratégies, qui permettent aux handicapés d’être un minimum autonomes, et la difficulté et l’investissement de l’entourage. Mais au-delà de ces handicaps, ce sont des personnes humaines que l’on apprend à connaître, révoltées par leurs conditions mais qui ont appris à vivre avec. Les personnages expriment cette injustice essentiellement à travers la provocation et une certaine agressivité verbale. Comme si finalement tout leur était permis. Mais pour voir également comment les gens réagissent… Et ce besoin d’autonomie qu’ils revendiquent, ils vont apprendre à leur frais, qu’elle n’est pas aussi facile à vivre et à gérer. Et bien que ces handicaps soient visibles et reconnaissables, ne porte-t-on pas tous en nous un handicap plus secret, moins évident ?

Progressivement on s’attache à ces personnages. Courageux, solidaires, pleins de joie de vivre…  Des jeunes gens, qui malgré leur handicap, sont aussi de « grands enfants », qui se comportent comme tels. J’ai passé un très bon moment. Je ne me suis pas ennuyée : j’ai souri, j’ai ri, j’ai été attendrie, parfois agacée… et j’ai pleuré aussi. Un moment d’interprétation inoubliable. Des airs de vacances avant l’heure aussi, à travers ce road movie.

La poulette M

El chino et le cinéma argentin

12 Mar

Un film de Sebastián Borensztein avec Ricardo Darin, Ignacio Huang, Muriel Santa Ana

Date de sortie : 8 février 2012

Malgré lui, Roberto, quincailler grincheux et solitaire accueille Jun, un jeune chinois de 25 ans qui débarque à Buenos Aires. Ce dernier, ne parlant pas un mot espagnol, est à la recherche de son oncle. Perdu et sans ressources, il s’accroche à Roberto, chamboulant ainsi la vie réglée et organisée  mais très triste de ce quinquagénaire célibataire. Afin de se débarrasser de Jun le plus rapidement possible, Roberto décide d’aider le jeune homme dans ses recherches.

Entre ces deux hommes, qui ne parlent pas la même langue mais arrivent à se comprendre, va se tisser une vraie relation humaine. Ils vont apprendre à se connaître et à s’apprécier sans véritables dialogues et échanges, mais en cohabitant dans le silence et en vivant l’un à côté de l’autre. Blessés et brisés par la vie, ils ont plus de points communs qu’ils ne l’imaginent et cette expérience va les aider et les enrichir mutuellement. Ce partage avec Jun va pousser Roberto à sortir de sa solitude et s’ouvrir à la vie.

A l’instar de  « Les Acacias » (réalisé par  Pablo Giorgelli, sortie le 4 janvier 2012) ou encore de « Bombon el perro » (de Carlos Sorin, sortie le 31 août 2005), le cinéma argentin est emprunt de simplicité et de sincérité dans  la construction et la description des relations humaines.

Les deux acteurs interprètent avec justesse des personnages solitaires et abandonnés, malgré eux. Le film est « plein de bons sentiments » (dans le bon sens du terme ! ), mais au-delà de ça, il est bienveillant. L’humour est très présent tout au long du film, l’absurdité également ! Ce qui apporte une note de fraîcheur. Rappelons tout de même que c’est une vache qui tombe du ciel qui est  à l’origine de l’histoire ! Et ne parlons pas de la collection d’articles absurdes dont fait collection Roberto…

On sort de la projection content, le sourire aux lèvres… Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce film. A voir absolument pour faire le plein de bonne humeur !

La poulette M

The tree of Life

17 Juin

The Tree of Life, la Palme d’or à Cannes 64ième festival de Cannes

De Terrence Malick
Avec Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain, Toni Ramert, Fiona Shaw, Michael Showers et Christopher Ryan

Je découvre, dans tout le brouhaha des films sélectionnés à Cannes, Terrence Malik comme un des réalisateurs les plus attendus et les plus reconnus du moment. Un film tous les 6 ans. A voir me suis-je dit ! La Palme d’or n’étant pas forcément le gage d’un film que j’apprécierai…

Le pitch – Le film commence par l’annonce de la mort d’un homme. C’est par cette entrée que l’on découvre les relations qui régissaient cette famille : un père aimant mais autoritaire, une mère catholique croyante, soumise sans condition à son mari et complètement dévouée à ses enfants, et une fratrie de 3 garçons turbulents.

Dans ce cadre familial, il est facile d’imaginer les difficultés de s’épanouir en tant qu’enfant, de se créer une identité propre… et les séquelles inéluctables à l’âge adulte.

Verdict  – A la fin du film, dubitative, perplexe… Il me manquait certainement quelques références (religieuses…) pour tout comprendre !

Dés le début du film, on assiste pendant 30 mn à une succession d’images (très belles) de la Terre, du monde aquatique, de la naissance… A la fin du film, de nouveau des séquences d’images du monde, de retrouvailles spirituelles, de réconciliation… entre tous les personnages sur un territoire, une contrée imaginaire (dune, mer, bancs de sable, paysage lunaire…)… Et le coeur du film se concentre donc entre ces 2 séquences.

Un format de film original mais pas forcément efficace, un film décousu, qui manque de fluidité et qui crée un sentiment de longueur, de lenteur…

De très bons acteurs… Tellement bons qu’on est pris d’un sentiment de mal être, de malaise tout au long du film. Une mention spéciale pour l’acteur qui joue le jeune adolescent rebelle face à un père autoritaire.

A voir si on est fan incontesté de Brad Pitt. Sinon, à mon avis, notre culture cinématographique peut très bien s’en passer !

La poulette M

La ballade de l’impossible

10 Juin

La Ballade de l’Impossible ou le trio de l’Amour

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La fiche d’identité / Adapté du best-seller d’Haruki Murakami

Le titre original – NORWEGIAN WOOD

Les acteurs –  Rinko Kikuchi, Kenichi Matsuyama, Kiko Mizuhara et Kengo Kora

Le réalisateur – Tran Anh Hung (L’odeur de la papaye verte)

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Le Pitch / Tokyo, fin des années 1960. On est spectateur de 3 jeunes gens pris dans la tourmentes de leurs sentiments amoureux ; des sentiments vécus, assumés ou non, différemment.

A la suite du suicide de leur ami Kizuki, Watanabe et Naoko prennent des directions différentes : lui retourne à sa vie d’étudiant et elle se cache du monde, se retranche chez ses parents, incapable de se remettre de cet amour perdu. Leurs retrouvailles quelques temps plus tard se poursuivent par une complicité et des sentiments naissants.

Lui patient, sûr de ses sentiments l’attend. Elle, en plein tourment, souhaite s’abandonner mais n’arrive pas à franchir le cap. De son côté, Watanabe fait la rencontre d’une jeune femme, Midori qui lui offre son amour.

Dans ce trio amoureux résident plusieurs logiques :

–        Watanabe, amoureux, chevaleresque, patient… mais pris en 2 femmes

–        Naoko, incapable de se donner totalement à quelqu’un qu’elle aime, finira par se suicider

–        Midori, amoureuse, sûre de ses sentiments, mais prête à se donner, à s’investir uniquement pour un amour entier et réciproque.

La difficulté des sentiments amoureux est interprétée par des acteurs sensibles, pour qui l’amour avec un grand A est au cœur de leur « jeune » vie.

 Morale de l’histoire / L’amour essentiel, primordial… qui apporte douceur et joie, mais aussi douleur et cruauté, mais on ne peut s’en passer. Il faut vivre avec… voire survivre.

Verdict  / J’avais adoré « l’Odeur de la papaye verte » du même réalisateur. Dans mes souvenirs, les scènes de préparation de repas donnaient l’impression « d’être dans le film », de participer à ces préparatifs, de goûter ces plats, d’humer les odeurs qui se dégageaient de la cuisson…

On retrouve cette intimité, cette proximité et la même poésie dans ce film. Les scènes lentes, les paysages magnifiques, les silences, les plans rapprochés des acteurs… tout y concoure.

C’est un film dépaysant, d’un grand esthétisme… mais un film torturé, à proscrire si l’humeur n’y est pas !

La poulette M

Le combat des comédies : « Les femmes du 6ème étage » contre « Rio Sex Comedy »

9 Mar

Le combat des comédies : « Les femmes du 6ème étage » VS «  Rio Sex Comedy »

                                           

Après tous ces films très sérieux que j’avais vus, 2 comédies qui sortent au cinéma en février. Chouette, me suis-je dit !

L’une que l’on ne pouvait éviter dans les médias (« Les femmes du 6e étage ») et l’autre, dont la bande annonce présageait de joyeux moments (« Rio Sex Comedy »).

Je partais (il est vrai !) avec un a priori : l’exotisme d’un film franco-brésilien l’emporterait certainement sur un film français, porté par un Luchini, au jeu connu et archi connu !

Les pitch :

« Les femmes du 6ème étage »

Réalisé par Philippe Le Guay

Avec Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain, Natalia Verbeke, Carmen Maura

Sortie le 16/02/11

Jean-Louis Joubert (interprété par Fabrice Luchini), agent de change rigoureux et père de famille « coincé » marié à la très lisse Suzanne, s’éveille à la vie au contact d’un groupe de bonnes espagnoles qui vivent au 6ième étage de son immeuble. Dans ce tourbillon de féminité et de joie de vivre, il tombe amoureux de la nouvelle bonne, la jeune et jolie Maria et aspire à une nouvelle vie.

« Rio Sex Comedy »

Un film de Jonathan Nossiter

Avec Charlotte Rampling, Irène Jacob, Bill Pullman, Jérôme Kircher, Fischer Stevens

Sortie le 23/02/11

Rio de Janeiro, scène de théâtre où plusieurs vies vont se croiser. Un chirurgien esthétique reconnu (joué par Charlotte Rampling) qui débarque et dissuade ses patients de se faire opérer, le nouvel ambassadeur américain qui décide de se cacher dans les favelas pour aller à la rencontre des habitants et connaître leurs vraies conditions de vie, un couple de français dont la femme anthropologue tourne un documentaire, un guide touristique escroc.  

Le verdict :

 Contre toute attente, séduite par « Les femmes du 6ème étage ».

Un Luchini très juste, sensible, charmant et charmeur… pour une jolie comédie sans prétention mais qui remplit sa mission : nous faire rire et sourire. On adhère à cette ambiance de fête, de bons et vrais sentiments. On a envie de s’attabler et de déguster une paëlla maison avec ces bonnes espagnoles… voire faire le ménage avec elles ! Elles, qui n’ont pourtant pas une vie dorée, sont solidaires entre elles, pleines d’entrain et de joie de vivre. On comprend aisément le revirement de M. Joubert au contact de ces femmes.

A prescrire donc pour faire le plein de bonne humeur !

Et déçue par « Rio Sex Comedy ». Des personnages plutôt bien interprétés, mais le scénario est décousu, un peu trop loufoque… Même si les thèmes abordés se veulent « sérieux » et d’actualité, ils sont traités de façon très clichés : sexe, violence, pauvreté, chirurgie esthétique… Trop ambitieux, trop de thèmes traités, un peu trop long (près de 2h), on a du mal à s’impliquer, à suivre la trame du film et à s’attacher aux personnages.

Il y a confusion des genres, entre premier degré et ironie ; on ébauche des sourires mais on n’éclate pas de rire.