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101, 102, 103, 104 !!

13 Mai

Centquatre 001

Non, ce n’est pas le 104ème billet de ce blog, ce n’est pas non plus le nombre de jours qu’il me reste avant mes prochaines vacances, ni un nouveau défi idiot que je me serai lancé ! C’est juste le nom d’un lieu, le CENTQUATRE. J’ai profité de ces vacances et de l’exode massif des parisiens cette dernière semaine, pour me lancer à l’aventure dans le 19ème arrondissement de Paris, dans un quartier oh combien peu intéressant culturellement parlant (je ne fais pas ma bourgeoise, j’y ai vécu quelques années de jeunesse), mais dans lequel se trouve ce fameux lieu !

Le 104 (d’après ce que je lis sur le site on dit plutôt le CENTQUATRE… ) c’est THE place to be (enfin depuis le temps, peut être plus tellement en fait… Cela va bientôt devenir ringard avant de devenir vintage …) à Paris. Ce lieu a été conçu, bon en fait je ne vais pas vous reprendre la plaquette de présentation, tout est inscrit sur le site. Une phrase, tout de même prise sur le site « Au coeur du quartier Flandre le CENTQUATRE occupe un endroit déterminant du Paris métropole. Simultanément au centre et au bord de la capitale » j’adore ce genre de phrase, le site internet en est plein… Bref, je vais plutôt vous parler de ce que j’ai vu!

Centquatre 003

J’y suis allée initialement pour voir l’exposition de Keith Haring, expo qui se déroule en fait sur 2 lieux à Paris. Au Centquatre ne sont exposées que les œuvres grand format. Au final, pas tant que cela, ce qui est un peu décevant…

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En revanche, le lieu est assez fascinant ! Lorsque j’ai passé la porte d’entrée, j’ai cru que j’avais été télétransporté dans le film Fame (que j’ai revu récemment, c’est peut être pour cela que cela m’y a fait penser). Dans les moindres recoins apparaissent des groupes de 2, 3 voire 6 personnes, qui dansent, chantent, jonglent ou déclament du texte. Malgré le brouhaha ambiant chacun réussit, semble-t-il, à recréer un petit espace d’expression. C’est très étonnant ! Il y a des bancs, des chaises longues où l’on peut s’installer pour un moment à observer ces artistes en pleine répétition. J’y ai vraiment passé un bon moment, très agréable, un peu hors du temps.

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On y trouve aussi un fabuleux labyrinthe en carton.

Centquatre 006

Une librairie, des resto, même un camion à pizza ! De quoi y rester une journée entière …

PS: Je suis dégoutée, j’ai quand même habité vraiment tout près de ce lieu, mais il y a bien 20 ans ! Je ne me rappelle même pas ce qu’il y avait à la place de cet espace. Et lorsque j’habitais dans l’est parisien, il n’y avait jamais rien qui s’y passait (ce n’était pas encore devenu bobo)!

Echange appartement à Paris …

8 Avr

Entre Morgat et St Hernot

Pour préparer les vacances, il y a ceux qui ne prévoient rien à l’avance et qui décident au dernier moment, et il y a ceux qui planifient trois, quatre, voire même parfois six mois à l’avance! Depuis que j’ai des enfants, je fais partie de cette seconde catégorie. Je planifie! Je lie cela à l’arrivée des enfants, mais surtout à leur scolarisation. Il faut dire que lorsque l’on est obligé de partir pendant les vacances scolaires parisiennes mieux vaut s’y prendre un peu à l’avance sous peine de se retrouver dans un taudis hors de prix !

Bon, et puis il faut bien que j’assume le fait que je préfère que ce soit organisé à l’avance. C’est dit !

Cette année, et c’est en partie pour cette raison que nous nous y sommes pris si tôt, nous testons une nouvelle forme d’hébergement pour nos vacances : l’échange d’appartement.

Nous nous sommes inscrits sur ce site : trocmaison.com, leader sur le créneau. L’avantage c’est qu’il existe une version du site dans chaque langue, ce qui permet une couverture quasiment mondiale. En outre, le site est très bien fait. Il y a notamment une zone avec des réponses aux questions que l’on peut se poser, et tout particulièrement au sujet des inquiétudes que l’on peut avoir à laisser son appartement et tout ce qu’il contient à de parfaits inconnus ! Ce qui, dit comme cela, peut effectivement être un peu angoissant.

Le principe est basé sur le fait qu’à partir du moment où vous êtes chez les personnes qui sont au même moment dans votre appartement, ils se comporteront comme ils aimeraient que vous vous comportiez chez eux. Après, c’est vrai que l’on est plus ou moins soigneux, ordonné, bordélique… C’est un risque à prendre… Mieux vaut dans tous les cas ranger ce à quoi vous tenez le plus.

Il faut savoir également que dans ce type d’échange les participants s’engagent mutuellement sur un certain nombre de points. Il est même recommandé de signer un formulaire type que l’on complète si besoin avec des points spécifiques.

La façon dont cela s’est déroulé pour nous :

  • Nous avons passé une annonce sur le site trocmaison, moyennant tout de même un abonnement, mais qu’il est possible de prendre pour une durée limitée, en l’occurrence, trois mois à 11,95 euros. Nous avions une destination très précise au niveau du pays et de la date possible d’échange.
  • Ensuite, c’est la partie la plus sympa, nous avons reçu des propositions diverses et variées, de différents pays du monde. Les personnes nous contactent par mail plus ou moins personnalisé, en nous donnant comme référence leur propre annonce. Nous avons ainsi eu des propositions en Australie, aux Etats-Unis, New York, Miami pas mal, côte est, Mexique, Brésil Espagne, Italie, même en France en Bourgogne et Normandie. Nous avons de notre côté regardé aussi les annonces et envoyé des messages.
  • Au final nous sommes entrées en contact avec un couple de retraités qui souhaitaient venir en France à la période que nous souhaitions. Nous avons échangé plusieurs messages pour décrire le lieu où nous vivons, les personnes participant… Puis nous avons rédigé un formulaire d’engagement que chaque partie a signé. Depuis, nous nous tenons régulièrement informé de l’avancée de notre voyage.

Tour eiffel 7 nov 2012 bis

Il est certain que vivre à Paris est un gros avantage, la ville étant très demandée. Mais je pense que l’on peut aussi trouver un échange ailleurs. En fait, il faut juste trouver un échange équilibré et cohérent avec ce que l’on propose.

Enfin, si l’on cherche une destination lointaine, mieux vaut s’y prendre très tôt, au moins 6 mois à l’avance. Mais pour un weekend, ou trois quatre jours, il est possible de trouver des échanges intéressants au dernier moment.

Je verrai ce que j’en pense à mon retour, mais je trouve que c’est un bon moyen pour voyager en famille, à moindre coût et peut être de façon plus authentique ? (là je me fais peut être des illusions …)

A suivre …

Restaurants de Chinatown

25 Fév

dragon

Nouvel an chinois – Paris 2010

Comme vous le savez peut-être, j’habite dans le 13e arrondissement de Paris, pas tout à fait à Chinatown, le célèbre quartier chinois, mais pas très loin quand même (quatre stations de métro exactement !). Si vous passez dans le quartier, par exemple pour faire le plein de produits asiatiques chez Paris Store ou Tang Frères, les deux supermarchés de l’avenue d’Ivry, voici trois adresses de restaurants que je vous recommande vivement.

Lao Lane Xang 2

Le plus connu, référencé dans le Michelin et le Fooding. On est loin de la gargotte chinoise. C’est très fin mais les prix restent raisonnables. Cuisine thaï, laotienne et vietnamienne. Une valeur sûre pour qui veut dîner à Chinatown sans s’aventurer dans la cuisine chinoise traditionnelle et aime les endroits modernes et élégants.

102 avenue d’Ivry 75013 – 01 58 89 00 00.

Le Tricotin

Une institution du quartier chinois. Une énorme cantine bruyante où déguster des menus vapeurs sur d’imposants chariots ou des soupes fumantes. Une expérience. On n’est plus à Paris. C e n’est pas forcément une grande aventure culinaire mais c’est à vivre au moins une fois !

15 avenue de Choisy 75013 – 01 45 84 74 44.

Le Pho Tai

Couverture 13 du Mois

(c) 13 du Mois

Mon coup de coeur. J’ai découvert ce restaurant grâce à l’excellent journal Le 13 du mois, un magazine indépendant qui traite uniquement de l’actualité (politique, sociale, culturelle, gastronomique…) du 13e arrondissement (et donc en vente seulement dans le 13e) et qui sort, évidemment, chaque 13 du mois. Ce mois-ci, le chef du Pho Tai, Te Ve Pin, a l’honneur de la couverture. Mais Le 13 du mois avait déjà publié un article complet sur ce restaurant en 2011 sous le titre « Le Robuchon chinois », tout simplement parce que Te Ve Pin a tenu pendant des années un restaurant dans le 16e arrondissement en face du célèbre Jamin, le restaurant historique où Joël Robuchon gagna pour la première fois trois étoiles au guide Michelin. Il aurait aussi conseillé plusieurs grands chefs sur la cuisine chinoise. En 2002, pour sa « retraite », il décida de quitter le 16e arrondissement pour venir « se reposer » dans un petit restaurant de Chinatown : le Pho Tai. C’est un endroit génial, à la décoration approximative, souvent complet, où l’on déguste une cuisine maison d’inspiration vietnamienne. Les Pho (soupes) sont extraordinaires mais les rouleaux de printemps ou le poulet croustillant au gingembre sont également à tomber. Le restaurant est un peu perdu dans une petite rue charmante (et oui Chinatown ce n’est pas que des tours) mais l’adresse est dans beaucoup de guides (par exemple dans les adresses secrètes de Paris d’Alain Ducasse). Donc réservez et régalez-vous.

13 rue Philibert Lucot 75013 – 01 45 85 91 36.  

Entre Cartier et Shakespeare

4 Oct

Le coq m’a damé le pion, j’avais prévu parler aussi de lecture et culture. J’avais trois bonnes BD sous le coude, que j’ai lues pendant les vacances. Ce sera pour la semaine prochaine! Pleine de ressources, voici deux idées de sortie.

L’exposition Histoires de voir, jusqu’au 21 octobre à la Fondation Cartier.

Très belle exposition diversifiée, présentant les œuvres d’autodidactes, pardon, d’art naïf venus de tous horizons. De belles couleurs, des formats très différents, avec associé à chaque œuvre l’histoire de l’artiste. Et puis la découverte de cette fondation dont j’avais plusieurs fois entendu parler. Très joli parc autour, même s’il semble un peu abandonné (c’est fait exprès me dit-on !). J’ai beaucoup aimé les dessins traditionnels peints sur les maisons en Inde, et les ai même détournés pour faire une carte d’anniversaire (c’est mal je sais…).

Le théatre de verdure du jardin Shakespeare

J’y suis allée un dimanche matin avec mes garçons assister à la représentation du Chat botté revu et corrigé par la compagnie Le Vers Galant. Non seulement c’est un très joli spectacle, mais le fait que ce soit à l’extérieur sans autre décor que les éléments naturels, ajoute encore au plaisir. Ce spectacle est plutôt à faire avec des enfants, (ils disent à partir de 4 ans, mais il y a un ogre qui fait un peu peur, une petite fille a sangloté tout le spectacle, suppliant son père de partir, cela m’a rappelé des souvenirs avec mes garçons…), mais il y a une programmation très variée regardez le programme, il n’y en n’a pas que pour les enfants.

Hum, en étudiant plus attentivement le programme, je m’aperçois que c’est un plan type pétard mouillé!

Les spectacles se terminaient le 30 septembre ! Heureusement, le jardin autour du théatre vaut vraiment aussi la balade, il y a des jeux pour les enfants, de grandes pelouses où pique niquer, un petit ruisseau qui serpente (j’essaie de me rattraper…). Et puis (c’est pour le coq et ses goûts gastronomiques de luxe), vous pouvez aussi aller déjeuner au restaurant du Pré Catelan (un petit restaurant Relais et Chateaux)!

Au fait, je passe du coq à l’âne, mais on participe au Golden Blog Awards, alors votez pour nous ! On restera des poulettes et un coq normaux, promis, juré !

Pas le temps de s’ennuyer…

2 Août

Je pars, c’est à mon tour. Et vous, vous restez, vous rentrez ?

Et bien dansez maintenant… !

Et oui, si vous êtes sur Paris et ses environs au mois d’août, voici un joli  programme pour illuminer, s’il en était, vos soirées d’été…

Les bals barges vous attendent chaque samedi ou dimanche sur des rythmes tango, valse, swing, tsiganes… ! Ils s’égrenent tout le long des canaux de l’Ourcq et de St Denis, du 19ème à Aulnay, en passant par Pantin et jusqu’à St Denis.

Un concert, un spectacle ?

Une foule de propositions aux quatre coins de la capitale…hélas, c’est raté pour Sallie Ford and the Sound outside …mais la désormais mythique Compagnie Royal de Luxe c’est demain soir aux Invalides…moi j’y vais (Petit changement, ce sera sur la pelouse de Reuilly!).

Et du côté de La Villette

Une toile en plein air ?

Le Forum des images réitère son Cinéma au clair de Lune. Au programme pour la quinzaine : « César et Rosalie » de Sautet, un Black Edwards « Vacances à Paris », « Cœurs » d’Alain Resnais, « Ridicule » de Leconte ou encore « Les demoiselles de Rochefort ».

La Chaise et l’écran dans le 11ème

Les séances d’août : un film de Bergman « Fanny et Alexandre » et « In the mood for love » de Wong Kar-Wai.

Et bien sur, depuis une dizaine d’années déjà,  le festival du cinéma de La Villette sur le thème de la métamorphose cette année…

Sur la pelouse du parc de la Villette seront projetés des films mythiques comme Superman, des années 50 avec L’homme qui rétrécit, L’invasion des profanateurs de sépultures (!)… ou plus récents comme Good Bye Lénine,  Looking for Eric, Potiche, Poetry ou encore Virgin Suicides…et plein d’autres.

Cigales vous fûtes ? Fourmi vous êtes ?

La plupart des propositions sont gratuites !

Et en attendant les projections et représentations, voici 3 livres à savourer :

Du domaine des Murmures de Carole Martinez…une langue incroyablement riche et imaginative.

 La 4ème de couv. :«En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe… Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entraînera jusqu’en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante. »

Un extrait 

Après la plume envoutante de Carole Martinez, la simplicité du ton de Claire Keegan, tout aussi puissant. La scène de fin est une vraie délicatesse d’écriture…un style fort, humble, comme son sujet.

Les trois lumières

« Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Bien qu’elle ait pour tout bagage les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les Kinsella,des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte, et il s’agit de la soulager jusqu’à l’arrivée du nouvel enfant. Au fil des jours, puis des mois, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier, où la végétation est étonnamment luxuriante, les bêtes grasses et les sources jaillissantes. Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n’a connu que l’indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension. Elle apprend à jouir du temps et de l’espace, et s’épanouit dans l’affection de cette nouvelle famille qui semble ne pas avoir de secrets. Certains détails malgré tout l’intriguent : les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l’attitude de Mrs Kinsella lors de leurs rares sorties à la ville voisine »

Et pour une lecture plus dilettante et bien en phase avec les jeux olympiques, je vous conseille « Petites histoires du 100 mètres et autres disciplines » d’Etienne Bonamy et Gérard Shaller, qui me semble bien croustillante…
« Pourquoi existe-t-il deux photos officielles de l’arrivée du 100 mètres aux Jeux de Séoul en 1988 ? Qu’est-il arrivé au sprinter ghanéen Abdul Aziz Zakari dans ses deux finales du 100 mètres ? Connaissez-vous l’Américain Lindy Remigino, le champion olympique du 100 mètres le plus chanceux de l’histoire ? Où a-t-on retrouvé le Japonais Shizo Kanakuri, disparu dans le marathon à Stockholm en 1912 ? Comment Gilda Montenegro, la kayakiste costaricaine, a-t-elle marqué à jamais son sport en 1992 à Barcelone ? Pourquoi la finale du tournoi olympique de football, Belgique-Tchécoslovaquie, en 1920, n’est-elle pas allée à son terme ? Célèbres ou anonymes, ils ont écrit par dizaines la légende des Jeux depuis plus d’un siècle. Une poignée de secondes ou quelques minutes ont changé à jamais leurs vies »

Bel été à tous !

Un artiste en cuisine

5 Juil

J’ai eu la chance d’aller déjeuner il y a quelques semaines dans le restaurant d’Alain Passard, l’Arpège, trois étoiles au guide Michelin. Ce n’est pas que de la chance d’ailleurs. J’ai volontairement cassé la tirelire pour goûter la cuisine de ce grand chef. Ce genre d’aventures a un coût certain (c’est environ 10 fois plus cher que le plat du jour à la brasserie du coin) mais c’est comme aller à la rencontre d’un artiste. Certains sont prêts à débourser 149,80 euros pour écouter Madonna au Stade de France (le 14 juillet, en 1ère catégorie), pas moi. Aux chanteurs et stars du show-biz je préfère les chefs. C’est tout juste si je n’ai pas des posters de Gagnaire, Passard ou Bras dans ma cuisine.
Bref, passons sur cette auto-justification, je fais ce que je veux après tout et, effectivement, une fois par an (minimum !), direction un très grand restaurant. Après Noma (Copenhague) en 2011, voici donc L’Arpège (Paris) en 2012.

Alain Passard est un cuisinier français né à Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) en 1956. Après un apprentissage dans différentes maisons étoilées, il rejoint en 1977 Alain Senderens dans son restaurant parisien, l’Archestrate, considéré à l’époque comme l’une des meilleures tables de la capitale. Aux débuts des années quatre-vingt, il officie ensuite comme chef dans plusieurs restaurants en région parisienne et à Bruxelles avant d’ouvrir son propre établissement en 1986, à la place précisément de l’Archestratre. C’est le début de l’aventure Arpège qui continue jusqu’à aujourd’hui. Très vite une étoile, puis deux, un 19/20 au Gault-et-Millau avant la consécration des trois étoiles en 1996, récompense qu’il a conservée jusqu’à aujourd’hui. Formé à la cuisine classique, où le chef de partie chargé de la cuisson des viandes reste le poste le plus noble dans la brigade, Alain Passard s’est centré depuis 10 ans sur les légumes, abandonnant même la viande rouge à la carte de l’Arpège. Son idée maîtresse consiste à créer des “grands crus” de légumes, comme il existe des grands crus pour la vigne. Il crée et exploite à cet effet plusieurs potagers, dans la Sarthe, l’Eure et dans la Baie du Mont-Saint-Michel, trois sols différents, trois terroirs spécifiques qui lui permettent de produire des légumes d’exception. Ces potagers ravitaillent directement le restaurant pour inspirer le chef.


Ensuite, place à l’artiste. Comment nommer autrement un homme capable de sublimer de banals épinards en une explosion de saveurs ? De créer des compositions sublimes où l’harmonie des couleurs se matérialise en bouche par une symphonie du goût ? De transformer une tarte aux pommes en bouquet de roses ? Est-ce un hasard d’ailleurs si Alain Passard est invité à la manifestation culturelle qui a lieu à Nantes cet été (Le voyage à Nantes) ? Les chefs de ce niveau nous emmène loin, dans des contrées où manger devient expérience. J’ai surtout aimé chez Passard l’attention portée à ces légumes si courants (betterave, radis, carottes, épinards) qu’on ne sait plus qui ils sont vraiment. J’ai aimé aussi la subtilité de l’approche : aucune saveur n’écrase l’autre et ce sont de multiples sensations qui gagnent le palais. J’ai apprécié enfin la générosité, les solides portions, les plats surprises qui arrivent sur la table, le chef qui vient saluer ses convives à la fin du repas (vers 17 heures !!!).
Ce jour-là, j’ai donc mangé (dégusté, apprécié, savouré…) :

  • Un coquetier “maison de cuisine”, liqueur d’érable (oeuf à la coque mi cuit au sirop d’érable).
  • De fines ravioles potagères multicolores et son consommé végétal.
  • La collection légumières, image des potagers ce matin.
  • Une jardinière “Arlequin”, acidulée au géranium, poivre timut.
  • Des asperges blanches fleuries au laurier, oseille large de Belleville.
  • Un fin velouté à l’ail frais thermidrome, crème soufflée au hareng fumé.
  • Des pommes de terre à la moutarde d’Orléans, pois gourmand, cresson alémois.
  • De la pintade à la rose.
  • Un caillé d’Hurigny aux herbes fines.
  • La tarte bouquet de roses, caramel lacté.
  • Une fine crème brûlée à une herbe dont j’ai oublié le nom.
  • De multiples mignardises dont de divins chocolats à la verveine.

Pour poursuivre la découverte de ce cuisinier d’exception, je vous conseille la très belle BD En cuisine avec Alain Passard de Christophe Blain, ainsi que le site Internet de l’Arpège.

Et pour terminer, deux photos souvenirs (pas eu envie de mitrailler mais de déguster, donc c’est maigre) :
La « jardinière » avec une sauce géranium-miel à tomber à la renverse. 

La tarte aux pommes « bouquet de roses » avant de verser le caramel. 

Une journée à la plage, ou pas

14 Juin

En fait, je n’aime pas la plage. (« ils » m’ont forcé à écrire cet article sinon « ils » divulguaient des informations, « ils » ont des arguments dissuasifs…)

Du coup, je me suis mise à réflechir aux raisons pour lesquelles je n’aimais pas la plage.

– D’abord, je n’aime pas être en maillot de bain. A moins d’avoir un corps de rêve, le maillot de bain est tout de même peu flatteur. C’est d’ailleurs assez drôle de cotoyer des personnes sur la plage en maillot de bain et de les revoir ensuite habillées, la perception n’est plus du tout la même… En plus j’ai toujours peur qu’une partie de mon corps se dévoile à mon corps défendant (en fait cela m’est déjà arrivé alors que j’étais au lycée : après avoir fait un plongeon, je ne me suis pas rendue compte que  mon maillot découvrait une bonne partie de ma poitrine, et mon prof de sport qui me parlait suite à ce plongeon ne me l’a pas dit non plus ! Rien que d’y repenser j’ai encore honte). Peut être qu’à la limite je préfèrerai être nue ? Quoique …

– Ensuite, je m’ennuie sur la plage. J’adore lire pourtant, mais franchement je préfère lire sur une bonne chaise longue dans un jardin, à l’ombre d’un tilleul, un doux vent m’offrant une divine carresse. Sur la plage ce vent se transforme en saupoudreur de grains de sable, qui viennent se coller sur notre corps préalablement graissé par les crèmes solaires. Sans parler des mouches et moucherons qui trouvent notre crème solaire à leur gout. La seule chose intéressante, c’est de regarder mes voisins de plage et de pouvoir les écouter et les observer à loisir, derrière mes lunettes noires.

– Enfin, je n’aime même pas me baigner (oui, je suis parfois une vraie plaie voire un boulet. Le pire c’est que je vis avec une personne qui adore la mer par tous les temps, toutes les saisons…). Elle est souvent trop froide, le sel me pique le visage, et on a froid en sortant.

En fait, je me rends compte que ce que je n’aime pas, c’est la mer en été. J’aime me promener le long de la mer lorsque le vent est encore vif, que l’on sent le vent et l’air marin nous saoûler doucement, que l’on profite des derniers rayons de soleil, que l’on va s’abriter auprès d’un rocher, et que l’on rentre bien vite prendre un thé brûlant en grignotant des petits gateaux.

C’est un peu dans ces conditions climatiques que j’ai découvert un endroit charmant. C’est un petit village situé près de Dieppe, Varengeville sur Mer. Le village s’étend sur plusieurs kilomètres, avec à une extrémité l’église surplombant la mer du haut d’une falaise. Un petit cimetière entoure cette église qui semble être posée là comme un défi à la mer. Vraiment impressionant. L’église abrite en outre, des vitraux de Braque et d’un de ces disciples, Raoul Ubac. En fait, un certains nombre d’impressionnistes, dont Monet, ont séjourné plus ou moins longtemps dans le coin.

 

Une superbe propriété, la maison du bois des Moutiers abrite un très beau jardin, pardon parc floral (classé et tout le pataquès).  Beaucoup de maisons de ce village sont d’ailleurs assez impressionantes, proches pour nombre d’entre elles du manoir Anglais. On se croirait, alors que l’on est à deux heures de Paris, en Angleterre. Très dépaysant.

Ps : c’est la poulette grognon que j’aurai dû m’appeler !