Archive | Rêveries RSS feed for this section

Une idée sur le fil…

5 Juin

Ce week-end, j’ai feuilleté les « A nous Paris »

qui patientaient sur le coin de la table.

J’aime l’édito de Carine Chenaux, elle écrit bien, un filé d’idées peut lui suffire.

J’ai lu quelques articles, regardé les images, arraché quelques pages.

J’ai remarqué les photos d’une expo passée,

l ‘Américain Joel Meyerowitz accroché à la MEP.

Meyerowitz

J’ai repensé à celle du Vieil homme et du chat,

de ce photographe qui m’est inconnu( Murat Auvenc)

et que j’affiche partout.
le chat et le vieil homme de Murat Auvenc

Ce we, j’ai vu « Only God forgives », « Drive » est si loin…

Ce we, j’ai continué à m’enthousiasmer devant la petite balle jaune

et j’ai plongé dans le monde des chasseurs de trésors de Bassas da India,

Ernt Klaar pillant les mers pourchassé par Michel L’Hour.

Ce we, les tuiles sont tombées et une s’est cassée.

J’ai alors pensé à toutes ces roses qui ne suffiraient pas à apaiser cette peine.

Ce we, j’ai acheté des couleurs, du bleu et du rose, pour les porter.

J’ai aussi écouté Cocorosie et vous le fais partager.

Ce we, j’ai cherché une idée pour écrire ce billet

et je n’ai pas trouvé.

Les petits chameaux

25 Avr

chameau“Ah les p’tits chameaux”, c’est une expression de ma grand-mère maternelle, encore elle. Et suite à mon précédent billet, c’est de circonstance pour qualifier votre choix en faveur de l’histoire de la machine à laver que je dois maintenant vous raconter. Elle utilise cette expression “Les p’tits chameaux” pour désigner les enfants qui font une bêtise pas méchante. Ce n’est pas vraiment une bêtise, mais vous êtes vraiment des p’tits chameaux de m’obliger à ouvrir la boîte à souvenirs de ma vie de famille !

Mais en même temps cela tombe bien car figurez-vous que ma grand-mère maternelle – Marguerite – a 84 ans aujourd’hui ! Elle a vécu toute sa vie dans un périmètre d’une dizaine de kilomètres dans le pays d’Auge, pas très loin du village de Camembert pour vous situer (vous voyez non ?). Elle a eu 10 enfants, 22 petits-enfants et a aujourd’hui 3 arrières petits-enfants. Elle a vécu la majeure partie de sa vie (54 ans !) dans la ferme de ses parents reprise par mon grand-père, avant de rejoindre un pavillon dans une petite ville de l’Orne où elle coule des jours heureux.

laverIl y a une dizaine d’années, j’avais interviewé ma grand-mère avec l’objectif d’en faire un récit de vie qui pourrait circuler dans la famille. Projet oublié mais j’ai retrouvé les retranscriptions de ces interviews. C’est impressionnant de constater combien en deux générations, de la vie de ma grand-mère à la mienne aujourd’hui, la transformation des modes de vie est grande. C’est banal comme propos, mais vu au prisme de son histoire familiale personnelle, c’est toujours sacrément émouvant. L’histoire de la machine à laver en est un bon exemple. Jusqu’à l’arrivée de la machine à laver dans la maison (dans les années soixante si je me souviens bien de ses propos, ce n’est pas dans les retranscriptions), il fallait laver son linge au lavoir. Elle n’avait pas encore 10 enfants à l’époque mais quand même. Vous imaginez le travail ! Et la première machine à laver, si elle a considérablement amélioré la vie quotidienne à la ferme, était quand même loin des machines modernes. C’était une machine semi-automatique, il ne suffisait pas de mettre le linge et de faire tourner, il y avait pas mal de manipulations à effectuer. D’ailleurs, si vous vous intéressez comme moi (!) à l’histoire des machines à laver, je vous conseille de consulter www.lamachinealaver.com.

Et puisque c’est l’anniversaire de ma grand-mère aujourd’hui, je vous livre en exclusivité mondiale  quelques mots qu’elle m’avait confiés à propos des anniversaires. 

« J’ai eu une surprise une fois. J’avais sept ans. Je m’en souviens. C’était mon anniversaire, le 25 avril. Il commençait déjà à faire nuit et papa me dit : “va fermer les fenêtres là-haut.”  Je lui dis y avoir déjà été mais il me répète : “non, elles ne doivent pas être fermées.” Alors, moi, j’avais pas du tout envie d’aller là-haut parce que j’étais vraiment trouillarde et il n’y avait pas de lumière. Alors, j’y suis tout de même allée et quand je suis revenue en courant en fermant les yeux – quand j’avais peur, je fermais les yeux – on m’a dit “bon anniversaire” et papa m’avait acheté des grosses pâquerettes. Et j’ai toujours eu un amour pour ces grosses pâquerettes qui vont du blanc jusqu’au rose. J’étais très étonnée par ce cadeau parce qu’on avait jamais de cadeau mais je ne sais pas, il avait dû penser à cela pour mon anniversaire. Et puis maman les a plantées devant le jardin. C’était une sacrée surprise ! »

paquerettesDe quoi faire réfléchir quant au business des anniversaires des enfants d’aujourd’hui, qui rivalisent dans la surenchère de cadeaux, d’animations ou de concepts ! Vous vous imaginez offrir aujourd’hui à une petite fille de sept ans des pâquerettes (même grosses…) comme seul cadeau d’anniversaire ? Ça pour une surprise, ce serait une surprise, mais qui risque fort de se terminer en crise de larmes !

 

Le billet qui n’existe pas (encore)

11 Avr

Solness

Solness le constructeur. La Colline. 2013.

J’aurais pu écrire un billet pédant sur l’essai érudit et passionnant que je viens de lire sur l’histoire de la cuisine et des restaurants (Bénédict Augé, Plats du jour : Sur l’idée de nouveauté en cuisine) ou sur la très belle et profonde pièce d’Ibsen mise en scène par Alain Françon au Théâtre national de La Colline (Solness le constructeur, jusqu’au 25 avril). J’aurais pu vous parler du temps qu’il fait (le printemps qui arrive enfin) ou du temps qui passe (la jeunesse qui s’en va). J’aurais pu m’enthousiasmer pour le match de football d’hier soir ou vous raconter l’exercice d’équilibriste consistant à utiliser sa bicyclette dans les rues parisiennes. J’aurais pu avouer ma dépendance (honteuse) à l’émission culinaire Top Chef. J’aurais pu – pourquoi pas – faire un billet politique, en me félicitant d’être un fidèle abonné de Mediapart depuis la création du journal ou en expliquant pourquoi les manifestants contre le mariage homosexuel me révulsent dans un mouvement conjoint d’indignation, de colère, mais aussi de tristesse. J’aurais pu évoquer mon travail qui reste incompréhensible (voire inutile) pour la plupart des gens que je rencontre, et pour ma grand-mère en particulier. J’aurais pu aussi vous parler de ma grand-mère, la seule représentante de mes grands-parents encore de ce monde. Elle qui éleva dix enfants dans la campagne normande et qui me raconta l’autre jour l’événement et le soulagement immense que fut l’arrivée de la machine à laver le linge dans les années soixante. J’aurais pu expliquer comment je me suis retrouvé samedi dernier à passer la journée dans un champ à planter des centaines d’oignons. J’aurais pu m’amuser du marché immobilier parisien alors que nous prospectons avec ma douce pour acheter un appartement, et notamment des mentions des annonces : “charme de l’ancien” (=immeuble pourri), “atypique” (=mal foutu), “quartier vivant” (=très bruyant), etc. J’aurais pu chroniquer la réouverture du Foyer Vietnam, l’excellent restaurant viet’ de la place Monge (80 rue Monge).

***

J’aurais pu…

Devant l’immense indécision qui m’a étreint devant le choix du billet du jour, je vous propose donc, chères lectrices, chers lecteurs, le premier billet interactif de Deux poulettes & Co (c’est un peu le billet dont vous êtes le héros…) ! Indiquez en commentaire le sujet évoqué ci-dessus qui vous paraît le plus “intéressant” (j’aurais pu aussi écrire une bafouille sur l’usage abusif des guillemets dans la langue française…) et j’en ferai mon prochain billet !

Portraits glacés

20 Mar

Boule a neigeLa semaine passée, une étoile m’est tombée sur l’écharpe. 6 petites branches toutes blanches mais bien distinctes. Ça m’a fait pétiller les yeux au beau milieu du petit matin. C’est comme un peu de magie et de poésie qui tombait du ciel…Le manteau neigeux commençait à s’étoffer. Les gens marchaient au pas. Silences. Je repensais à Sugar man, retrouvé, et arpentant son quartier des faubourgs de Détroit et la neige resplendissante qui habillait la misère et le désordre.
Resplendissante…et fascinante.
Près de 80 types de cristaux sont répertoriés aujourd’hui. Etudiées depuis le 17ème siècle, ces éphémères structures hexagonales troublent toujours les chercheurs. En son temps, Réné Descartes n’avait pu pousser très loin ses travaux. L’invention du microscope permettra enfin d’explorer l’infinie complexité de ces cristaux.
A ce jour pourtant, le mystère de la création des flocons n’est pas encore vraiment élucidé et leur diversité, leur beauté, leur symétrie alimentent toujours les interrogations. La température, l’humidité, le vent et même le champ électrique lors de leur chute participeraient à leur processus de création.

Regarder cette merveilleuse galerie de portraits glacés, de quoi embraser la foi d’un athée, non ?

Flocon

flocon

flocon

flocon

w050207a039

Passionné par les flocons, le physicien américain Kenneth Libbrecht, de l’Institut de technologie de Californie, a créé un site internet dédié au sujet qui propose notamment d’étonnantes photos: http://www.snowcrystals.com

Mon cahier de recettes ….

20 Fév

gateau chocolat

Alors que je me retrouvais seule chez moi (cela n’arrive pas tous les jours, c’est pour cela que je le note, et probablement parce que si je n’avais pas été seule, ce que je vais raconter ne serait pas arrivé … quel teasing, mes amis !) je voulais faire un fondant au chocolat. J’en avais fait un très bon il y a peu, en prenant bêtement la recette sur l’emballage de la plaque de chocolat. Malheureusement, si je suivais cette recette, je n’avais pas assez de chocolat. Qu’à cela ne tienne, je me suis souvenu que ma grand mère réalisait un fondant avec assez peu de chocolat, et néanmoins délicieux. Restait à retrouver la recette …

J’ai sorti mon antique cahier de recettes, et me suis mis à le feuilleter à la recherche de cette fameuse recette. En déchiffrant les titres des recettes collées, recopiées par moi ou d’autres, me sont revenues en mémoire les histoires de chaque recette comme des fragments de ma propre vie. Un moment plein d’émotion …

recette 002

Déjà, le cahier en lui même date de quelques dizaines d’années, je l’avais trouvé dans les affaires de mon père, en provenance directe de Chine.

recette 001

Mon écriture des premières recettes est typique de mes années étudiantes ! J’avais décidé de faire les « d  » comme ma grand-mère ! A la recherche d’un style semble-t-il… S’entassent pêle-mêle des morceaux de papiers découpés et collés , certaines pages sont un peu tâchées, des pages de magazines ont été découpées et se sont glissées. J’y retrouve …

les recettes de famille, comme ces édredons de poupée (nom donné par ma grand-mère maternelle aux bottereaux ou bugnes), transmise d’une génération à l’autre, et que j’ai dû faire une ou deux fois seulement. Une pizza sans pâte, souvenir d’un séjour familial à l’étranger, mais que personne n’a réussi à reproduire avec le même goût que là-bas… Le fameux gâteau au chocolat de ma grand-mère qu’elle nous préparait systématiquement lorsque nous venions la voir. Il était vraiment délicieux, mais généralement ma grand-mère nous avait tellement fait à manger avant (avec l’obligation de terminer les plats) que nous n’avions plus beaucoup de place pour le dessert.

les recettes des années étudiantes, premières années à devoir me faire seule à manger voire à préparer un repas pour d’autres ! Floriane m’avait ainsi fait découvrir les gougères. S’en est suivie toute une période soufflé semble-t-il : soufflé au fromage, omelette soufflé aux concombres (oui, c’est assez étonnant !), j’ai même une recette de soufflé aux nouilles ! Audrey m’avait donné la recette d’un flan à la noix de coco prêt en 5 minutes…  Ou encore Delphine et son cake de mozzarella et tomates. Mes premières recettes un peu élaborées ! (je partais de loin …)

les recettes souvenirs d’enfance, comme cette pâte à merveille que je faisais enfant rien que pour le plaisir de manger la pâte non cuite, délicieuse… Les gâteaux finalement confectionnés étaient moins bons, mais on pouvait laisser libre cours à son imagination en créant tout ce que l’on voulait avec cette pâte. La recette de MON gâteau au chocolat à la crème, seule personne de la famille à le réussir convenablement (craquant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur), souvenirs d’après-midi où pour chasser l’ennui je faisais des gâteaux…

les recettes de mon beau-père, féru de cuisine, qu’il me transmettait comme une façon de s’apprivoiser l’un l’autre et de me faire entrer dans cette famille étrangère pour moi (je m’en aperçois maintenant, un peu tard …)

les recettes pour faire plaisir à mon véliplanchiste, très amateur de cuisine indienne…

– et puis pour finir, les recettes que j’ai trouvées seules comme une grande, que j’aime réaliser car simples et bonnes, signe de ma prise d’indépendance ?

Dire que j’avais l’intention de m’acheter un nouveau cahier tout beau tout propre pour remplacer celui-ci !

ps : et j’ai tout de même réussi à préparer le fondant au chocolat de ma grand mère ! Il était comme dans mon souvenir…

Une journée idéale

6 Fév

soleilHier matin, je me suis levé vers neuf heures, les idées neuves et le corps reposé. Le soleil perçait par les fenêtres de la cuisine. J’ai ouvert ; l’air était doux, printanier. J’ai enfilé un vieux jean confortable, une chemise et une simple veste. Dehors, le chantier de la crèche en construction était en pause. Les oiseaux avaient repris leurs droits. J’ai dévalisé le marchand de journaux (L’Équipe, Le Parisien, Libération, Le Monde, un magazine de cuisine — Régal ou Elle à table, Le Nouvel Observateur, XXI) et me suis installé à la terrasse d’un bistrot place Saint-Médard. J’ai commandé un café allongé, des tartines et des œufs brouillés, puis me suis délecté de ces lectures, en jetant de temps à autre un regard à la fontaine (et aussi dois-je l’avouer aux étudiantes qui se dirigeaient vers la faculté de Censier). Cela fait partie des mes plaisirs préférés. Juste m’attabler à une terrasse de café avec une pile de journaux que j’avale avec boulimie. Je me sens appartenir au monde, je compare les traitements, m’indigne ou me réjouis d’une nouvelle. Je regarde les notes des joueurs attribués par L’Équipe lors du match de la veille, m’amuse des microtrottoirs sans intérêt du Parisien, lis avec délectation le portrait de Libé, me passionne pour les pages politiques du Monde. Après une bonne heure de lecture (je lis vite, en diagonale et en choisissant avec soin mes rubriques), je suis parti en balade : Le Panthéon, Maubert, les quais de Seine puis retour par le Jardin des Plantes. J’ai retrouvé ensuite ma belle pour un déjeuner chez mon ami Armand, au Léo Dupont, qui m’avait réservé une jolie table sous la verrière. Nous avons picoré des entrées : huîtres, magnifiques ravioles aux queues d’écrevisse, Saint Marcellin aux tomates confites, salade de légumes croquants… puis des desserts. J’ai quitté le restaurant, et ma douce, juste à temps pour la séance de quinze heures à L’Escurial, le cinéma indépendant au charme si désuet du boulevard Arago. Nous étions cinq dans la salle. Peu importe le film, quel plaisir d’avoir l’écran pour soi, d’être isolé de ses voisins et de plonger ainsi dans l’histoire. En sortant, je n’ai pas oublié d’aller prendre quelques bouteilles chez le caviste qui jouxte le cinéma, puis les légumes de mon Amap. Après un détour chez ce splendide boucher du boulevard Saint-Marcel (au 83, Boucherie Limousine), je me suis dépêché de retrouver ma cuisine. J’avais invité quelques vieux amis à dîner. Les plats étaient simples, les rires nombreux, les débats enflammés. Le tourne-disque jouait de la folk américaine, du reggae et de la vieille chanson française. La nuit était tombée depuis longtemps, les digestifs étaient de sortie. Les amis partis, je me sentais encore d’attaque pour commencer l’un des bons romans qui m’attendaient sur ma table de chevet. Je ne travaillais pas le lendemain, la vie était facile.

(…)

pluieRetour sur terre. Cette journée idéale n’a pas existé. Hier matin, je me suis levé trop tôt, fourbu et déprimé. Il faisait froid et il a plu dès que j’ai mis le nez dehors (comme d’habitude je n’avais pas de parapluie). J’ai été compressé dans le métro. Je suis arrivé au travail transi, démotivé et j’avais oublié qu’un dossier urgent m’attendait. J’ai déjeuné à la brasserie d’à côté d’un plat Métro dans une salle glaciale et bruyante. Des réunions ennuyeuses se sont enchaînées tout l’après-midi. Il y avait encore des topinambours dans mon panier de l’Amap et des problèmes à régler. Je ne suis rentré qu’à vingt heures à la maison et il n’y avait rien à manger (sauf des topinambours…). J’ai regardé un téléfilm débile et les chaînes infos. J’ai commencé un livre sans aucun intérêt…

Sixto Rodriguez dit « Sugar man »

31 Jan

Sugar manIl s’appelle Rodriguez…ça n’est pas très vendeur comme nom.

Je n’ai rien contre les Rodriguez mais pour un chanteur ça ne fait pas voyager, c’est un peu comme nos Dupont ou Durand  j’ai l’impression…

Et si le problème avait été là. Les choses se jouent à si peu parfois et allez savoir ce qu’ils avaient dans la tête ceux qui décident des programmes musicaux sur les radios…Nous sommes aux Etats-Unis, début des années soixante-dix. L’artiste fut ignoré et sa mort aussi.

L’homme se serait suicidé sur scène, un jour d’infamie. Un public médiocre l’aurait hué.

Comment est-ce possible lorsqu’on écoute son album « Cold fact », les titres « Sugar Man » ou « Cause »…sa voix, si placée, ces textes si incarnés, ses mélodies…

Le film, un documentaire, tente de remonter le fil de son histoire, découvrir qui était cet inconnu qui connut à son insu un succès phénoménal en Afrique du Sud…alors que là aussi les radios l’ont ignoré et même boycotté, Apartheid oblige.

Une merveilleuse aventure, qui en a engendré d’autres pour ceux qui sont partis à la recherche de son identité. Une très belle histoire, vraie, incroyable qui mène à la découverte d’un homme différent, délicat, un poète.

PS : si vous allez voir le film, allez-y sans plus d’informations pour garder intact la magie et l’émotion que peuvent offrir la vie et les hommes parfois…

Mais écoutez ceci…