Traquenard au Grand Palais…

17 Juin

Cinema paradisoPar où commencer…

La promesse : un Drive-in (cinéma en plein air) sous la magnifique verrière du monumental et somptueux Grand Palais. MK2 qui assure la programmation et « réinvente l’expérience cinéma ». Les plus chanceux seraient « lovés dans les sièges de voiture de la famille Fiat 500 ou perchés sur une colline aménagée ». Une atmosphère américaine années 50/60 : un diner américain, un disco roller, des flippers… C’était si facile d’imaginer l’atmosphère de la série Happy Days, les serveuses en roller, les banquettes en skai rouge, la grande cafetière de café, le juke box…les pastels vert et rose, la musique…L’affiche en jetait.

Dès l’annonce de l’événement, on s’est précipité. Nous n’étions pas les seules, la presse s’était emparée du sujet: Jt de 20 et de 23 h, articles dans la presse nationale… Les billets se sont vendus comme des petits pains, dès les premières minutes. Nous avons raté les places dans les voitures mais tout là haut, sur la colline, ce serait pas mal. Au programme, le pass journée pour profiter des animations et dîner, et puis Dirty Dancing en début de soirée, un classique. 3 semaines d’attente, nous étions curieuses et impatientes. Et moi, je n’avais encore jamais vu la verrière.

Grand Palais cinema paradisoNous sommes arrivées en fin d’après-midi. Nous avons fait la queue une vingtaine de minutes…On s’approchait de l’entrée. Depuis l’extérieur, nous avons aperçu le joli néon rose « Cinéma Paradiso »…et puis les échafaudages autour. La fameuse colline ne serait donc qu’un vulgaire gradin aussi esthétique qu’une tribune pour match de foot amateur le soir d’une finale ?

On est entrée.

P1020801Que nenni. Point de colline, point de gradin. Le plat pays. L’échafaudage supportait l’écran et faisait face à une série de fauteuils et de voitures enserrés et alignés comme dans un parking de supermarché. Les fiat 500, point d’époque, (déjà Fiat ça n’était pas raccord mais au moins nous savions que les belles américaines ne seraient pas au rendez-vous) était parquées tout au fond.

Nos illusions s’évanouissaient. Nous avons tourné la tête et sommes tombées nez à nez sur un espace de vente de confiseries et biscuits « américains »  (Oréo, M&Ms…) des corn flake aux couleurs flashies, du marshmallow en bocal…ç’aurait pu être une touche finale amusante si le reste n’avait été du même acabit. Le Grand Palais avait été partagé en plusieurs espaces séparés les uns des autres par des barrières métalliques, celles que l’on retrouve sur la voie publique lors des manif, de travaux…(!).

cinema paradiso grand palaisLe diner club, au centre de la nef, était constitué de 4 parois, en contre plaqué, brutes, sur lesquelles avaient été apposées quelques affiches fifties. Les banquettes en skai rouge sur damier noir et blanc s’étaient déjà transformées en citrouille à savoir tables et bancs au design d’aire d’autoroute, le tout sous une forêt de petits parasols Coca-cola. Non loin, le stand Barbie complétait les symboles de cette pauvre Amérique.Grand Palais cinema paradiso

grand palais cinema paradisoNous avons poursuivi notre progression vers le disco (!) roller. Quelques personnes équipées des roulettes appropriées, et prêtées gracieusement, tournaient autour d’un meuble incongru, circulaire et gris, et qui faisait office de sens giratoire tellement la piste était sommaire. Ils tournaient et tournaient à même le ciment, suivis de près par une musique aux accents techno (!) qui émanait de la scène dressée tout à côté et fraîchement démontée pour l’occasion de  je ne sais quelle kermesse de village (au demeurant fort sympathique mais loin de nos attentes en ce jour).

grand palais cinema paradisoAux abords, des sièges un peu baroque (!), des fauteuils club (qu’on ne voit pas ici) de la solderie du coin (loin le coin) et puis sous l’escalier d’honneur, des chaises poussiéreuses en plastique, au design contemporain, côtoyaient de petites colonnes de style égyptien, une grande licorne écorchée dont le lambeau de peau traînait au pied, une cage à oiseau et quelques flippers…

Écinema paradiso grand palaisbahies mais courageuses, nous avons poursuivies nos découvertes. L’autre côté était consacré aux « jeux d’arcade ». De vieilles télés accueillaient  les jeux les plus anciens mais c’était toutes les époques du jeu vidéos qui s’étalaient jusqu’à nos jours. Des reliques pseudo muséales de claviers poussiéreux s’ennuyaient dans des vitrines posées ça et là et témoignaient de ces temps révolus. Tout autour s’égrenaient des stands représentant diverses marques dont nous cherchons encore le lien avec l’esprit définitivement absent des années 50 américaines: les aspirateurs Dyson (il fallait y penser), Google, Adidas, Astérix, Velib…

Et puis à nouveau Barbie…Désespérées, nous nous sommes commises sur quelques photos où nous avons pris la pause dans un décor jaune et rose figurant une boîte grandeur nature de la célèbre poupée. Nous avons ri. Le babyfoot embrochant les poupées ébouriffées était aussi plutôt amusant. Nous nous nourrissions de peu désormais.

grand palais cinema paradiso

Il était 18h30. 30mn pour embrasser l’ensemble et le baiser était salé. Le film à 21h. Nous avons décidé de poursuivre l’expérience jusqu’au bout, par une halte culinaire. Certes, les 4 couverts exceptionnels proposés par le chef Jean François Piège sur le haut de l’escalier d’honneur offraient une vue imprenable sur le guet-apens mais n’étaient pas dans nos moyens. Quant aux sandwich aux homards, ils apparurent peu appropriés au sein du Grand-Palais défiguré.

Alors, on a dit hamburger et cheesecake ! Le hamburger, concocté par la « révélation canadienne » Gita Seaton, a passé le test de nos papilles. Il faut dire que le passable nous aurait semblé des plus savoureux désormais. cinema paradiso grand palaisEn revanche, nous sommes restées sur notre faim concernant le « meilleur cheesecake que la rédaction d’Omnivore n’a jamais mangé ». Gros comme une fraise espagnole perdue dans sa barquette trop grande pour elle, il rivalisait à peine avec le surgelé de ce bon vieux Picard.

19h30.

On s’est cassé.

Déçues et en colère.

D’avoir été prises pour des pommes, des pigeons, des poires…

Et de tant de laideur, de non sens et de pauvreté artistique et culturelle au sein du Grand Palais.  C’était digne d’une foire expo au hall 14 de la Porte de Versailles et encore, on y aurait trouvé des produits de qualité.

Quelques bonus :

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Une idée sur le fil…

5 Juin

Ce week-end, j’ai feuilleté les « A nous Paris »

qui patientaient sur le coin de la table.

J’aime l’édito de Carine Chenaux, elle écrit bien, un filé d’idées peut lui suffire.

J’ai lu quelques articles, regardé les images, arraché quelques pages.

J’ai remarqué les photos d’une expo passée,

l ‘Américain Joel Meyerowitz accroché à la MEP.

Meyerowitz

J’ai repensé à celle du Vieil homme et du chat,

de ce photographe qui m’est inconnu( Murat Auvenc)

et que j’affiche partout.
le chat et le vieil homme de Murat Auvenc

Ce we, j’ai vu « Only God forgives », « Drive » est si loin…

Ce we, j’ai continué à m’enthousiasmer devant la petite balle jaune

et j’ai plongé dans le monde des chasseurs de trésors de Bassas da India,

Ernt Klaar pillant les mers pourchassé par Michel L’Hour.

Ce we, les tuiles sont tombées et une s’est cassée.

J’ai alors pensé à toutes ces roses qui ne suffiraient pas à apaiser cette peine.

Ce we, j’ai acheté des couleurs, du bleu et du rose, pour les porter.

J’ai aussi écouté Cocorosie et vous le fais partager.

Ce we, j’ai cherché une idée pour écrire ce billet

et je n’ai pas trouvé.

Mais où est … ?

27 Mai

Charlie 001

Je ne sais pas si vous connaissez les Charlie, de leur vrai nom « Où est Charlie ? » de Martin Handford . C’est un livre dans lequel on cherche Charlie et ses amis. Mais Charlie est généralement complètement perdu dans des scènes assez loufoques ! C’est ce qui rend le livre intéressant, c’est qu’il y a plusieurs niveaux de lecture : découvrir ce qui se passe sur les pages, parfois assez drôles, et rechercher Charlie et ses petits camarades.

Charlie 002

Oui, car en plus, il est accompagné et perd souvent ses affaires ! Il faut donc aussi qu’il trouve Ouaf son fidèle compagnon, Félicie, son amie, Blanchebarde le magicien et encore Pouah! le méchant. La difficulté est bien sûr dans l’abondance de personnages de même couleur. Et en plus cela développe le don d’observation ! (c’est mon côté pédagogique…) Il y a évidemment une page Facebook spéciale Où est Charlie.

Et vous, réussirez vous à le trouver ?

Ou est Charlie

J’ai aussi trouvé ce blog, Gofindmomo, un peu sur le même principe. Il faut ici chercher Momo, un chien border collie. Les photos sont très belles …

PS : Le film qui a eu la palme d’or à Cannes est tiré de la BD dont je vous avais parlé ici. Une très belle histoire et très belle BD !

Je suis fan…

22 Mai

maya tristeMalgré toute la poésie de la chose, le bourdon vous gagne…et depuis quelque temps chaque jour ressemble à un dimanche soir comme lorsque vous étiez petit et que l’école c’était demain…

Voici de quoi tenir en ce début d’automne…et bientôt vous danserez, je vous le promets.

  • Un Alex Lutz, génial, à nouveau sur Paris en fin d’année….

Le directeur de casting

Avec Audrey Lamy, Les feux de l’amour…

Karl L.

  • Un Gallienne

Bardot

Borat, à ne pas manquer…

  • Et un Foresti

Isabelle Adjani, brillant…!

Bonne journééeeeeeee…!!!!

Tumblerrrrre…

16 Mai

Bon voilà, il est 23 h mercredi soir et je dois produire un billet pour Deux poulettes. Et là : la panne. Pas d’idée, pas d’énergie (non, non, je ne déprime pas). Alors je traîne sur Internet et là eureka, je vais vous parler des Tumblr, ma nouvelle passion (euh si, ça c’est un signe de déprime quand même !). Les Tumblr, ce sont des blogs qui privilégient le plus souvent la forme courte, un mélange de réseau social et de Twitter avec beaucoup d’images (souvent des gif animés, plus geek tu meurs), c’est clair non ?

Je vous ai donc fait une petite sélection de mes préférés.

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Quand tu es féministe

Spéciale dédicaces aux Deux poulettes, avec le Tumblr d’Osez le féminisme. Assez poilant je dois dire. http://quandtuesfeministe.tumblr.com

Exemple :
Quand quelqu’un te dit que “tous les couples autour de lui partagent équitablement les tâches ménagères”

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Bands d’amateurs

Pour apprécier celui-là, il faut connaître un peu le monde de la musique et des maisons de disques, mais je le trouve particulièrement drôle.
http://bandsdamateurs.tumblr.com

Exemple :Quand un groupe cite Pink Floyd, le Velvet et Squarepusher comme influence, et sonne comme Marcel et son Orchestre.

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Dans la vie des libres de droits 

On se moque ici des photos libres de droits, absurdes et reflets du monde contemporain, publicitaire et aseptisé. Un vrai bijou. http://danslavielibrededroits.tumblr.com

Exemple :

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Vie de Parisien 

Tout Parisien se retrouvera inévitablement dans au moins l’une des situations décrites (sinon toutes) ! http://viedeparisien.fr

Exemple : 

« Quand un parisien doit se rendre à une soirée en banlieue »

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Chers voisins 

L’un des Tumblr les plus célèbres. Il récolte les affichettes dans les immeubles à l’intention de ses voisins. On y trouve de tout : du gentillet, du gore, du rigolo, du flippant. http://chersvoisins.tumblr.com

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Par contre, si quelqu’un peut m’indiquer comment cela se prononce Tumblr, cela m’aiderait beaucoup dans ma vie quotidienne (par exemple quand je clame à mes collègues de bureau : « Et tu as vu le nouveau Tumblr que je t’ai envoyé ? »). Dit-on tum-ble-ère ou tumblrrrrrr ou tumblere ? Merci pour votre aide.

101, 102, 103, 104 !!

13 Mai

Centquatre 001

Non, ce n’est pas le 104ème billet de ce blog, ce n’est pas non plus le nombre de jours qu’il me reste avant mes prochaines vacances, ni un nouveau défi idiot que je me serai lancé ! C’est juste le nom d’un lieu, le CENTQUATRE. J’ai profité de ces vacances et de l’exode massif des parisiens cette dernière semaine, pour me lancer à l’aventure dans le 19ème arrondissement de Paris, dans un quartier oh combien peu intéressant culturellement parlant (je ne fais pas ma bourgeoise, j’y ai vécu quelques années de jeunesse), mais dans lequel se trouve ce fameux lieu !

Le 104 (d’après ce que je lis sur le site on dit plutôt le CENTQUATRE… ) c’est THE place to be (enfin depuis le temps, peut être plus tellement en fait… Cela va bientôt devenir ringard avant de devenir vintage …) à Paris. Ce lieu a été conçu, bon en fait je ne vais pas vous reprendre la plaquette de présentation, tout est inscrit sur le site. Une phrase, tout de même prise sur le site « Au coeur du quartier Flandre le CENTQUATRE occupe un endroit déterminant du Paris métropole. Simultanément au centre et au bord de la capitale » j’adore ce genre de phrase, le site internet en est plein… Bref, je vais plutôt vous parler de ce que j’ai vu!

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J’y suis allée initialement pour voir l’exposition de Keith Haring, expo qui se déroule en fait sur 2 lieux à Paris. Au Centquatre ne sont exposées que les œuvres grand format. Au final, pas tant que cela, ce qui est un peu décevant…

Centquatre 002

En revanche, le lieu est assez fascinant ! Lorsque j’ai passé la porte d’entrée, j’ai cru que j’avais été télétransporté dans le film Fame (que j’ai revu récemment, c’est peut être pour cela que cela m’y a fait penser). Dans les moindres recoins apparaissent des groupes de 2, 3 voire 6 personnes, qui dansent, chantent, jonglent ou déclament du texte. Malgré le brouhaha ambiant chacun réussit, semble-t-il, à recréer un petit espace d’expression. C’est très étonnant ! Il y a des bancs, des chaises longues où l’on peut s’installer pour un moment à observer ces artistes en pleine répétition. J’y ai vraiment passé un bon moment, très agréable, un peu hors du temps.

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On y trouve aussi un fabuleux labyrinthe en carton.

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Une librairie, des resto, même un camion à pizza ! De quoi y rester une journée entière …

PS: Je suis dégoutée, j’ai quand même habité vraiment tout près de ce lieu, mais il y a bien 20 ans ! Je ne me rappelle même pas ce qu’il y avait à la place de cet espace. Et lorsque j’habitais dans l’est parisien, il n’y avait jamais rien qui s’y passait (ce n’était pas encore devenu bobo)!

Le monde sauvage d’Ebay

2 Mai

guepard 2Il y a quelques jours, je me suis surprise à regarder un reportage animalier. Dans la savane, deux femelles guépards et leurs portées tentent de survivre. 12 au départ, ils finiront à 8, 4 petits succombant avant la fin de leur première année. Certains sont morts de faim, d’autres tués par le lion qui n’y voyait que de futurs concurrents. Il ne les mangera pas, ça ne se fait pas entre félins (étonnant non ?). Le lion anéantit également les petits de sa propre espèce afin que la femelle puisse à nouveau être en chaleur. Chez les guépards, ça ne se fait pas en revanches. Ils défendent leur territoire, tentent l’affaire avec la femelle mais ne toucheront pas à ses petits, ils chercheront alors une femelle réceptive. J’aime bien les guépards. Plus fragiles et moins féroces, ils doivent toujours renoncer face aux lions, aux hyènes ou aux léopards. Leur force est ailleurs, dans leur puissance de course.

Tapi, il approche doucement de sa proie pour enfin s’élancer, la courser à plus de 90 km heures et dans un sprint final qui peut atteindre les 110, il fait vaciller d’un coup de patte la petite gazelle de Thomson. La vitesse du choc suffit souvent à tuer la petite antilope, sinon il la plaque au sol et enserre sa gorge. Loin de la torture qu’infligent les hyènes à leur victime, la  dévorant encore vivante. Le guépard doit ensuite patienter avant de manger sa proie, attendre que sa propre température baisse, que son cœur décélère tellement l’effort fut intense.

Quand j’étais plus jeune, j’adorais regarder ces documentaires, souvent réalisés, produits et commentés par Allain Bougrain-Dubourg, à la voix douce et aux propos toujours instructifs. Aujourd’hui, ils se font plus rares et j’ai décroché lorsque Pierre Arditi a pris le relais sur la voix off. Sa voix déjà si grave et les textes choisis accentuaient tant la tension dramatique de ces êtres constamment en danger que cela en devenait insupportable. Il a du terroriser toute une génération d’enfants, à son insu je le crains.

tomadoAlors quel rapport avec Ebay  me direz-vous?

Et bien la technique du guépard et les sensations bien sûr!

La jungle d’Ebay, des acheteurs à foison qui convoitent votre butin. En l’occurrence une très stylée étagère Tomado. Des semaines que je vois passer mes proies sans parvenir à en acquérir une. Alors j’ai étudié la technique des concurrents et là j’ai fini par la chopper l’étagère.

Je vous livre le secret :

Repérer la proie, rester tapi sans enchérir, inutile de réveiller les foules sur l’intérêt de l’objet.

Placer une petite enchère en milieu de parcours, à mi chemin entre le début et le jour de fin prévu de l’enchère.

Attendre à nouveau et n’intervenir qu’en tout dernier lieu.

C’est à dire : être au clair sur le prix maximum que vous êtes prêt à débourser, en ayant tout de même une idée du tarif moyen qui se pratique sur Ebay pour ce type d’objet. L’idéal est d’avoir une marge de manœuvre encore certaine entre l’enchère qui s’affiche dans la dernière heure et ce que vous êtes prêt à mettre.

10 mn avant la fin, c’est là que ça commence à s’agiter.

Placer une enchère automatique maximum intéressante mais qui ne sera pas votre dernier mot, afin de tâter le terrain. Il faut savoir que le prix maximum que vous venez de valider ne s’affiche pas et reste inconnu des autres enchérisseurs, l’enchère est juste à nouveau augmentée de 1 euro par rapport à la personne qui surenchérit sur votre prix, jusqu’à atteindre votre somme maximum. Là, le dernier enchérisseur pense peut-être avoir gagné la partie mais les vieux briscards ne s’y tromperont pas.

Et là, top chrono, 10 secondes avant la fin (quasiment juste le temps nécessaire pour appuyer deux fois sur le bouton « confirmer l’enchère ») vous placez votre enchère maximum, les autres n’auront plus le temps de la dépasser dans le délai imparti, n’en connaissant pas le montant comme je vous l’ai dit.

Honnêtement, cardiaque s’abstenir. Mon cœur bat à 100 à l’heure dans les dernières minutes et il me faut ensuite me reposer mais repue de mon plaisir d’avoir remporté l’objet convoité.

Oui, le parallèle entre le guépard et Ebay est ténu,  pour le moins original, je vous l’accorde…

Sinon, accessoirement un documentaire qui peut faire réfléchir …les humains of course.

http://www.arte.tv/guide/fr/045879-000/les-animaux-pensent-ils

le chat et le vieil homme de Murat Auvenc