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Comme un avant goût de vacances…

26 Juil

Le mois de juillet ressemble pour moi à des premières vacances, même si je suis toujours à Paris et que je continue à venir travailler tous les jours. Non je ne suis pas complètement maso, je suis juste sans enfant ! Et pendant ces quelques semaines, je peux vivre sur un autre rythme.

Le fait de ne pas avoir de contraintes d’horaires est inestimable. De pouvoir organiser ma soirée comme je l’entends, sans avoir prévenu au minimum une semaine à l’avance, le baby sitter, le père, les enfants, de mon absence est très appréciable. Pouvoir sortir boire un verre, comme cela, à l’improviste me réjouit. Et même, de savoir que je peux rester plus tard travailler est précieux. Je n’ai pas à me creuser les méninges en rentrant le soir pour savoir ce que je vais bien pouvoir faire à dîner. Et même si le frigo est vide, qu’à cela ne tienne, on trouvera bien un resto d’ouvert ! Quel bonheur ! Je crois que c’est ce sentiment de liberté et d’absence de contraintes qui m’est le plus cher. Tout en sachant, bien sûr que cela n’est que temporaire. J’en profite d’autant plus parce que je sais d’avance que c’est ponctuel.

C’est aussi l’occasion d’aller plus souvent au ciné. Je vous recommande d’ailleurs un film excellent, conseillé par notre critique ciné la poulette M, Starbuck. C’est l’histoire d’un homme qui apprend qu’il est père d’environ 500 enfants suite aux nombreux dons de sperme qu’il a fait dans sa jeunesse.

C’est vraiment très drôle, les dialogues sont savoureux et fusent, c’est aussi un peu loufoque forcément avec un scénario pareil. Et c’est même parfois un peu émouvant (outre le fait que j’ai beaucoup ri, j’ai eu aussi parfois les larmes aux yeux, ce qui pour un seul film est déjà pas mal). Et puis, c’est québécois, et c’est un accent et une façon de parler que j’adore (c’est quelque chose qu’il faudrait peut-être que je creuse d’ailleurs, d’où vient cette attirance pour cet accent ? J’en avais déjà parlé ici au sujet des BD de Michel Rabagliatti. Aurais-je été québécoise dans une autre vie ?). Je vous le recommande vivement, vous ressortirez le sourire aux lèvres !

Contre toi

9 Fév

« Contre toi » de Lola Doillon – Avec Kristin Scott Thomas et Pio Marmaï


Je suis « Fan » de Kristin ! Oui, c’est Kristin, tellement j’ai l’impression de retrouver une copine à chaque fois que je la vois au cinéma… Il me fallait donc  aller voir son dernier film, dès sa sortie!

Je ne suis jamais déçue par Kristin Scott Thomas. A l’inverse de beaucoup d’acteurs, elle change de registre (choix ou opportunité), interprète des personnages différents avec toujours un jeu très juste.

Sa filmographie. Quelques-uns de ses films  que  j’ai aimés : «Quatre mariages et un enterrement», avec Hugh Grant  (eh oui, elle y était !);  «Le patient anglais» avec Ralph Fiennes; «Il y a longtemps que je t’aime»; «Partir» avec Sergi Lopez et Yvan Attal; «Crime d’amour» avec Ludivine Sagnier…

Mais revenons au film…

L’histoire. Dans « Contre toi », elle est une femme enlevée et séquestrée par un jeune homme, qui la rend responsable de la mort de sa femme. Mais une fois échappée, elle n’aura de cesse de le retrouver.

Résumer le film au Syndrome de Stockholm serait réducteur. Certes, les sentiments qu’elle nourrit à l’égard de son ravisseur évoluent tout au long de sa captivité. Mais il en va de même pour ce dernier. L’ambiguïté des sentiments est remarquablement jouée par les 2 acteurs.

La victime apeurée, qui tente plusieurs approches pour déstabiliser son ravisseur (résignée, hautaine, fragile, agressive, à l’écoute…), puis compréhensive, vaincue, demandant pardon… L’agresseur en colère, qui souffre, muré dans son silence, imperturbable, indécis… et qui redevient un enfant demandant pardon quand il commet un geste d’une violence inouie à son encontre.

Chacun dans son monde, avec ce qu’il est, ses certitudes et ses fêlures, va entrer progressivement dans la compréhension de l’autre… pour entretenir une relation, qui quand elle se termine (trop tôt) les laisse démunis.

Cette cohabitation forcée créée et entretient une sorte de dépendance émotionnelle. Mais après une période de « flottement », après la libération, pendant laquelle le couple se cherche, se retrouve et essaie de revivre cette ambiance de vase clos, la raison reprend le dessus, tous les deux résignés et acceptant l’issue fatale.

Mon avis. Les 2 acteurs ont donné vie et chair aux personnages avec beaucoup de réalisme et de sincérité. La réalisation y a aussi fortement contribuée : des plans rapprochés des visages, des regards et des silences lourds de sens, peu de dialogues, des scènes intenses…

Un bémol toutefois sur ce retournement de situation, qui fait basculer le duo « ravisseur-victime » en couple. Trop rapide, trop attendu, trop évident, trop « facile »… comme s’il manquait quelque chose. Peut-être à cause de ces scènes courtes (et nombreuses) de la captivité ?!

Vous aurez compris que ce film est surtout à aller voir pour le jeu des acteurs que pour l’intrigue, qui est somme toute sans grande surprise.

Ma déclaration d’admiration. Et encore une fois, je n’ai pas été déçue par Kristin !

La poulette M

Shahada

2 Fév

Nous avons l’immense plaisir d’accueillir la poulette M. Elle s’est improvisée critique de cinéma, spécialement pour nous. Merci à elle de s’être lancée !  Si vous voulez la suivre, faites-nous signe…

« Une petite brève sur un film que j’ai vu, et qui j’espère vous donnera envie d’aller le voir ! J’ai adoré pour ma part !!!! »

 

Shahada : La religion, ligne de conduite ou sanction ?

L’histoire. Berlin, de nos jours… Quelle est la place (et le rôle) de l’Islam, à des moments cruciaux de la vie de 3 personnages, musulmans avec des pratiques différentes.  Une image de la religion, entre intégrisme et tolérance.

3 personnages, qui sont-ils ?

  • Ismaël, un flic tourmenté à la suite d’une bavure policière : il blesse une femme enceinte qui perd son enfant. Rongé par le remords mais aussi attiré par cette dernière, ses valeurs sont mises à rude épreuve, au risque de faire voler en éclats sa propre famille.
  • Sammy, jeune adolescent musulman, fervent pratiquant, dont l’islam régit comportement et pensée, mais troublé par ses sentiments et son désir envers un de ses collègues homosexuel. Le jeune homme passe successivement par différentes étapes : rejet de cet amour (se retranchant derrière le fait que c’est mal), abandon à des instants de plaisir, pour se reprendre rapidement et refuser cet amour.
  • Maryam, jeune femme laissée sans repères à la mort de sa mère par son père Iman et qui va renouer de façon intransigeante avec l’islam, suite à un avortement illégal. Pour elle, les complications qui s’en suivent sont un signe de colère de Dieu et d’une rédemption attendue.

Mon ressenti du film . Que penser de ces personnages pris dans la tourmente de leurs sentiments, en quête de réponse ? La religion semble être LA solution… On s’identifie à eux. Perdus, déboussolés… Mal nous en prendrait de les juger. On ne peut qu’être observateur de leurs choix, car ils sont pris en toute conscience et en toute connaissance de cause.

C’est un film intimiste, d’une grande sobriété, servi par des acteurs justes, pour un sujet d’actualité sensible… A noter aussi : une ambiance de huis clos mais jamais pesante, des scènes courtes mais intenses, et une musique qui alterne entre modernité et tradition.

En un mot : vive le cinéma allemand !

La phrase du film à retenir  – « Allah accepte toutes les formes d’amour. »

La poulette M

Lyrics and movies…

3 Nov

Nostalgie, élégance et sensualité… je vous invite à la détente et à une plongée dans quelques-uns de mes classiques favoris en sirotant une coupe de champagne rosé ! A écouter ou à regarder…

 

VOD ? la version originale douteuse ?

29 Oct

Mais non ! La vidéo on demand, à la demande quoi !

En effet, depuis que j’ai des enfants, je ne vais malheureusement plus très souvent au cinéma. Pour une raison majeure, ca finit pas revenir cher la sortie, quand on ajoute les heures de baby sitting …

Bref. J’en suis venue à télécharger légalement des films. Parce que chez nous, Madame, on ne télécharge pas illégalement. C’est une question de principe ! En fait de principes, c’est le paternel (de mes enfants) qui les a ces principes. Parce que moi…

Bref. Je télécharge donc légalement, principalement sur le site de la fnac, mais la plupart des fournisseurs d’accès internet propose aussi ce type de service.

Ce que je trouve bien :

–         le téléchargement se fait très rapidement ;

–         on a un mois pour visionner le film téléchargé;

–         on a 48h pour le revoir ou le finir à partir du moment où on a commencé à le regarder ;

–         Et surtout on peut le regarder alors que l’on n’a pas d’accès à internet. Exemple typique : un week end dans la famille dans un trou perdu. Ou alors dans le train. Veillez alors à bien choisir votre film. Il m’est arrivé de regarder dans le train un film avec un certain nombre de scènes crues (euh… c’était pas un porno non plus tout de même), je n’étais pas fière ! 

–         on bouge pas de chez soi !

Les moins :

–         Le catalogue des vidéos n’est pas toujours très étendu. Mais je viens de découvrir qu’il existe Arte vod, qui devrait satisfaire les plus exigeants !

–         Ca peut paraître encore un peu cher : de 2,99 (mais à ce prix, c’est plutôt des navets) à  4,99 euros par film ;

–         Je ne suis pas sûre que la version originale soit disponible ;

–         L’application n’est pas souvent compatible avec les Mac.

 Attention : la Fnac utilise pour la VOD les services d’une autre société qui se nomme Glowria, qui n’est autre que Vidéo futur, enseigne de locations de vidéos. Ne soyez par surpris, comme je l’ai été, lorsque vous trouverez sur vos relevés de compte des paiements CB Glowria ! J’ai cru qu’un membre de ma famille s’était mis à un genre de minitel rose ! Et en plus à mes frais!

Un film, Mary et Max

20 Oct

Je n’avais pas vu ce film au moment de sa sortie en salles, vu mes rares sorties ciné, mais grâce aux joies de la VOD j’ai pu le visionner dernièrement.

C’est un film d’animation en pâte à modeler, mais que je déconseille aux enfants ! L’histoire, l’amitié improbable entre une petite fille âgée de 8 ans vivant en Australie et un homme de 40 ans habitant à New York. L’animation est très réussie, les personnages sont caricaturés à souhait, les animaux de compagnies usent et abusent des clins d’oeil. J’adore !

On est transporté dans un autre monde, pas très gai, auprès de cette petite fille, ignorée par ses parents et sans amis et un homme qui ne comprend pas les réactions de ses congénères car souffrant du syndrome d’Asperger (pas besoin de vous précipiter sur google, on vous explique dans le film ce que c’est). Leur solitude va les réunir, leur permettant à chacun de trouver un ami à qui poser des questions et avec qui partager les évènements de sa vie.

L’histoire de cette amitié est très touchante et l’environnement gris pour l’un et marron pour l’autre dans lequel ils évoluent y est pour beaucoup.

Avec ce film, à déguster : un thé parfumé.

Si vous aussi vous souhaitez parler d’un film, d’un livre, d’une sortie, n’hésitez pas … Contactez-nous!