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Comme un avant goût de vacances…

26 Juil

Le mois de juillet ressemble pour moi à des premières vacances, même si je suis toujours à Paris et que je continue à venir travailler tous les jours. Non je ne suis pas complètement maso, je suis juste sans enfant ! Et pendant ces quelques semaines, je peux vivre sur un autre rythme.

Le fait de ne pas avoir de contraintes d’horaires est inestimable. De pouvoir organiser ma soirée comme je l’entends, sans avoir prévenu au minimum une semaine à l’avance, le baby sitter, le père, les enfants, de mon absence est très appréciable. Pouvoir sortir boire un verre, comme cela, à l’improviste me réjouit. Et même, de savoir que je peux rester plus tard travailler est précieux. Je n’ai pas à me creuser les méninges en rentrant le soir pour savoir ce que je vais bien pouvoir faire à dîner. Et même si le frigo est vide, qu’à cela ne tienne, on trouvera bien un resto d’ouvert ! Quel bonheur ! Je crois que c’est ce sentiment de liberté et d’absence de contraintes qui m’est le plus cher. Tout en sachant, bien sûr que cela n’est que temporaire. J’en profite d’autant plus parce que je sais d’avance que c’est ponctuel.

C’est aussi l’occasion d’aller plus souvent au ciné. Je vous recommande d’ailleurs un film excellent, conseillé par notre critique ciné la poulette M, Starbuck. C’est l’histoire d’un homme qui apprend qu’il est père d’environ 500 enfants suite aux nombreux dons de sperme qu’il a fait dans sa jeunesse.

C’est vraiment très drôle, les dialogues sont savoureux et fusent, c’est aussi un peu loufoque forcément avec un scénario pareil. Et c’est même parfois un peu émouvant (outre le fait que j’ai beaucoup ri, j’ai eu aussi parfois les larmes aux yeux, ce qui pour un seul film est déjà pas mal). Et puis, c’est québécois, et c’est un accent et une façon de parler que j’adore (c’est quelque chose qu’il faudrait peut-être que je creuse d’ailleurs, d’où vient cette attirance pour cet accent ? J’en avais déjà parlé ici au sujet des BD de Michel Rabagliatti. Aurais-je été québécoise dans une autre vie ?). Je vous le recommande vivement, vous ressortirez le sourire aux lèvres !

« Hasta la vista » ou la route de la liberté

9 Avr

Un film flamand de Geoffrey Enthoven, avec Robrecht Vanden Thoren, Gilles De Schrijver, Tom Audenaert, Isabelle de Hertogh

Date de sortie : le  7 mars 2012

Trois jeunes gens, qui ont un handicap (Jozef est mal voyant, Lars en fauteuil roulant et Philipp tétraplégique) décident d’entamer un voyage pour enterrer leur « pucelage ». Passionnés de vin, ils concoctent un itinéraire, traversant la France pour atteindre « El cialo » une maison close en Espagne. Ils réussissent à convaincre leurs parents mais l’aggravation de la maladie de l’un d’entre eux remet en question le voyage. Passant outre ce refus, ils organisent leur voyage à l’insu de leur famille et décident de faire appel à Claude, une infirmière chargée de s’occuper d’eux tout au long du trajet. Après la surprise de découvrir que Claude est une femme, le périple commence dans l’agressivité etla méchanceté. Mais finalement, ces personnages vont apprendre à se connaître et à s’apprécier, pour atteindre l’eldorado tant attendu.

Après « Intouchables » réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache (sortie le 2 novembre 2011), c’est le réalisateur belge, Geoffrey Enthoven qui traite de ce sujet très épineux. Comment parler du handicap sans rester dans les clichés ou le misérabilisme, mais en proposant un film qui reflète la réalité ? Le réalisateur montre le handicap dans son quotidien, les moyens et les stratégies, qui permettent aux handicapés d’être un minimum autonomes, et la difficulté et l’investissement de l’entourage. Mais au-delà de ces handicaps, ce sont des personnes humaines que l’on apprend à connaître, révoltées par leurs conditions mais qui ont appris à vivre avec. Les personnages expriment cette injustice essentiellement à travers la provocation et une certaine agressivité verbale. Comme si finalement tout leur était permis. Mais pour voir également comment les gens réagissent… Et ce besoin d’autonomie qu’ils revendiquent, ils vont apprendre à leur frais, qu’elle n’est pas aussi facile à vivre et à gérer. Et bien que ces handicaps soient visibles et reconnaissables, ne porte-t-on pas tous en nous un handicap plus secret, moins évident ?

Progressivement on s’attache à ces personnages. Courageux, solidaires, pleins de joie de vivre…  Des jeunes gens, qui malgré leur handicap, sont aussi de « grands enfants », qui se comportent comme tels. J’ai passé un très bon moment. Je ne me suis pas ennuyée : j’ai souri, j’ai ri, j’ai été attendrie, parfois agacée… et j’ai pleuré aussi. Un moment d’interprétation inoubliable. Des airs de vacances avant l’heure aussi, à travers ce road movie.

La poulette M

El chino et le cinéma argentin

12 Mar

Un film de Sebastián Borensztein avec Ricardo Darin, Ignacio Huang, Muriel Santa Ana

Date de sortie : 8 février 2012

Malgré lui, Roberto, quincailler grincheux et solitaire accueille Jun, un jeune chinois de 25 ans qui débarque à Buenos Aires. Ce dernier, ne parlant pas un mot espagnol, est à la recherche de son oncle. Perdu et sans ressources, il s’accroche à Roberto, chamboulant ainsi la vie réglée et organisée  mais très triste de ce quinquagénaire célibataire. Afin de se débarrasser de Jun le plus rapidement possible, Roberto décide d’aider le jeune homme dans ses recherches.

Entre ces deux hommes, qui ne parlent pas la même langue mais arrivent à se comprendre, va se tisser une vraie relation humaine. Ils vont apprendre à se connaître et à s’apprécier sans véritables dialogues et échanges, mais en cohabitant dans le silence et en vivant l’un à côté de l’autre. Blessés et brisés par la vie, ils ont plus de points communs qu’ils ne l’imaginent et cette expérience va les aider et les enrichir mutuellement. Ce partage avec Jun va pousser Roberto à sortir de sa solitude et s’ouvrir à la vie.

A l’instar de  « Les Acacias » (réalisé par  Pablo Giorgelli, sortie le 4 janvier 2012) ou encore de « Bombon el perro » (de Carlos Sorin, sortie le 31 août 2005), le cinéma argentin est emprunt de simplicité et de sincérité dans  la construction et la description des relations humaines.

Les deux acteurs interprètent avec justesse des personnages solitaires et abandonnés, malgré eux. Le film est « plein de bons sentiments » (dans le bon sens du terme ! ), mais au-delà de ça, il est bienveillant. L’humour est très présent tout au long du film, l’absurdité également ! Ce qui apporte une note de fraîcheur. Rappelons tout de même que c’est une vache qui tombe du ciel qui est  à l’origine de l’histoire ! Et ne parlons pas de la collection d’articles absurdes dont fait collection Roberto…

On sort de la projection content, le sourire aux lèvres… Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce film. A voir absolument pour faire le plein de bonne humeur !

La poulette M

Quand les stars font leur pub…réjouissance et égarement.

14 Nov

L’ouvreuse parcoure les allées et hèle les spectateurs:

« …Crème glacée, bonbons, chocolats… »
« …Crème glacée, bonbons, chocolats… »

Alors savourer vous aussi car c’est l’heure de la pub…!

Schick, un Godard pour débuter…

Les décalés…

Un double John Cleese (les Monty Python) pour Schweppes

 

Anny Dupeyrey pour Aspro, avec la voix off de Jean Rochefort…

« Tenue de soirée » pour la Mairie de Paris…vraiment bien.

Tout à fait réjouissant…

Wizard avec Nana M.

et Charles trenet s’il vous plaît…

Classe…

Ridley Scott pour le lancement du 1er Mac, inspiration Georges Orwell

Rigolo pour le coup…

François Mitterrand pour Opel

Dommage…

Krys, la seule pub télé de Delon

Chaud…

« Gini » réalisé par Gainsbourg et le petit short de Pierre Cosso (La Boum) porté autant pour plaire aux filles qu’aux garçons…

Censurée la pub Perrier de Gainsbourg

Berlusconien…
Rocco Zifredi et les ships « Amica »

Pour les amoureux des chats…

Ronron, extraordinaire…la star…le chat.

Miaou mix…davantage pour le produit que pour Anémone…

Premiers pas…

Mylène Farmer…

Carla Bruni pour la Glace Gervais

Elsa Zylberstein pour Petit Louis

Aïe…
La saucisse Sporky de Christophe Lambert

Et juste pour le plaisir, Marie -Pierre Casey …

« Drive » : à ne pas manquer…!

20 Oct

Une fois n’est pas coutume, même si les salles obscures font souvent mon bonheur, j’avais envie de vous parler d’un film cette fois-ci, à chaud…

Car c’est une vraie surprise pour moi, il s’agit de « Drive » donc, du réalisateur danois Nicolas Winding Refn (son 7ème film tout de même). Une surprise car c’est ce qu’on appelle un film de genre et pas vraiment le mien…les poursuites en voiture ça ne m’a jamais fait vibrer…
Alors tout de même, j’ai été intriguée par les petits bonhommes souriants ou le carton plein des étoiles qui parsèment les avis des magazines car je n’aime pas trop découvrir les critiques avant de voir un film et puis, bien sûr, le Prix de la mise en scène à Cannes.

En général, je suis plutôt contente de mes choix, sauf pour « Les petits mouchoirs » de G. Canet que je n’aurais de cesse de vilipender et en même tant je ne regrette*
Oui, je reviens à « Drive »…
Alors lui, le « driver », c’est un type dont on ne sait rien, juste qu’il conduit…mais un vrai talent en la matière. Le jour, c’est en tant que cascadeur, la nuit, la fiction rejoint sa réalité et il permet aux braqueurs de s’échapper des lieux de leur forfait avec succès. Mais un jour, épris de sa douce voisine et du bonheur de leur famille, il leur vient en aide et tout dérape.
Personnage mutique et impassible, il couve en lui les extrêmes : la bonté et la violence, la violence déchaînée d’un ange envers ceux qui pourraient maltraiter les êtres purs qui l’ont touché…

La mise en scène, précise, avec beaucoup de plans rapprochés, de ralentis stylisés qui accompagnent l’inoffensivité apparente du héros et qui alternent avec la vivacité d’autres prises, rend envoutante toute la progression de l’histoire…Ryan Gosling enveloppe totalement son personnage d’une aura magnétique, un étrange héros qui tutoie les anges et les démons.
Beau, planant, épuré, violent, fatal.

D’ailleurs, quelques scènes sont vraiment très violentes, autant le savoir, mais elles illustrent la face B du héros…et toutes les facettes du monde.

Et que dire de la B.O., qui scelle l’envoutement, un véritable coup de coeur, genre électro-rock/choc et chic. J’ai tout de suite pensé à Michaël Mann (pour le rythme et le graphisme du film aussi), le producteur de la série Miami vice dans les années 80, j’étais fan (ben oui…).

L’extrait musical:

Un bel et complet aperçu:

La bande-annonce:

Je ne vous étonnerais peut-être pas en disant que j’ai très envie d’aller le revoir…et bien je m’étonne, moi, car je le fais rarement.
A suivre, avec le même acteur, RYAN GOSLING, le prochain film de Georges Clooney « Les marches du pouvoir « .

Sinon, hasard du calendrier (?), Duel, le premier film de Steven Spielberg était programmé la semaine passée sur Arte (Rediffusion samedi 22 octobre … à 02H05 !). L’histoire d’un représentant de commerce sans histoire et jusqu’ici sans relief, qui, sur une route des Etats-Unis, est bientôt pris en chasse par un camionneur, lequel, au volant d’un monstre d’acier, jouera tout du long au chat et à la souris, jusqu’à l’issue, fatale. 1H30 sur le sujet, pour ce qui n’était au départ qu’un téléfilm, et le Grand prix du Festival d’Avoriaz en 1973 pour le jeune homme de 24 ans… J’ai vraiment bien aimé, un tout autre traitement du genre, plus rustique aujourd’hui dans le sens « ferraille, poussière et cambouis ».

* Et pour ceux qui souhaiteraient tout de même lire la suite de ma diatribe sur le film de Canet:
…je ne regrette en rien d’y être allée tellement certains très mauvais films (ça n’est pas ce que je qualifierais de navet, c’est pire) peuvent être savoureux et qu’il est bon de pouvoir au moins se repaitre de ses dires pour mieux atténuer le hold-up émotionnel dont on a été victime. Déçue car je le croyais talentueux (« Ne le dis à personne », entre autres, que j’ai vraiment beaucoup aimé) mais quand il se retrouve seul au scenario, c’est un réchauffé de clichés romantico-larmoyants parvenant même, toute résistante que j’étais, à voler l’émotion suprême et si facile, celle liée à la mort d’une personne aimée, juste parce qu’il a eu la chance de tourner avec de bons acteurs. Son film ne méritait pas cette émotion, mon émotion, car je ne voulais pas la lui donner.
Voilà, c’est dit, mais je n’ai pas été la seule à le penser (même si 5 millions de personnes ont vu son film), voici quelques lectures extrêmement savoureuses : Libération, Le Monde, Les Inrocks… Alors oui, le film réserve quelques scènes humoristiques plutôt réussies…mais souvent surexploitées. Pour moi et d’autres, ça n’est qu’un film entre/de potes qui partent en vacances ensemble et qui boivent du rosé à l’apéro en écoutant les chansons romantico-affligeantes du beau gosse de service qui joue de la guitare pour récupérer sa belle, qui, très très énervée par sa venue, s’en va récurer toute la cuisine avec sa petite éponge jaune… Mais je recommande de le voir, pour l’ampleur de sa médiocrité, à la hauteur de ma déception et de sa prétention, vous l’aurez compris…(n’achetez pas le DVD tout de même).

La vis…un cour(s/t) de bricolage au pays des Soviets…

3 Août

Un bricoleur découvre au moment de placer la lame de son tournevis sur la tête d’une vis que celle-ci n’est pas pourvue de la petite fente qui facilite plus que grandement son usage. Commence alors pour le personnage principal, tenu en l’occurrence par Jean Réno, un parcours ubuesque pour retrouver l’auteur de cette malfaçon qui s’avèrera prometteuse…
De bureau des réclamations en bureau des réclamations, l’enquête chemine dans un univers aux intonations totalement parano-soviétiques et dans une langue yaourtée où l’on n’y comprend rien, tout en devinant tout…vraiment pas mal.
La vis, de Didier Flamand – 1993

Nomination 94 aux Oscars et César 1995 du meilleur court-métrage…!

S’en est suivi pour moi quelques réflexions sur les seconds rôles au cinéma, voire troisièmes rôles, pour lesquels souvent le visage nous est familier mais pour autant sans parvenir à y attacher un nom. J’associais bien visage et patronyme pour Didier Flamand (le réalisateur du court !), présent au cinéma et beaucoup dans les téléfilms, mais que dire des Vernon Dobtcheff, Georges Claisse (faisant partie du générique)…pourtant je les ai aperçus de nombreuses fois dans d’autres œuvres. Il faut du temps parfois pour obtenir enfin un premier rôle, non que le talent manque mais le physique de jeune premier faisant défaut -ou que vos traits vous cantonnent à certains rôles stéréotypés, c’est à un âge plus avancé que les propositions arrivent. A François Berléand (aussi dans ce court), on avait dit qu’il commencerait à faire carrière vers 50 ans…
J’ai alors pensé à ces fidèles de Belmondo, et inversement (non, les fidèles de Belmondo n’ont sans doute pas pensé à moi mais dans le sens où Belmondo leur était fidèle…), ce dernier les imposant sans doute dans beaucoup de ces films… : les Michel Beaune, Charles Denner, Pierre Vernier, Claude Brosset…seconds couteaux emblématiques des années 70, vraisemblablement reconnus par leurs pairs, ils n’ont jamais accédé à la notoriété véritable, celle offerte par un premier rôle, voire plusieurs, avec quelque succès…je pense aussi à Philippe Laudenbach, à nouveau dans la lumière (!) dans le lumineux « Des hommes et des dieux »…
Jean Desailly, certes pour « La peau douce » mais ensuite…peu ont (encore) son nom sur le bout des lèvres…alors oui certains ont aussi fait leur chemin au théâtre…
Mais après tout ne sont-ils ou n’ont-ils étaient nullement frustrés par ce parcours plus ombragé.

Michel Creton alertait récemment, outre sur l’injustice du fait, sur la situation difficile de certains comédiens qui ne peuvent plus vivre décemment alors même que des chaînes comme Canal + ou TF1 empochent de substantiels revenus dégagés de la vente de produits dérivés issus des films dans lesquels ces artistes ont joués (VHS, DVD et bonus DVD pour lesquels on les sollicite parfois). Leurs droits d’auteurs ne sont pas reconnus parce que leurs films sont antérieurs à la loi Lang de 1985. Lire l’article d l’Express.
Ainsi vous m’avez lue jusqu’au bout…vous voici récompensé : la suite de La vis pour ceux qui ne l’aurait pas trouvée…
Bon été à tous… !

L’esquisse d’  « A bout de souffle » et les toiles en plein air de l’été parisien…

20 Juil

 Je vous propose deux petits bijoux : « Charlotte et son Jules », le premier court-métrage de Godard, avec Jean-Paul Belmondo…un délicieux prémice d’ « A bout de souffle ».

Et juste après, la réponse à la question : mais pourquoi Belmondo est doublé par Godard…?

 Et en prime, la liste des films programmés en plein air et gratis sur la pelouse du Parc de Villette…! Et pourquoi pas, en attendant le film, débuter la soirée par un petit pique-nique…et un rosé…pour se réchauffer!