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Le business de l’anniversaire !

4 Juin

Lorsque l’on devient maman, on découvre tout un monde nouveau. Il y en a un qui me stupéfait encore aujourd’hui, c’est la fête d’anniversaire.

En effet, je ne sais sous quelle mode, quelle pression, quel diktat, ce phénomène est arrivé, mais en tous cas, dès tout petits, les chérubins ont leur fête d’anniversaire d’organisée.

Pour ma part, j’ai découvert cela à l’entrée de mon fils aîné en petite section de maternelle, lorsqu’il a commencé à être invité. Mais cela commence parfois dès la crèche ! Si, si !

En fait, ce n’est pas que je sois farouchement opposé à ce type de réjouissances, mais je trouve que cela est parfois démesuré. Qu’est ce que cela peut représenter pour un enfant de moins de 4 ans de fêter son anniversaire avec une dizaine d’autres enfants ? Va t-il vraiment en garder un souvenir ? Comme sur d’autres sujets, on a l’impression que ce sont les parents qui sur investissent le monde de leur enfant.

J’ai pensé au début, que c’était lié à mon quartier pas toujours très représentatif, mais après une analyse sociologique très poussée (faite auprès les amis et collègues), il ressort que toutes les catégories sociales sont touchées, et que ce phénomène se soit répandu sur toute la France (même à Parthenay dans les Deux-Sèvres, c’est dire …) 

Face à cette mode, s’est développé un vrai business autour de ces fêtes. C’est que de nombreux parents préfèrent « sous-traiter » l’affaire à un animateur magicien, musicien, gonfleur de ballon, ou se déplacer dans un musée, un bowling, un parc, au Mac Do dans tous ces lieux qui ont développé un service spécial anniversaire d’enfants. C’est vrai que les enfants sont super contents d’aller à un anniversaire au bowling, au poney club, ou que sais-je encore, mais je me dis, lorsqu’ils auront 15 ans, que feront-ils comme fête d’anniversaire ? Ne risque-t-on pas la surenchère ?

J’ai personnellement réussi à ne pas faire de fête d’anniversaire jusqu’à l’entrée en CP. Une amie, résiste à son fils aîné de bientôt 9 ans pour ne pas en faire, et là je dis chapeau bas ! C’est bien la seule que je connaisse qui résiste à l’envahisseur. Et elle fait bien, car une fois que l’on a mis le petit doigt dans cet engrenage, pas question de faire machine arrière et de décider que cette année on ne fera pas de fête avec les copains.

Toute cette diatribe pour au final, vous donner des adresses utiles pour organiser un anniversaire ! (c’est bien la peine …) En allant voir sur ces sites, on se rend compte que ce business est florissant. Car il faut que la fête soit réussie ! Là aussi cela fait surtout plaisir aux parents, moi y compris.

L’incontournable Oxybul, ancien Eveil&Jeux qui a un espace spécial anniversaire.

Pour avoir vraiment un très beau gâteau (c’est cher mais vraiment très beau…) ou plein de petits très beaux gateaux.

Pour avoir une belle table, et des bonbons de notre enfance, et des petits cadeaux originaux, chez Happy boutique vous trouverez tout ce qu’il faut. Ou encore chez My sweet boutique, plein d’idées, des petits sachets, des petites boites pour mettre les bonbons à donner aux enfants invités.

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Indiscrétions politiques

17 Mai

Le coq n’ayant pas réussi, sous de fallacieux prétextes, à nous faire un seul billet sur les élections, je m’y colle.

Cette période d’élection a  en effet été propice à engager des discussions de fond, des débats de société avec mes enfants (âgés de 8 et 6 ans). C’était en effet, pour eux, la première élection présidentielle à laquelle ils participaient en étant capables de comprendre l’enjeu. Et bien entendu, nous avons eu droit à la question fatidique de la différence entre les candidats et ce qu’étaient la gauche et la droite.

Je me souviens moi-même très bien le jour où j’ai posé cette question à mon père. Nous étions devant le journal télévisé, j’avais 18 ans (mais non, je rigole !), peut être 9 ou 10 ans. Je ne me souviens pas des explications en détail, mais grosso modo, j’en avais retiré qu’à gauche ils aidaient plutôt les pauvres mais en dépensant beaucoup d’argent, et à droite ils préfèraient privilégier le développement économique. Avec cela, si vous ne devinez pas de quel bord est mon père…Cela explique aussi, sûrement, le fait que la politique ne m’ait jamais beaucoup intéressée…

Bref, en 2012, face à ces légitimes interrogations émises par ma progéniture, la tentation de faire au plus simple, comme l’avait fait mon père, a été grande : à gauche, ils aident les pauvres, à droite ils favorisent les riches ! Heureusement, leur père leur a apporté des précisions utiles sur le rôle de l’état, les aides sociales, les impôts, l’économie. Et au final, mes enfants ont déclaré vouloir voter pour François Hollande.

J’ai espéré intérieurement qu’ils ne le clament pas trop fort dans leur cour de récréation, au risque de se faire marginaliser, voire tabasser, vu le bastion de la droite dans lequel nous nous trouvons vivre ! A titre d’exemple, le lendemain du premier tour, mes deux garçons sont revenus très fiers en nous disant quels parents avaient voté pour qui. Inutile de dire que personne n’avait voté pour Mélanchon (ca va pas la tête, non ? il avait mis dans son programme un plafonnement des revenus les plus élevés !). En revanche, Sarkozy aurait été élu au premier tour si la cour de récré était représentative de la France. Seules quelques mamans probablement « égarées » avaient fait preuve de résistance en votant Hollande.

Je leur avais pourtant expliqué la veille que c’était quelque chose de personnel les opinions politiques, et que l’on ne disait pas à tout le monde pour qui on votait. Le secret est ainsi une notion toute relative pour les enfants.

Le  jour du vote pour le deuxième tour, je suis entrée dans l’isoloir avec le cadet de mes enfants, qui voulait absolument voir ce que l’on faisait derrière ce rideau (des fois qu’il y aurait eu des bonbons…). Il a voulu aussi regarder quel papier je mettais dans l’enveloppe, et de sa petite voix fluette, il s’est s’exclamé au moment de sortir de l’isoloir : « maman t’as oubliée le papier pour Nicolas Sarkozy !». Le cher enfant …

Une expo qui a du chien…que dis-je, de la gueule…!

10 Mai

Un crapaud rigolo de Picasso, une chauve-souris de Van Gogh et tout l’aplomb de celle de César, le minet famélique de Giacometti, étiré comme un fil de pêche et qui fait face à cet angora blanc qu’un papillon distrait, le maxi caniche de Jeff Koons pomponné pour le concours , l’estampe géante du flamant rose d’Audubon, merveilleusement mise en couleur par Robert Havell…ou encore cette fameuse tête de lionne de Théodore Géricault… le regard du félin est impressionnant, tout à la fois tranquille et sur le qui-vive, prêt à bondir. L’âme du fauve saisie.

Ici l’animal existe sans maître, ni prédateur humain, peint, gravé, dessiné ou sculpté seul, comme un être à part entière. Dürer inaugurera cette approche et son « Lièvre » débute l’exposition. Vivant également sont les animaux représentés. Aucune nature morte n’est exposée, sauf peut-être ces petits phoques de Paul de Vos, qui ne semblent plus très frais…probablement peints après trépas.

A travers ces oeuvres se déroule l’évolution des rapports entre l’homme et l’animal, la place qu’il prend à ses côtés, l’avancée des connaissances qu’apportent les classifications, étiquetées aussi de préjugés, les animaux jadis en disgrâce et bientôt de compagnie, les prémisses de la reconnaissance de la souffrance animale…

On y visite les conditions des représentations avec l’encagement, exigu, des animaux permis par les zoos qui deviennent des lieux d’observation privilégiés. Les pérégrinations à travers l’Europe de ces cadeaux exotiques à deux ou quatre pattes offerts par les puissants à d’autres et les exhibitions des cirques sont autant d’occasions pour les artistes et les naturalistes de figurer l’animal.

Et puis il y eut Pompon. Sculpteur de son état et du début de l’autre siècle, inconnu à mon bataillon, jusqu’ici, c’est ainsi. Sa tête d’orang-outan tout d’abord puis le petit hippopotame et enfin l’ours blanc, grandeur nature, à qui toute une salle a été réservée, emblème désormais du réchauffement climatique.
François Pompon tranche avec les sculptures animalières classiques qui s’attachent à reproduire chaque détail : muscle, poil, griffes, paupière, cils, en creux et reliefs. Pompon est en dehors de ces représentations, hors ligne et plus que jamais à la magnifier de sa simplicité. Le regard suit son délié épuré sur lequel glisse la lumière, enveloppant totalement la forme qui, sans la moindre aspérité, ne donne prise à aucune ombre.

Jusqu’au 16 juillet au Grand Palais, Paris.
Hommes, femmes et enfants autorisés

Idée… en attendant Noël …

19 Déc

J’ai quasiment épuisé mes idées de cadeaux, alors comme c’est les vacances (enfin pour les enfants) une petite idée de décorations de Noël à faire avec eux.

Je n’ai aucun mérite je l’ai trouvée en regardant une émission sur France 5, Silence, ça pousse. Ce devait être un soir de désoeuvrement total, vu que je n’ai pas de jardin, que je n’y connais rien en jardinage et que je n’aime pas particulièrement cela… Et que cette émission ne parle que de plantes, arbres et autres plantations. Ne me demandez pas pourquoi on y parlait de décorations de Noël, rapport avec le sapin peut être ?

En tous les cas, voici l’idée générale : avec des boules transparentes (on en trouve sur le site de Créavéa ou dans les boutiques type Loisirs et Créations) on colle des morceaux de papiers afin d’en tapisser tout l’intérieur. Il suffit d’avoir des chutes de papiers cadeaux ou dans mon cas des restes de papiers japonais, du vernis colle, un pinceau pour appliquer la colle et une paire de ciseaux!

Après avoir appliqué de la colle sur les deux faces intérieures de la boule transparente, on colle les papiers à l’intérieur. On laisse sécher, et voilà le résultat :

Et puis, en vrac des jolis papiers cadeaux et du masking tape :

Et pour terminer, une remarque de mon fils, après lui avoir fait remarquer qu’un des cadeaux qu’il demandait était un peu cher pour le Père Noël : « Mais maman, c’est pas grave, le Père Noël il n’achète pas les cadeaux, il les fabrique ! »

Ps : il va falloir que le père noël m’amène un appareil photo, les miennes sont plutôt palotes !

Je vous présente Emile

17 Oct

Nous nous sommes rencontrés alors que je déambulais paisiblement en plein Paris. Au détour d’une allée, nous nous sommes brutalement retrouvés face à face. Le choc fut à la hauteur de sa taille ! Emile est en effet très grand et très poilu. C’est un mâle, un vrai ! De ceux auprès de qui on se sent si frêle, une petite chose …

Allez, chanceuses que vous êtes, je l’ai pris en photo, le voilà :

 

Emile vit au jardin des plantes, et plus précisément dans la grande galerie de l’évolution. J’y suis en effet allée, il y a peu, avec mes garçons, après une première visite datant déjà de quelques années, mais qui ne les avait pas marqués vu qu’ils ne se souvenaient de rien (en même temps, c’est pratique, je peux leur resservir plusieurs fois les mêmes sorties !). Toujours le même emballement à découvrir les mammifères marins, les baleines, requins, raie manta et autres narval… Puis les animaux de la savane, et ceux des pays froids. Un vrai plaisir pour les enfants.

Cette fois-ci nous avons testé aussi la galerie des enfants . Espace situé à l’intérieur du musée d’histoire naturelle, dédié à la « découverte de la biodiversité et du développement durable de façon concrète et ludique ! ». Au moment d’acheter les billets on choisit une heure d’entrée, il y en a tous les quarts d’heure, et on peut y rester autant de temps que l’on souhaite. Il y a 4 espaces à découvrir : la ville, la rivière, la forêt tropicale puis l’ensemble de la planète.

Pour être tout à fait honnête, cette visite ne nous a pas vraiment emballée. J’ai eu l’impression que le contenu s’adressait à des enfants beaucoup plus âgés que les miens (qui ont 6 et 8 ans), ou alors c’est que les miens ne sont pas très éveillés (ce qui est difficilement imaginable, j’en conviens). Peut être est-ce parce qu’ il n’y a pas vraiment de lien entre les différents espaces. On passe de l’un à l’autre sans transition. Un peu comme une superposition d’activités mais sans lien entre elles. La forêt tropicale nous a bien intéressée, mais de voir les différents poissons pêchés dans les rivières un peu moins. Le site qui y est consacré me semble, en revanche, plus intéressant ! Mais je ne l’ai pas testé avec des enfants.

Par contre, je vous conseille pour y aller, ou pour en repartir d’ailleurs, de prendre le Batobus . Il y a un arrêt juste en bas du jardin des plantes qui peut vous emmener au centre de Paris, à Chatelet ou jusqu’à la Tour Eiffel, il y a 8 escales. C’est vraiment chouette de traverser tout Paris en bateau. On voit des détails que l’on ne voit pas autrement (surtout lorsque l’on y va en métro, on est bien d’accord…), on croise d’autres péniches, la police fluviale en zodiac qui fait des vagues. Le voyage est un peu long (35 minutes du jardin des plantes à la Tour Eiffel) mais on ne s’ennuie pas. Le billet, plus cher qu’un ticket de métro, c’est sûr, est valable pour la journée, donc on peut faire autant d’aller-retour que l’on veut !

J’habite un quartier formidable (2ème partie)

6 Avr

Lors d’un précédent billet, je vous avais parlé de mon quartier formidable ! Et je m’étais interrogée sur ce que je répondrais lorsqu’un de mes fils me demanderait ce que font ces femmes dans leur camionnette. Et ben ca y est ! J’ai eu la question fatidique.

 J’y ai eu droit samedi matin, nous étions tous les deux en voiture coincé derrière une autre voiture qui s’était arrêtée juste devant nous en double file d’une camionette. Une tête était sortie de la fenêtre de la camionnette pour semble-t-il renseigner l’automobiliste : « maman, elle fait quoi la dame dans le camion ? » J’essaie de noyer le poisson. « Euh, ben elle renseigne les gens qui ont dû se perdre ? » Peine perdue : « oui, mais les autres ? » « C’est-à-dire ? » (deuxième tentative, l’air de rien …) « les autres femmes qui sont dans les camionnettes,  elles font quoi ? »

Une réflexion intense s’engagea dans ma petite tête : que lui dire ? Jusqu’à quel niveau de détail ? Comment lui dire la vérité, en sachant que tout ce qui touche au sexe reste encore pour lui assez vague ?

L’idée de ne pas lui dire la vérité ne m’a pas effleuré, j’ai imaginé tellement de choses abracadabrantes (genre, que j’avais été adopté, que mes parents étaient des bandits de grands chemins, que les acteurs de cinéma devaient avoir plein d’enfants puisqu’on avait des enfants en s’embrassant sur la bouche… quand je vous dis n’importe quoi…), juste parce qu’enfant je n’ai pas posé de questions, que j’essaie toujours de répondre aux questions que l’on me pose.

J’ai donc commencé sur le fait qu’elles vendaient de l’amour, enfin qu’elles faisaient l’amour contre de l’argent, que c’était leur métier ! Après, je me suis dit, que c’était un peu idyllique comme discours, et surtout très loin de la vérité… J’en ai donc remis une couche sur le fait que normalement on ne paie pas pour faire l’amour, que c’est lorsque deux personnes s’aiment très fort (oui, là aussi c’est idyllique, mais tout de même ce n’est qu’un enfant, il faut que je lui laisse des illusions …). Et que si ces femmes font cela c’est qu’elles n’ont pas le choix, elles n’ont peut être pas pu aller à l’école pour apprendre un métier (un petit rappel sur l’utilité de l’école, ça fait de mal en passant …). Lancée, j’étais prête à continuer ma diatribe pendant encore un moment, mais mon fils m’a arrêté, par un « ah, ok d’accord maman ». Genre c’est bon, t’as répondu à ma question n’en fait pas trop…

Et voilà, une bonne chose de faite ! en plus, je suis rôdée pour les questions du deuxième !

Sushis, vous avez dit sushis ?

18 Fév

La poulette L a testé cette recette gourmande et originale pour un goûter d’enfants. Elle la partage avec nous. Un grand merci sucré à elle !


Vous aimez les sushis ? Petits et grands,  vous allez adorer ceux là !

Ce sont des sushis bonbons ! A faire pour un anniversaire ou juste pour s’amuser.

Les ingrédients indispensables :

La préparation est très simple puisqu’il suffit d’enlever le sucre des rubans acidulés(dont je ne connais pas le nom) en les passant sous l’eau. Attention toutefois à ne pas trop les nettoyer, ils risquent alors de se casser.

On coupe ensuite les chamallows dans le sens de la longueur pour mettre une bouteille de coca ou un réglisse ou une frite coupée en deux à l’intérieur et on referme avec les rubans !

On peut aussi couper les rubans en lamelles qu’on utilise ensuite pour attacher une bouteille de coca au dessus d’un chamallow.

Vous pouvez aussi laisser faire votre imagination …

Voilà le résultat ! Succès assuré !

 

Bon Appétit !