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101, 102, 103, 104 !!

13 Mai

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Non, ce n’est pas le 104ème billet de ce blog, ce n’est pas non plus le nombre de jours qu’il me reste avant mes prochaines vacances, ni un nouveau défi idiot que je me serai lancé ! C’est juste le nom d’un lieu, le CENTQUATRE. J’ai profité de ces vacances et de l’exode massif des parisiens cette dernière semaine, pour me lancer à l’aventure dans le 19ème arrondissement de Paris, dans un quartier oh combien peu intéressant culturellement parlant (je ne fais pas ma bourgeoise, j’y ai vécu quelques années de jeunesse), mais dans lequel se trouve ce fameux lieu !

Le 104 (d’après ce que je lis sur le site on dit plutôt le CENTQUATRE… ) c’est THE place to be (enfin depuis le temps, peut être plus tellement en fait… Cela va bientôt devenir ringard avant de devenir vintage …) à Paris. Ce lieu a été conçu, bon en fait je ne vais pas vous reprendre la plaquette de présentation, tout est inscrit sur le site. Une phrase, tout de même prise sur le site « Au coeur du quartier Flandre le CENTQUATRE occupe un endroit déterminant du Paris métropole. Simultanément au centre et au bord de la capitale » j’adore ce genre de phrase, le site internet en est plein… Bref, je vais plutôt vous parler de ce que j’ai vu!

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J’y suis allée initialement pour voir l’exposition de Keith Haring, expo qui se déroule en fait sur 2 lieux à Paris. Au Centquatre ne sont exposées que les œuvres grand format. Au final, pas tant que cela, ce qui est un peu décevant…

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En revanche, le lieu est assez fascinant ! Lorsque j’ai passé la porte d’entrée, j’ai cru que j’avais été télétransporté dans le film Fame (que j’ai revu récemment, c’est peut être pour cela que cela m’y a fait penser). Dans les moindres recoins apparaissent des groupes de 2, 3 voire 6 personnes, qui dansent, chantent, jonglent ou déclament du texte. Malgré le brouhaha ambiant chacun réussit, semble-t-il, à recréer un petit espace d’expression. C’est très étonnant ! Il y a des bancs, des chaises longues où l’on peut s’installer pour un moment à observer ces artistes en pleine répétition. J’y ai vraiment passé un bon moment, très agréable, un peu hors du temps.

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On y trouve aussi un fabuleux labyrinthe en carton.

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Une librairie, des resto, même un camion à pizza ! De quoi y rester une journée entière …

PS: Je suis dégoutée, j’ai quand même habité vraiment tout près de ce lieu, mais il y a bien 20 ans ! Je ne me rappelle même pas ce qu’il y avait à la place de cet espace. Et lorsque j’habitais dans l’est parisien, il n’y avait jamais rien qui s’y passait (ce n’était pas encore devenu bobo)!

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Entre Cartier et Shakespeare

4 Oct

Le coq m’a damé le pion, j’avais prévu parler aussi de lecture et culture. J’avais trois bonnes BD sous le coude, que j’ai lues pendant les vacances. Ce sera pour la semaine prochaine! Pleine de ressources, voici deux idées de sortie.

L’exposition Histoires de voir, jusqu’au 21 octobre à la Fondation Cartier.

Très belle exposition diversifiée, présentant les œuvres d’autodidactes, pardon, d’art naïf venus de tous horizons. De belles couleurs, des formats très différents, avec associé à chaque œuvre l’histoire de l’artiste. Et puis la découverte de cette fondation dont j’avais plusieurs fois entendu parler. Très joli parc autour, même s’il semble un peu abandonné (c’est fait exprès me dit-on !). J’ai beaucoup aimé les dessins traditionnels peints sur les maisons en Inde, et les ai même détournés pour faire une carte d’anniversaire (c’est mal je sais…).

Le théatre de verdure du jardin Shakespeare

J’y suis allée un dimanche matin avec mes garçons assister à la représentation du Chat botté revu et corrigé par la compagnie Le Vers Galant. Non seulement c’est un très joli spectacle, mais le fait que ce soit à l’extérieur sans autre décor que les éléments naturels, ajoute encore au plaisir. Ce spectacle est plutôt à faire avec des enfants, (ils disent à partir de 4 ans, mais il y a un ogre qui fait un peu peur, une petite fille a sangloté tout le spectacle, suppliant son père de partir, cela m’a rappelé des souvenirs avec mes garçons…), mais il y a une programmation très variée regardez le programme, il n’y en n’a pas que pour les enfants.

Hum, en étudiant plus attentivement le programme, je m’aperçois que c’est un plan type pétard mouillé!

Les spectacles se terminaient le 30 septembre ! Heureusement, le jardin autour du théatre vaut vraiment aussi la balade, il y a des jeux pour les enfants, de grandes pelouses où pique niquer, un petit ruisseau qui serpente (j’essaie de me rattraper…). Et puis (c’est pour le coq et ses goûts gastronomiques de luxe), vous pouvez aussi aller déjeuner au restaurant du Pré Catelan (un petit restaurant Relais et Chateaux)!

Au fait, je passe du coq à l’âne, mais on participe au Golden Blog Awards, alors votez pour nous ! On restera des poulettes et un coq normaux, promis, juré !

Une expo qui a du chien…que dis-je, de la gueule…!

10 Mai

Un crapaud rigolo de Picasso, une chauve-souris de Van Gogh et tout l’aplomb de celle de César, le minet famélique de Giacometti, étiré comme un fil de pêche et qui fait face à cet angora blanc qu’un papillon distrait, le maxi caniche de Jeff Koons pomponné pour le concours , l’estampe géante du flamant rose d’Audubon, merveilleusement mise en couleur par Robert Havell…ou encore cette fameuse tête de lionne de Théodore Géricault… le regard du félin est impressionnant, tout à la fois tranquille et sur le qui-vive, prêt à bondir. L’âme du fauve saisie.

Ici l’animal existe sans maître, ni prédateur humain, peint, gravé, dessiné ou sculpté seul, comme un être à part entière. Dürer inaugurera cette approche et son « Lièvre » débute l’exposition. Vivant également sont les animaux représentés. Aucune nature morte n’est exposée, sauf peut-être ces petits phoques de Paul de Vos, qui ne semblent plus très frais…probablement peints après trépas.

A travers ces oeuvres se déroule l’évolution des rapports entre l’homme et l’animal, la place qu’il prend à ses côtés, l’avancée des connaissances qu’apportent les classifications, étiquetées aussi de préjugés, les animaux jadis en disgrâce et bientôt de compagnie, les prémisses de la reconnaissance de la souffrance animale…

On y visite les conditions des représentations avec l’encagement, exigu, des animaux permis par les zoos qui deviennent des lieux d’observation privilégiés. Les pérégrinations à travers l’Europe de ces cadeaux exotiques à deux ou quatre pattes offerts par les puissants à d’autres et les exhibitions des cirques sont autant d’occasions pour les artistes et les naturalistes de figurer l’animal.

Et puis il y eut Pompon. Sculpteur de son état et du début de l’autre siècle, inconnu à mon bataillon, jusqu’ici, c’est ainsi. Sa tête d’orang-outan tout d’abord puis le petit hippopotame et enfin l’ours blanc, grandeur nature, à qui toute une salle a été réservée, emblème désormais du réchauffement climatique.
François Pompon tranche avec les sculptures animalières classiques qui s’attachent à reproduire chaque détail : muscle, poil, griffes, paupière, cils, en creux et reliefs. Pompon est en dehors de ces représentations, hors ligne et plus que jamais à la magnifier de sa simplicité. Le regard suit son délié épuré sur lequel glisse la lumière, enveloppant totalement la forme qui, sans la moindre aspérité, ne donne prise à aucune ombre.

Jusqu’au 16 juillet au Grand Palais, Paris.
Hommes, femmes et enfants autorisés