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Sixto Rodriguez dit « Sugar man »

31 Jan

Sugar manIl s’appelle Rodriguez…ça n’est pas très vendeur comme nom.

Je n’ai rien contre les Rodriguez mais pour un chanteur ça ne fait pas voyager, c’est un peu comme nos Dupont ou Durand  j’ai l’impression…

Et si le problème avait été là. Les choses se jouent à si peu parfois et allez savoir ce qu’ils avaient dans la tête ceux qui décident des programmes musicaux sur les radios…Nous sommes aux Etats-Unis, début des années soixante-dix. L’artiste fut ignoré et sa mort aussi.

L’homme se serait suicidé sur scène, un jour d’infamie. Un public médiocre l’aurait hué.

Comment est-ce possible lorsqu’on écoute son album « Cold fact », les titres « Sugar Man » ou « Cause »…sa voix, si placée, ces textes si incarnés, ses mélodies…

Le film, un documentaire, tente de remonter le fil de son histoire, découvrir qui était cet inconnu qui connut à son insu un succès phénoménal en Afrique du Sud…alors que là aussi les radios l’ont ignoré et même boycotté, Apartheid oblige.

Une merveilleuse aventure, qui en a engendré d’autres pour ceux qui sont partis à la recherche de son identité. Une très belle histoire, vraie, incroyable qui mène à la découverte d’un homme différent, délicat, un poète.

PS : si vous allez voir le film, allez-y sans plus d’informations pour garder intact la magie et l’émotion que peuvent offrir la vie et les hommes parfois…

Mais écoutez ceci…

Du rire, du sang et des larmes…

19 Déc

Quel teasing…!

Survendu ?

Pas du tout, je tiens toujours mes promesses (quasi) et cette sélection de DVD est du meilleur cru…il ne vous reste qu’à bien choisir la cible.

Dans la collection comique, je vous propose…

Comiques de toujours

Le coffret « Comique de toujours » aux éditions Montparnasse

Ce ne sont pas des références très récentes (j’entends déjà glousser le Coq) mais c’est ce qu’on appelle justement des classiques : Jean Yann terrorisant l’inspecteur du Permis de conduire, Bedos et son fiel délicieusement infâme envers sa femme « Paulette »…et revoir Pierre Doris, Fernand Raynaud, Bourvil, Raymond Devos… un brin de nostalgie.

Rock for ever

Pour du « comique déglingué »…

Rock for ever, une comédie musicale kitch et déjantée que je n’ai pas vue mais qui m’a mis l’eau à la bouche : on y retrouve Alec Baldwin en tenancier de boîte homo, Tom Cruise en star de rock et bête de scène, Catherine Zeta-Jones en politicienne coincée garante des valeurs morales de l’Amérique…et toute la musique des années 80…

Pour des valeurs sûres…

DriveDe rouille et d os

L’immanquable Driveavec le fondant RYAN GOSLIIIING….dont je vous avez déjà rebattu les oreilles à l’époque de sa sortie en salle !!!!

Le bouleversant De rouille et d’os, de Jacques Audiard avec le très bon Matthias Schoenaerts et bien sûr Marion C.

Pour le Poético-Décalé…

La fée

Ne pas ratez La fée ! Un OVNI….

Dans un petit hôtel du Havre, un veilleur de nuit tombe amoureux d’une femme sans valise et pieds nus, une fée. Un numéro d’équilibriste entre loufoquerie et poésie.

Pour le petit bijou…

Quand je serai petit

…d’émotion, de délicatesse et d’interprétation (Poelvoorde le plus grand des acteurs)

Quand je serai petit, de et avec le très sensible Jean-Paul Rouve…

Une histoire très originale où un homme (Jean Paul Rouve) pense, à travers le personnage de Benoît Poelvoorde, rencontrer son père pourtant décédé lorsqu’il était enfant…magnifique film.

Ah oui, j’oubliais, le plus beau film du monde

Les enfants du Paradisqui ressort en DVD.

Et en bonus, pour les parisiens, pourquoi pas des places pour le spectacle musical sur Billie Holiday, interprété par Viktor Lazlo…on m’en a dit beaucoup de bien

ou pour « Des fleurs pour Algernon » qui reprend dès le 10 janvier 2013…Charlie Gordon magnifiquement incarné par Grégory Gadebois…je vous le recommande chaudement…

Je pense aussi à « Par hasard et pas rasé » au théâtre Montfort…pas vu mais ça promet…Gainsbourg par Philippe Dusquesne (l’un des tous excellents Deschiens).

Comme un avant goût de vacances…

26 Juil

Le mois de juillet ressemble pour moi à des premières vacances, même si je suis toujours à Paris et que je continue à venir travailler tous les jours. Non je ne suis pas complètement maso, je suis juste sans enfant ! Et pendant ces quelques semaines, je peux vivre sur un autre rythme.

Le fait de ne pas avoir de contraintes d’horaires est inestimable. De pouvoir organiser ma soirée comme je l’entends, sans avoir prévenu au minimum une semaine à l’avance, le baby sitter, le père, les enfants, de mon absence est très appréciable. Pouvoir sortir boire un verre, comme cela, à l’improviste me réjouit. Et même, de savoir que je peux rester plus tard travailler est précieux. Je n’ai pas à me creuser les méninges en rentrant le soir pour savoir ce que je vais bien pouvoir faire à dîner. Et même si le frigo est vide, qu’à cela ne tienne, on trouvera bien un resto d’ouvert ! Quel bonheur ! Je crois que c’est ce sentiment de liberté et d’absence de contraintes qui m’est le plus cher. Tout en sachant, bien sûr que cela n’est que temporaire. J’en profite d’autant plus parce que je sais d’avance que c’est ponctuel.

C’est aussi l’occasion d’aller plus souvent au ciné. Je vous recommande d’ailleurs un film excellent, conseillé par notre critique ciné la poulette M, Starbuck. C’est l’histoire d’un homme qui apprend qu’il est père d’environ 500 enfants suite aux nombreux dons de sperme qu’il a fait dans sa jeunesse.

C’est vraiment très drôle, les dialogues sont savoureux et fusent, c’est aussi un peu loufoque forcément avec un scénario pareil. Et c’est même parfois un peu émouvant (outre le fait que j’ai beaucoup ri, j’ai eu aussi parfois les larmes aux yeux, ce qui pour un seul film est déjà pas mal). Et puis, c’est québécois, et c’est un accent et une façon de parler que j’adore (c’est quelque chose qu’il faudrait peut-être que je creuse d’ailleurs, d’où vient cette attirance pour cet accent ? J’en avais déjà parlé ici au sujet des BD de Michel Rabagliatti. Aurais-je été québécoise dans une autre vie ?). Je vous le recommande vivement, vous ressortirez le sourire aux lèvres !

La dernière séance

18 Mai

Je me souviens, j’avais le droit le mardi soir, parce que y’avait pas école le lendemain, de regarder le film.
Assise entre papy et mamie, c’était la dernière séance d’Eddy et les grands classiques américains…on regardait souvent les westerns: John Wayne, Gary Cooper, Richard Widmark… les blancs gentils et les Apaches, les Sioux, et tous les Comanches…les cruels indiens.
J’aimais bien les deux bandes noires sur l’écran, ça faisait cinéma le cinémascope (!), moi qui n’était encore jamais entrée dans une salle, alors celle d’Eddy, j’en rêvais un peu, de son beau cinéma de quartier.

Plus tard, « mon papy » fut l’un des premiers abonnés à Canal Plus, dans les années 80, et là j’en ai profité un maximum pendant les vacances. Je me souviens d’ « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone avec James Wood et De Niro, de « Brubaker », qui m’a beaucoup marquée, avec Redford, et puis « Out of Africa », Les Francis Ford Coppola et la génération débutante des Matt Dillon, Tom Cruise, Diane Lane, Nicolas Cage, Rob Lowe, Patrick Swayze, Mickey Rourke…dans « Rusty James » et « Outsider »…

Maintenant, j’ai un grand plaisir  à pouvoir profiter des salles du quartier latin, parisienne que je suis devenue, le Champo, le Reflet Médicis, la Filmothèque, le Studio Galande…. Les vieilles bobines, les bandes trop éprouvées qui cassent, le son qui grésille, les images qui sautent, la déco défraichie, mais pas toujours… « Le Cuirassé Potemkine », « Ma Nuit chez Maud », « Hiroshima mon amour »…

Alors voilà, j’avais envie de partager une petite liste de films qui m’ont marquée, un film ou deux dans chaque petite boîte, et qui vous donneront envie peut-être de les visionner, ou de les revoir…

Mes chocs
Les tous récents « Incendies » de Denis Villeneuve et « L’étrangère » de Feo Eladag…des histoires de femmes, de guerre…des tragédies antique et archaïque…à voir absolument.

Mes tendresses
« Les émotifs anonymes » . Un grand rôle pour Benoît Poelvoorde et le sujet de la très grande timidité-souffrance abordé sur un ton qu’il ne faudrait pas imaginer si léger.
« Harold et Maude » d’Hal Hasby, étonnant et détonnant couple (!) que ce jeune garçon inventif et morbide et cette vieille dame pétillante prête à mille bêtises.

Mes indélébiles
« Voyage au bout de l’enfer » de Michaël Cimino
Cette infime goutte de vin qui macule la robe blanche le jour des noces…et augure du malheur…Christopher Walken, fragile, éperdu, en sursis…John Savage aussi (« Salvador », « Maria’s lover »…)

Mes Avant/après
« Into the wild » de Sean Penn
J’ai eu du mal à entrer dans le film, toute sa première partie, et ensuite une telle résonnance, un tel écho, totalement bouleversant.

Mes lumineux
« Séraphine » de Martin Provost
Ah, ma Yolande…et cette lumière bleutée certains instants

Mes yeux écarquillés
« Bernie » de Dupontel. J’avais adoré, je l’ai revu récemment: très très particulier c’est vrai, à ne pas mettre devant tous les yeux, déjanté…le 28ème degré s’impose, et encore.

Mes fous rires et plus subtils
« La garçonnière » de Billie Wilder. Un Jack Lemmon irresistible de gentillesse.
Le diner de con
L’arnacoeur
Et puis le père Noël…bien sûr…

Mes beautés
« La notte » d’Antonioni
Le cadrage, ces noirs, cette sobriété, cette élégance…et puis Marcello.
« Le mépris » de Godard…je me demande comment il a pu si bien retranscrire l’atmosphère de Moravia, enfin on imagine. BB est parfaite.

Mes gentiment décalés
« J’ai toujours rêvé d’être un gangster » de Samuel Benchetrit
Des histoires de braqueurs un peu dépassés par les évènements, leur amateurisme, leur gentillesse…Edouard Baer irrésistible.

Mes coups de cœur
« Sur mes lèvres » de Jacques Audiard. Emmanuelle Devos, Vincent Cassel…parce qu’elle lit sur les lèvres, du haut d’un toit, elle lui sauvera la vie…j’adore ce film.
« Dans ses yeux » de Juan José Campanella, un terrible meurtre, une romance inaboutie et l’Argentine des années 70, de la dictature…et je découvre Ricardo Darin pour la première fois.

Mes petites surprises
« A deriva« , film brésilien avec Vincent Cassel. Une jeune fille découvre l’infidélité de son père…

Mes passionnés
« La leçon de piano » et « Bright star » de Jane Campion.
Les amants du Pont Neuf aussi, et puis Tess, et puis..

Des images fortes
« Missing » de Costa Gavras. Jack Lemmon, dans un rôle dramatique, et Sissi Spacek. Ils recherchent fils et mari sous la dictature Pinochet…
« La déchirure » de Roland Joffé. Un journaliste américain regagne in extremis les Etats-Unis lors de la prise de Phom Pen par les Kmers rouges au Cambodge, grâce à l’intervention de son interprète cambodgien qui lui devra rester.
« Le choix de Sophie » de Alan J. Pakula. Une mère (Meryl Streep) a fait, il y a longtemps, un choix terrible pour sauver l’un de ses deux enfants de la chambre à gaz.
Allez, parce qu’il faut clore la liste et l’article, un dernier « Cria cuervos » un superbe film sur l’enfance de Carlos Saura…une chanson entêtante et les yeux d’Ana.

Contre toi

9 Fév

« Contre toi » de Lola Doillon – Avec Kristin Scott Thomas et Pio Marmaï


Je suis « Fan » de Kristin ! Oui, c’est Kristin, tellement j’ai l’impression de retrouver une copine à chaque fois que je la vois au cinéma… Il me fallait donc  aller voir son dernier film, dès sa sortie!

Je ne suis jamais déçue par Kristin Scott Thomas. A l’inverse de beaucoup d’acteurs, elle change de registre (choix ou opportunité), interprète des personnages différents avec toujours un jeu très juste.

Sa filmographie. Quelques-uns de ses films  que  j’ai aimés : «Quatre mariages et un enterrement», avec Hugh Grant  (eh oui, elle y était !);  «Le patient anglais» avec Ralph Fiennes; «Il y a longtemps que je t’aime»; «Partir» avec Sergi Lopez et Yvan Attal; «Crime d’amour» avec Ludivine Sagnier…

Mais revenons au film…

L’histoire. Dans « Contre toi », elle est une femme enlevée et séquestrée par un jeune homme, qui la rend responsable de la mort de sa femme. Mais une fois échappée, elle n’aura de cesse de le retrouver.

Résumer le film au Syndrome de Stockholm serait réducteur. Certes, les sentiments qu’elle nourrit à l’égard de son ravisseur évoluent tout au long de sa captivité. Mais il en va de même pour ce dernier. L’ambiguïté des sentiments est remarquablement jouée par les 2 acteurs.

La victime apeurée, qui tente plusieurs approches pour déstabiliser son ravisseur (résignée, hautaine, fragile, agressive, à l’écoute…), puis compréhensive, vaincue, demandant pardon… L’agresseur en colère, qui souffre, muré dans son silence, imperturbable, indécis… et qui redevient un enfant demandant pardon quand il commet un geste d’une violence inouie à son encontre.

Chacun dans son monde, avec ce qu’il est, ses certitudes et ses fêlures, va entrer progressivement dans la compréhension de l’autre… pour entretenir une relation, qui quand elle se termine (trop tôt) les laisse démunis.

Cette cohabitation forcée créée et entretient une sorte de dépendance émotionnelle. Mais après une période de « flottement », après la libération, pendant laquelle le couple se cherche, se retrouve et essaie de revivre cette ambiance de vase clos, la raison reprend le dessus, tous les deux résignés et acceptant l’issue fatale.

Mon avis. Les 2 acteurs ont donné vie et chair aux personnages avec beaucoup de réalisme et de sincérité. La réalisation y a aussi fortement contribuée : des plans rapprochés des visages, des regards et des silences lourds de sens, peu de dialogues, des scènes intenses…

Un bémol toutefois sur ce retournement de situation, qui fait basculer le duo « ravisseur-victime » en couple. Trop rapide, trop attendu, trop évident, trop « facile »… comme s’il manquait quelque chose. Peut-être à cause de ces scènes courtes (et nombreuses) de la captivité ?!

Vous aurez compris que ce film est surtout à aller voir pour le jeu des acteurs que pour l’intrigue, qui est somme toute sans grande surprise.

Ma déclaration d’admiration. Et encore une fois, je n’ai pas été déçue par Kristin !

La poulette M

Shahada

2 Fév

Nous avons l’immense plaisir d’accueillir la poulette M. Elle s’est improvisée critique de cinéma, spécialement pour nous. Merci à elle de s’être lancée !  Si vous voulez la suivre, faites-nous signe…

« Une petite brève sur un film que j’ai vu, et qui j’espère vous donnera envie d’aller le voir ! J’ai adoré pour ma part !!!! »

 

Shahada : La religion, ligne de conduite ou sanction ?

L’histoire. Berlin, de nos jours… Quelle est la place (et le rôle) de l’Islam, à des moments cruciaux de la vie de 3 personnages, musulmans avec des pratiques différentes.  Une image de la religion, entre intégrisme et tolérance.

3 personnages, qui sont-ils ?

  • Ismaël, un flic tourmenté à la suite d’une bavure policière : il blesse une femme enceinte qui perd son enfant. Rongé par le remords mais aussi attiré par cette dernière, ses valeurs sont mises à rude épreuve, au risque de faire voler en éclats sa propre famille.
  • Sammy, jeune adolescent musulman, fervent pratiquant, dont l’islam régit comportement et pensée, mais troublé par ses sentiments et son désir envers un de ses collègues homosexuel. Le jeune homme passe successivement par différentes étapes : rejet de cet amour (se retranchant derrière le fait que c’est mal), abandon à des instants de plaisir, pour se reprendre rapidement et refuser cet amour.
  • Maryam, jeune femme laissée sans repères à la mort de sa mère par son père Iman et qui va renouer de façon intransigeante avec l’islam, suite à un avortement illégal. Pour elle, les complications qui s’en suivent sont un signe de colère de Dieu et d’une rédemption attendue.

Mon ressenti du film . Que penser de ces personnages pris dans la tourmente de leurs sentiments, en quête de réponse ? La religion semble être LA solution… On s’identifie à eux. Perdus, déboussolés… Mal nous en prendrait de les juger. On ne peut qu’être observateur de leurs choix, car ils sont pris en toute conscience et en toute connaissance de cause.

C’est un film intimiste, d’une grande sobriété, servi par des acteurs justes, pour un sujet d’actualité sensible… A noter aussi : une ambiance de huis clos mais jamais pesante, des scènes courtes mais intenses, et une musique qui alterne entre modernité et tradition.

En un mot : vive le cinéma allemand !

La phrase du film à retenir  – « Allah accepte toutes les formes d’amour. »

La poulette M

Lyrics and movies…

3 Nov

Nostalgie, élégance et sensualité… je vous invite à la détente et à une plongée dans quelques-uns de mes classiques favoris en sirotant une coupe de champagne rosé ! A écouter ou à regarder…