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Un peu de lecture ?

14 Mar

Et oui, me voilà (déjà!) revenue de mes vacances à la neige! Et, oui c’est possible de se retrouver quelque part sans accès à internet. Même mon téléphone ne captait pas toujours de réseau…

Des vacances sportives mais aussi « littéraires ». Voici deux livres que j’ai tout particulièrement apprécié :

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  • J’ai lu et même dévoré « Oh… » de Philippe Djian. Un bref résumé pourrait se limiter à l’histoire d’une femme qui se fait agresser chez elle (ce qui n’est pas très vendeur…). Se cantonner à ce résumé ne serait vraiment pas rendre hommage au livre. C’est aussi l’histoire d’une famille et de ses relations parfois tendues : entre une mère et son fils, entre une femme et sa mère, entre une fille et son père. Un mystérieux père, emprisonné suite à un sordide événement qu’on devine au fur et à mesure de l’avancée du livre. Là non plus ce n’est pas très vendeur, et pourtant, ces thèmes qui peuvent être pesants, abordés comme ils le sont dans ce livre, ne le sont pas. C’est évidemment bien écrit, dans un style assez sec, avec des changements d’unité de temps et de lieu parfois déroutants. Je crois que je me suis laissée emporter par cette femme qui se découvre différente de ce qu’elle pensait être, tout en ne reniant pas son passé. (Qu’est ce que c’est dur de parler d’un livre, je ne suis pas douée…)

Keith Richards Life

  • Autre livre, très différent, et nettement moins littéraire. Je suis plongée, depuis plusieurs semaines déjà, dans la biographie de Keith Richards, « Life » (quelques 700 pages ce qui explique le temps passé) (c’est le guitariste des Rolling Stones, on ne sait jamais …). Outre l’histoire du groupe, incroyable déjà en elle-même, je découvre avec étonnement l’ambiance de la fin des années 60 : le puritanisme d’une partie de la société face à un colossal désir d’émancipation des jeunes. Quelques exemples qui font rire à l’heure d’aujourd’hui : lorsqu’ils ont commencé à être connus, ils se faisaient insulter parce qu’ils avaient les cheveux longs ! Les filles étaient tellement dingues d’eux que c’était l’émeute à chaque concert ! Elles jetaient vraiment leurs petites culottes ! Parce qu’ils jouaient du rock ils avaient la désapprobation de toute une partie de la société. On s’aperçoit du chemin parcouru et cela remet les évènements en perspective. Au final, on n’a qu’une envie c’est de réécouter les titres cités, en sachant désormais dans quel contexte ils ont été composés, et (j’ai fait le test) après ce livre vous entendrez davantage les guitares et moins la voix de Mick Jagger.

Une vidéo de 2003 très instructive de l’INA… (mais je n’arrive pas à mettre la vidéo directement, il faut cliquer). Les Stones ont tout de même été interdits de séjour en France pendant 3 ans !

et celle-ci un concert de 69 avec les filles hystériques ! (mais ils ne chantent pas très juste …)

Un dernier morceau choisi au hasard :

Papier glacé s’il vous plaît…

12 Déc

Et bien chez Deux Poulettes and Co(q), nous ne sommes pas à deux ou trois contradictions près mais c’est peut-être toute la richesse de ce blog …

Moi, contrairement à la Poulette bleue, qui a trouvé l’alibi qu’elle pouvait pour présenter sa sélection de livres,  c’est d’ouvrages que je ne n’ai pas lus et dont tout le monde parle (pas si sûr…des noms peut-être ? Vous voyez bien…) que je vais vous présenter et qu’il me plairait de retrouver au pied du sapin… !

Paris fait son cinemaFaire quelques brasses dans la piscine années 30 de Pontoise comme Juliette Binoche dans « Trois couleurs : bleu » de Krysztof Kieslowski (1993), siroter la grenadine de Zézette au bar du Square Trousseau dans « Le père Noël est une ordure » ou commander un ballon au bistro d’Inglourious Basterds, découvrir le centre de tir utilisé par Nikita de Luc besson ou encore trouver du réconfort comme Benoît Poelvoorde dans « les émotifs anonymes » en avalant les chocolats de la maison « La mère de famille »…C’est cette ballade à travers des lieux emblématiques de scènes de cinéma que propose ce « Paris fait son cinéma»…

Un petit feuilletage ?

L histoire de FranceL’histoire de France vue par les peintres

De la défaite de Vercingétorix jusqu’à la guerre de 1914, c’est tout un pan de notre histoire qui défile dans cet ouvrage. Une manière différente d’aborder le sujet…Ces deux mille ans d’histoire sont retracés en une centaine de tableaux, présentés et commentés, dont les artistes portent les noms de Jacques-Louis David, Eugène Delacroix ou encore Auguste Couder et Jean-Léon Gérôme.

Canon graphiqueLe canon graphique « De l’épopée de Gilgamesh aux Liaisons dangereuses »

Cet ouvrage est le fruit du mariage improbable, et il y a peu encore inenvisageable, entre bande dessinée et littérature. Le premier volume (d’autres sont prévus en 2013) est consacré à la période qui s’étend de l’Antiquité à la fin du 18ème siècle. 55 nouvelles y sont scellées et vont des grandes épopées anciennes comme Gilgamesh donc ou L’Odyssée, à l’adaptation de pièces de la Grèce antique comme Médée d’Euripide ou Lysistrata d’Aristophane, ou encore des interprétations des textes sacrés (l’Ancien Testament, l’Apocalypse de Jean, le Tao Te King de Lao Tseu), en passant par des poèmes soufis de Rûmî, ou, plus proche de nous, « Les Voyages de Gulliver » de Swift. Il s’agit bien sûr d’extraits ou de réinterprétations (tout en respectant fidèlement les idées et intentions de l’auteur) de ces dites œuvres. Une brève présentation de l’œuvre accompagne l’illustration qui, selon l’artiste, proposera un univers graphique moderne ou plus classique : encre de chine, fusain, aquarelles, couleur ou noir et blanc. Une autre manière de découvrir la littérature ou de s’initier à la BD… !

Allez-y,  feuilletez…

Un livre, cela fait toujours plaisir …

10 Déc

Quoi de neuf cette année en matière de livres ? En fait, je n’en sais rien. J’ai évité jusqu’à présent toutes les grandes enseignes culturelles pour mes cadeaux de Noël, et comme certains le savent, je ne me tiens au courant de rien! Ce billet commence mal, pensez vous…

Mais en même temps, vous n’avez pas besoin de Deux poulettes & co pour vous parler des livres dont tout le monde parle. Ici on vous parle de livres lus, appréciés, adorés et même parfois relus ! Voici donc une sélection assez éclectique :

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La collection des aventures de l’inspecteur Morse de Colin Dexter. Ce n’est pas tout jeune (années 1990), je vous l’accorde, mais je viens de me replonger dedans, et j’adore. Le personnage central, Morse, inspecteur principal de son état, est un éternel célibataire, alcoolique, lunatique, de mauvaise foi et libidineux, et fait tandem avec un bonne pâte, le sergent Lewis, qui ne souhaite qu’une chose rentrer chez lui déguster les frites que Mme Lewis lui aura préparé. L’enquête est généralement secondaire, et sa résolution passe souvent par des chemins très tortueux. C’est drôle, léger, très agréable à lire. Chaque tome présente un bock de bière sur la page de couverture.

Mon mariage Chinois

– Autre style, pour qui s’intéresse à la Chine (ou pas d’ailleurs), Mon mariage Chinois, de Danielle Dufay, qui compile les lettres et le journal intime de Jeanne de Lyon, l’arrière grand-mère de l’auteur, partie se marier avec un chinois. Cela se passe dans les années 1920, et on se retrouve plongé dans une atmosphère début du siècle,  avec toute l’éducation et la culture inhérentes à cette époque. J’ai adoré cette ambiance et celle de la Chine décrite à cette époque. Cela éclaire aussi sur les habitudes chinoises pour qui connaît un peu le pays.

Zodiaque

– La série de BD Zodiaque : chaque tome se rapporte à un signe astrologique, et a été dessiné par un auteur différent. Le scénariste, Eric Corbeyran est le même en revanche pour toute la série. L’histoire est un peu fantastique, une malédiction plane… Je n’ai lu qu’un seul tome qui m’a bien plu, et j’en commande d’autres au Père Noël !

L'IMMANQUABLE-23_COUV-300

– un abonnement à lImmanquable, un mensuel sur le monde de la BD, qui permet d’être au courant des dernières sorties, d’avoir des BD intégrales en avant-première,  des articles sur des auteurs, découvrir des BD que vous n’auriez pas acheté. J’y suis abonnée, et j’attends toujours avec impatience le prochain numéro (c’est d’ailleurs comme cela que je peux vous parler des BD ici).

L'Amour Bastien Vives

– Les albums de Bastien Vivès : ce sont ses notes de blog regroupées selon des thématiques, l’Amour, la Famille, les Jeux vidéos, la Blogosphère. Je ne les ai pas lu, mais j’ai lu de bonne critique dessus. Le dessin est reconnaissable, à base d’encre noire, très peu détaillé. Du même auteur, il y a Polina, que j’ai beaucoup aimé.

Et puis, encore les BD que j’avais indiqué l’année dernière. Les ignorants, vaut vraiment le détour, on en apprend autant sur le vin que sur la BD. Tous ceux qui l’ont lu autour de moi ont aimé.

Pas le temps de s’ennuyer…

2 Août

Je pars, c’est à mon tour. Et vous, vous restez, vous rentrez ?

Et bien dansez maintenant… !

Et oui, si vous êtes sur Paris et ses environs au mois d’août, voici un joli  programme pour illuminer, s’il en était, vos soirées d’été…

Les bals barges vous attendent chaque samedi ou dimanche sur des rythmes tango, valse, swing, tsiganes… ! Ils s’égrenent tout le long des canaux de l’Ourcq et de St Denis, du 19ème à Aulnay, en passant par Pantin et jusqu’à St Denis.

Un concert, un spectacle ?

Une foule de propositions aux quatre coins de la capitale…hélas, c’est raté pour Sallie Ford and the Sound outside …mais la désormais mythique Compagnie Royal de Luxe c’est demain soir aux Invalides…moi j’y vais (Petit changement, ce sera sur la pelouse de Reuilly!).

Et du côté de La Villette

Une toile en plein air ?

Le Forum des images réitère son Cinéma au clair de Lune. Au programme pour la quinzaine : « César et Rosalie » de Sautet, un Black Edwards « Vacances à Paris », « Cœurs » d’Alain Resnais, « Ridicule » de Leconte ou encore « Les demoiselles de Rochefort ».

La Chaise et l’écran dans le 11ème

Les séances d’août : un film de Bergman « Fanny et Alexandre » et « In the mood for love » de Wong Kar-Wai.

Et bien sur, depuis une dizaine d’années déjà,  le festival du cinéma de La Villette sur le thème de la métamorphose cette année…

Sur la pelouse du parc de la Villette seront projetés des films mythiques comme Superman, des années 50 avec L’homme qui rétrécit, L’invasion des profanateurs de sépultures (!)… ou plus récents comme Good Bye Lénine,  Looking for Eric, Potiche, Poetry ou encore Virgin Suicides…et plein d’autres.

Cigales vous fûtes ? Fourmi vous êtes ?

La plupart des propositions sont gratuites !

Et en attendant les projections et représentations, voici 3 livres à savourer :

Du domaine des Murmures de Carole Martinez…une langue incroyablement riche et imaginative.

 La 4ème de couv. :«En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe… Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entraînera jusqu’en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante. »

Un extrait 

Après la plume envoutante de Carole Martinez, la simplicité du ton de Claire Keegan, tout aussi puissant. La scène de fin est une vraie délicatesse d’écriture…un style fort, humble, comme son sujet.

Les trois lumières

« Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Bien qu’elle ait pour tout bagage les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les Kinsella,des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte, et il s’agit de la soulager jusqu’à l’arrivée du nouvel enfant. Au fil des jours, puis des mois, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier, où la végétation est étonnamment luxuriante, les bêtes grasses et les sources jaillissantes. Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n’a connu que l’indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension. Elle apprend à jouir du temps et de l’espace, et s’épanouit dans l’affection de cette nouvelle famille qui semble ne pas avoir de secrets. Certains détails malgré tout l’intriguent : les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l’attitude de Mrs Kinsella lors de leurs rares sorties à la ville voisine »

Et pour une lecture plus dilettante et bien en phase avec les jeux olympiques, je vous conseille « Petites histoires du 100 mètres et autres disciplines » d’Etienne Bonamy et Gérard Shaller, qui me semble bien croustillante…
« Pourquoi existe-t-il deux photos officielles de l’arrivée du 100 mètres aux Jeux de Séoul en 1988 ? Qu’est-il arrivé au sprinter ghanéen Abdul Aziz Zakari dans ses deux finales du 100 mètres ? Connaissez-vous l’Américain Lindy Remigino, le champion olympique du 100 mètres le plus chanceux de l’histoire ? Où a-t-on retrouvé le Japonais Shizo Kanakuri, disparu dans le marathon à Stockholm en 1912 ? Comment Gilda Montenegro, la kayakiste costaricaine, a-t-elle marqué à jamais son sport en 1992 à Barcelone ? Pourquoi la finale du tournoi olympique de football, Belgique-Tchécoslovaquie, en 1920, n’est-elle pas allée à son terme ? Célèbres ou anonymes, ils ont écrit par dizaines la légende des Jeux depuis plus d’un siècle. Une poignée de secondes ou quelques minutes ont changé à jamais leurs vies »

Bel été à tous !

Pile de livres, Face au soleil

9 Juil

Les vacances arrivent à grands coups de nuages et de pluie ! Il est temps de préparer sa  liste de vacances et notamment sa pile de livres d’été. Voici quelques-unes de mes lectures rafraichissantes ou captivantes de l’année… 

« La couleur des sentiments »de Kathryn Stockett, éditions Jacqueline Chambon

La 4ème de couv’ :  Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée…

« Comment je suis devenu un écrivain célèbre » de Steven Hely, éditions Sonatine

La 4ème de couv’ : Vous voulez : Être célèbre et respecté ? Habiter une maison splendide avec vue sur l’océan ? Avoir suffisamment d’argent pour ne plus jamais être obligé de travailler ? Si vous avez coché au moins une des cases ci-dessus, vous avez quelques points communs avec Pete Tarslaw, le héros de ce roman. Et vous allez sûrement être heureux de savoir qu’il a trouvé la solution idéale pour réaliser ses rêves : écrire un best-seller ! …

« Autour du monde avec Tante Mame » et « Tante Mame » de Patrick Dennis, éditions Flammarion 

La 4ème de couv’ : Tante Mame est une femme imprévisible, émancipée, et fantasque dont la vie est régie par un principe intangible : la liberté. Lorsqu’elle recueille son neveu Patrick, jeune orphelin, ce n’est pas pour l’entretenir dans les convenances ni les conventions, mais pour l’initier à une existence exubérante, pleine de passions cocasses et d’humour, lui donnant ainsi une leçon pour la vie: ne jamais céder au découragement… 

« Plage » de Marie Sizun, éditions Arléa

La 4ème de couv’ : Un peu perdue sur une plage bretonne, une femme attend l’homme qu’elle aime. Il a promis de la rejoindre à la fin de la semaine, pour huit jours ensemble. Il est marié. Dans l’impatience heureuse, puis l’anxiété de cette attente, elle trompe sa solitude en regradant, en écoutant, autour d’elle tous ces gens en vacances…

« Le diner » d’Herman Koch, éditions Belfond

La 4ème de couv’ : Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épousesdans un restaurant braché d’Amsterdam. Hors d’oeuvre: le maitre d’hotel s’affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l’affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d’une violence inouïe…

« Tom petit Tom tout petit homme Tom » et « Et  puis… Paulette » de Barbara Constantine, éditions Calmann-Lévy

La 4ème de couv’ : Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home avec Joss, sa mère (plutôt jeune: elle l’a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller…

La 4ème de couv’ : Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…

« Les séparées » de Kéthévane Davrichewy, éditions Sabine Wespieser

La 4ème de couv’ : Quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l’enfance ne se quittaient pas se sont perdues. Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d’autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice…

Sinon, vous pouvez faire votre shopping dans les book-listes préparées par  la Fnac ;  Mylittleparis; ma librairie préférée Le Divan (en bas de page); Télérama

Et si vous voulez partager avec nous vos découvertes, à vos claviers…

Bon été et bonnes lectures les poulettes !

Les voix de mon enfance…et celle de Sami Frey.

25 Avr

J’ai toujours été sensible aux bruits, aux voix, enfin je le suis devenue. Réminiscences de mon enfance sans doute. Voix féminines, voix masculines. En réaction, en protection.
Aux voix douces, j’accoure, alors que les aigus me glacent.
J’aime les grains de velours, les timbres sourds, les rythmes alanguis, musicaux, apaisants, rieurs…si la voix propose du coffre je m’éloigne…fait le tour du propriétaire, observe, évalue la portée avant de m’approcher.
La tonalité d’une voix est souvent l’expression d’une puissance intérieure, positive ou négative d’ailleurs. Une présence au monde, une énergie, une évidence, étouffée ou déployée. Une puissance positive devenue tranquille sur le chemin de la sagesse, qui s’exprime sans cri, sans porte-voix, ou voix agressive, mue en instrument de destruction massive, aux intonations qui sifflent comme des obus avant de transpercer le coeur de la cible…
Mais les plus douces peuvent se révéler des plus trompeuses. Tel un masque, tel un leurre, elles ensorcellent et dissimulent fiel et perfidie.

Celle de Sami Frey est sublime. Sans précipitation, chaude, élégante, enveloppante, caressante, ancrée, énigmatique. Et que dire de sa personne. Une enveloppe majestueuse, une beauté féline mais réservée, discrète, sans tapage, une présence qui effleure, comme si elle renfermait un secret, une lignée unique, un homme de la pénombre d’où jaillit pourtant, et de toute part, sensibilité et grâce.

Ecoutez, regardez…

De par sa voix, j’ai pu l’imaginer plutôt « homme-femme » comme l’écrit Claude Lanzmann même si son grain restait masculin.
Point du tout.
Sa voix, il n’a pu la déployer étant enfant.
On lui a interdit de parler.
Sa mère vient d’être arrêtée. 1942. Elle ne reviendra pas et son père est déjà mort. A 5 ans, il ne parle que le yiddish. Caché, il devra être mutique. Depuis lors, les mots lui seront tourment et fascination. Transgressant sa destinée de tailleur, heurtant la reconnaissance due à ses protecteurs et tuteurs, il a le courage de rompre avec sa famille d’adoption et empoigne sa vie. Dans une révélation, il apprivoisera son tourment. Il sera acteur.

Pourquoi je vous parle des voix et de Sami Frey…? Parce que « La tombe du divin plongeur » de Claude Lanzmann vient de paraître. Et je vous invite…à vous y plonger. Il dresse, entre autres, le portrait de cet orphelin mutique, à la « beauté souveraine », devenu acteur et homme, « un vrai, ni un homme-enfant ni un homme-femme et c’est rare chez les acteurs », amour et amoureux de B.B. et de Delphine Seyrig.

Il paraît qu’après la publication de cet article, début des années 60, les deux hommes ne se parleront plus. Un portrait magnifique mais intime…sans autorisation peut-être comme une effraction alors, une trahison. Et comment imaginer la trahison chez l’un comme chez l’autre.

Extrait réjouissant et « scandaleux » de La vérité d’Henri-Georges Clouzot…

Idée cadeau – l’invité surprise

22 Déc

Et oui! A J-2 vous venez d’apprendre que tonton Robert va débarquer pour fêter Noël avec toute la famille ! Il y a urgence ! Vous n’aviez pas prévu tonton Robert, pas plus que tata Paulette qui l’accompagne, dans vos cadeaux amoureusement choisis (on sent le vécu, non ?) .

Pas de panique voici une sélection de romans à aller acheter à la dernière minute !

– Tonton Robert a gratté de la guitare dans sa jeunesse dans son groupe de rock au nom imprononçable The strackrestons ? Offrez lui « Life » de Keith Richards.

– Tata Paulette a été la groupie de The strackrestons ? Pour elle ce sera la biographie de Patti Smith « Just kids ».

Deux biographies chaudement recommandées par la poulette L.

– Tonton Robert et tata Paulette viennent, en plus, accompagné de leur rejeton, un(e) adolescent(e) que vous n’avez jamais vue sourire, voire jamais vue du tout ? Pas de souçi, offrez lui « Miss Charity » de Marie-Aude Murail.

Vous pouvez aussi vous rabattre sur une saga fantasy, « Le trône de fer » de George R. R. Martin. Gros succès du livre et de la série TV.

– Tonton Robert aime le japon et les ambiances oniriques ? Le roman « 1Q84 » de Haruki Murakami est fait pour lui! Je n’ai lu pour l’instant que le 1er tome et j’attends  avec impatience de lire le deuxième, mais je le recommande.

– Allez et un dernier pour tata Paulette, un très bon roman (que je suis en train de lire) autour de la jeunesse américaine, thème cher à l’auteur, et qui nous entraîne vers bien des mystères… « Les revenants » de Laura Kasishke.

Une phrase prise sur le Monde.fr qui résume bien l’ambiance : « (…) il suffit de vingt pages pour savoir qu’on est bien chez Laura Kasischke et qu’on ne va plus pouvoir interrompre la lecture, tant on va s’inquiéter, s’égarer parfois, avec bonheur, comme dans un film de David Lynch, et vouloir absolument découvrir le fin mot de l’histoire, tout en pensant qu’il n’existe pas »

NB : clic, clic sur les photos, si tu veux en savoir plus sur ces romans, il y a des critiques derrière !