Tag Archives: sport

L’aventure, c’est l’aventure

15 Nov

Comme le savent bien les poulettes qui m’entourent ici, et malgré leur ton parfois sarcastique à ce sujet (comme dans les commentaires à ce billet), je suis un grand sportif et un aventurier dans l’âme. J’ai ainsi réalisé un mémorable tour de Bretagne en vélo en 1998, qui a failli se transformer en tour d’un village de Bretagne en vélo après que j’ai chuté dans les premiers kilomètres. Un changement de fourche plus tard – quand je vous disais que j’étais aventurier ! – j’ai finalement pu répartir pour 600 kilomètres à bicyclette. J’aurais aimé poursuivre d’autres aventures de ce type : courses en montagne, navigation à la voile dans des tempêtes, marathons… Mais il faut bien avouer que depuis ces vacances à vélo (ça date…), j’ai plus couru les restaurants que les salles de sport. Et mes vacances, à part quelques randos en montagne, se résument de plus en plus souvent à des grandes plages de glandouille à côté d’une piscine (je fais quelques longueurs parfois, avant d’aller au restaurant).

Reste que, de mon transat ou de mon canapé, je suis fasciné par les aventuriers des temps modernes, et notamment ceux qui pratiquent le trail extrême en montagne. Vous avez peut-être entendu parler de Kilian Jornet (ci-contre sur son rocher), la star de cette discipline. J’adore son histoire. A défaut d’être moi-même un sportif de l’extrême (ni même un sportif tout court, j’entends d’ici les caquètements de Poulette Carlotta), je suis avec passion ses aventures. Cet Espagnol de 25 ans a passé toute son enfance en haute montagne dans les Pyrénées, où son père était guide. A 5 ans, il gravit le point culminant des Pyrénées, le pic de l’Aneto (3 404 m). A six ans, il fait son premier 4 000. Et à 10 ans, la traversée complète des Pyrénées ! Il se met très vite à faire de la compétition, en ski-alpinisme l’hiver et en trail l’été. Son palmarès est déjà impressionnant et il enchaîne les records. Il vient de terminer en vainqueur le Grand Raid de la Réunion, appelé aussi la “Diagonale des fous”. Une petite course tranquille de 170,7 km avec 10 845 m de dénivelé positif (l’équivalent de 50 montées de la Tour Eiffel). Kilian Jornet a accompli le parcours en 26 heures et 33 minutes… Juste dingue ! Parmi ses autres exploits, le record de la traversée des Pyrénées (850 km) en 8 jours et 3 heures, ou le record du GR20 qui traverse la Corse en 32 heures…

Je ne me lasse pas de lire les récits de ce type d’exploits. Il n’y a pas que Kilian Jornet d’ailleurs. Les tours du monde à la voile, les récits de voyage, les triathlons Iron Man (3,8 km de natation, 180 km à vélo et un marathon en courant pour terminer) me fascinent littéralement. Alors franchement, vous comprenez que ce n’est juste pas possible pour moi d’aller suer pendant 30 minutes en parcourant péniblement 3 tours de parc à petite foulée. Pas assez aventurier !!!

Publicités

Vous avez dit…sport ?

22 Oct

Et oui, cette année, je me suis remise au sport. Taï Jitsu et Danse africaine, absooolument… !

Pour ceux qui, comme moi, auraient oublié de quoi il en retournait, je vous rappelle la définition de « Sport » :

« Activité physique visant à améliorer sa condition physique » ou encore « Ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, donnant généralement lieu à compétition, pratiqués en observant certaines règles précises »

Le doute n’est plus permis, je fais du « Sport ».

Il faut dire que mes souvenirs de réelles activités physiques sont assez anciens. L’école primaire pour la course, d’endurance, s’il vous plaît, et le collège pour le Handball. Je compte également deux ans de salsa à mon actif qui rentrent parfaitement dans la case « activité physique ».

Je suis donc quasiment en train de vous annoncer un exploit : la course constitue généralement la base de tout entraînement lorsque l’on pratique un sport…et j’ai une sainte horreur de la course, du jogging, du footing…Pour tout vous dire, tout s’est joué en CE2. Je débarquais dans cette nouvelle classe et école et, durant les 3 longues années qui m’ont menée jusqu’à la fin du CM2, la course d’endurance fut notre seul sport. Je revois très bien cette petite ruelle qui longeait, d’un côté, le mur de l’école et, de l’autre, celui de la scierie. J’ai gardé très nettement en mémoire l’odeur de la sciure, qui finit par m’écœurer tellement je l’associais à ce moment pénible, et j’entends encore distinctement le bruit strident des scies électriques découpant le bois. Courir, courir dans cette ruelle perdue, presque sordide, ceinte de murs de briques devenues noires avec le temps. Je ne comprenais pas le sens de cette activité, cette souffrance (quand même) et les minutes me semblaient infinies, d’une mortelle monotonie. 5mn, 10mn, 15mn puis 20, puis 30. Les parking aussi, on les a fait. Celui en face de la salle des fêtes, grand, gris, bitumé. J’ai manqué d’ailleurs de m’asphyxier.  A mi-course, les sanglots se sont emparés de ma gorge, j’en ai perdu le rythme de ma respiration et me suis mise à suffoquer. Une autre fois, je suis allée vomir aux toilettes et l’instituteur, cher Monsieur Kleneerck, a bien voulu me dispenser. Le plus souvent, je priais les dieux de la pluie. J’habitais le Nord en ce temps là, une chance.

Alors, 30 ans plus tard, quand le prof de Taï Jitsu a annoncé « Tout le monde court », un léger stress m’a envahie, même si je m’étais préparée à cette idée (psychologiquement uniquement). « Allez on court, au TOP faîtes comme si vous ramassiez quelque chose par terre…TOP, à droite…..TOP, à gauche, Top….Top…Top….Course de côté ; allez, allez ; course en arrière, allez…En avant… au TOP extension, TOP…TOP…. !!!! Ajouté à cela quelques pompes (que l’on peut faire sur les genoux, et je ne m’en prive pas, de toutes façons, autrement, je n’y arrive que pour une ou deux). La dernière fois, il fallait essayer de faire les  pompes en tapant dans ses mains pendant le mouvement de remontée…j’ai rigolé. Le cours suivant sur une main peut-être ? Malgré cela, je suis tout de même assez fière de moi car j’ai réussi à tenir ces quelques minutes de foulées, essoufflée, mais comme bien d’autres…

Et que dire de la danse africaine…Allier l’exercice au ludique et à l’apprentissage, c’est assez mon truc…la danse est alors la parfaite réponse (j’ai adoré la salsa). Mais la danse africaine, c’est tout de même particulier, disons que l’on m’avait prévenue, c’est très physique.

Ce qui m’attirait particulièrement, c’était la musique, les chants, traditionnels, ces rythmes ancestraux, vitaux, simples, essentiels, tristes et joyeux, et cette danse, puissante, qui utilise les gestes du quotidien, du labeur quotidien, agricole le plus souvent, et qui les met en mouvement et les rend gracieux …

J’avais déjà raté les premiers cours de septembre, il ne restait que 4 places pour le cours de « DANSE AFRICAINE » dans ce centre d’animation parisien. Je me suis inscrite, direct, pour le lundi suivant et pour tous les autres de l’année, sans cours d’essai.

Ce lundi là, une dizaine de filles participaient au cours. Des jeunes filles mais aussi deux ou trois un peu moins, la prof, noire (ok, c’est cliché), bref aucun indice discordant.

La musique a alors retenti.

Indice discordant : Beyonce.

J’ai malgré tout suivi l’heure et demie de cours, un peu perplexe, apprenant cette choré en me disant qu’il était totalement exclu que je me trémousse le restant de l’année sur ces rythmes insensés.

Bilan : le centre d’animation a bien voulu me restituer mon chèque qui n’avait pas encore été envoyé au Trésor public et la secrétaire m’a adressée à l’une de ses amies qui dispense un vrai cours de danse africaine avec toute la musique que j’aime. Cette fois-ci, je ne me suis pas privée du cours d’essai qui m’a épuisée rien que d’y assister (j’étais souffrante et assurément je n’aurais pas tenu le choc)

Depuis, je suis heureuse…et exténuée.

Rokia Traore:

Vous en rêviez, c’est à portée…!

15 Sep

Danse tahitienne, cirque, astronomie, accordéon, création de bijoux, robotique ( ?!), activités sportives diverses et variées, origami, œnologie, photographie…et que sais-je encore !
Envie de bouger, de créer, de découvrir, de s’aérer les sens et l’esprit, d’apprendre, de toucher, de souffler, de chanter, de se dépenser, de se détendre, de sortir de la routine et du quotidien… ?

Mille activités vous tendent les bras sur Paris et sa banlieue et pour des tarifs très abordables. Pour les autres, se renseigner auprès de votre mairie…mais il est vrai que, ayant pu comparer avec la « province » (que je n’aime pas cette expression, genre « Paris et le reste du monde »), Paris offre une diversité exceptionnelle…
Toutes ces activités sont proposées aux adultes, quelque soit son niveau dans la discipline, et en cours du soir pour l’essentiel… les tarifs sont souvent en fonction des revenus (coefficient familial).

Mais vite, les inscriptions c’est en ce moment… !

Les bonnes adresses :
Les Centres d’animation de la ville de Paris, ouverts à tous (parisiens et autres) vous proposent une pléiade d’activités classiques et d’autres inattendues (robotique, astronomie, danse tahitienne, c’est eux !)

Paris ateliers (si je ne me trompe anciennement l’ADAC) est spécialisé dans les métiers d’art (85 disciplines proposées) : vitrail, encadrement, émaux, reliure mais aussi calligraphie, art floral…

Les ateliers des Beaux-Arts pour adultes de la ville de Paris
Une large palette d’enseignements: dessin, peinture, gravure, lithographie, sculpture, modelage, taille, assemblage, morphologie, photographie, infographie, cinéma d’animation et bande dessinée, bases d’architecture, perspective, histoire de l’art, morphogenèse et chant choral…
Et là, les inscriptions c’est jusqu’à aujourd’hui… ! Catalogue et formulaire d’inscription sont téléchargeables ici, là tout de suite!

Les Cours municipaux de la ville de Paris : pléthore d’activités, avec un objectif de professionnalisation, de la couture aux langues, en passant par la maîtrise de logiciels (bureautique, graphique…), cours de vidéo…avec un accès prioritaire pour les Parisiens. En revanche, pour les inscriptions, c’est tout début septembre, à priori c’est râté pour cette année…( à ben Deux Poulettes peut pas tout le temps être parfaite)

Et puis pour la « banlieue », beaucoup de communes proposent des activités originales…Montreuil, entre les Ateliers de pratiques artistiques, les activités des Centres et maisons de quartier et ceux proposés par la Maison populaire, offre une panoplie des plus riches, à des tarifs très très modiques, notamment pour les Montreuillois (ouverts aux autres donc… !)

Bonne rentrée à toutes et tous… !