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Echange appartement à Paris …

8 Avr

Entre Morgat et St Hernot

Pour préparer les vacances, il y a ceux qui ne prévoient rien à l’avance et qui décident au dernier moment, et il y a ceux qui planifient trois, quatre, voire même parfois six mois à l’avance! Depuis que j’ai des enfants, je fais partie de cette seconde catégorie. Je planifie! Je lie cela à l’arrivée des enfants, mais surtout à leur scolarisation. Il faut dire que lorsque l’on est obligé de partir pendant les vacances scolaires parisiennes mieux vaut s’y prendre un peu à l’avance sous peine de se retrouver dans un taudis hors de prix !

Bon, et puis il faut bien que j’assume le fait que je préfère que ce soit organisé à l’avance. C’est dit !

Cette année, et c’est en partie pour cette raison que nous nous y sommes pris si tôt, nous testons une nouvelle forme d’hébergement pour nos vacances : l’échange d’appartement.

Nous nous sommes inscrits sur ce site : trocmaison.com, leader sur le créneau. L’avantage c’est qu’il existe une version du site dans chaque langue, ce qui permet une couverture quasiment mondiale. En outre, le site est très bien fait. Il y a notamment une zone avec des réponses aux questions que l’on peut se poser, et tout particulièrement au sujet des inquiétudes que l’on peut avoir à laisser son appartement et tout ce qu’il contient à de parfaits inconnus ! Ce qui, dit comme cela, peut effectivement être un peu angoissant.

Le principe est basé sur le fait qu’à partir du moment où vous êtes chez les personnes qui sont au même moment dans votre appartement, ils se comporteront comme ils aimeraient que vous vous comportiez chez eux. Après, c’est vrai que l’on est plus ou moins soigneux, ordonné, bordélique… C’est un risque à prendre… Mieux vaut dans tous les cas ranger ce à quoi vous tenez le plus.

Il faut savoir également que dans ce type d’échange les participants s’engagent mutuellement sur un certain nombre de points. Il est même recommandé de signer un formulaire type que l’on complète si besoin avec des points spécifiques.

La façon dont cela s’est déroulé pour nous :

  • Nous avons passé une annonce sur le site trocmaison, moyennant tout de même un abonnement, mais qu’il est possible de prendre pour une durée limitée, en l’occurrence, trois mois à 11,95 euros. Nous avions une destination très précise au niveau du pays et de la date possible d’échange.
  • Ensuite, c’est la partie la plus sympa, nous avons reçu des propositions diverses et variées, de différents pays du monde. Les personnes nous contactent par mail plus ou moins personnalisé, en nous donnant comme référence leur propre annonce. Nous avons ainsi eu des propositions en Australie, aux Etats-Unis, New York, Miami pas mal, côte est, Mexique, Brésil Espagne, Italie, même en France en Bourgogne et Normandie. Nous avons de notre côté regardé aussi les annonces et envoyé des messages.
  • Au final nous sommes entrées en contact avec un couple de retraités qui souhaitaient venir en France à la période que nous souhaitions. Nous avons échangé plusieurs messages pour décrire le lieu où nous vivons, les personnes participant… Puis nous avons rédigé un formulaire d’engagement que chaque partie a signé. Depuis, nous nous tenons régulièrement informé de l’avancée de notre voyage.

Tour eiffel 7 nov 2012 bis

Il est certain que vivre à Paris est un gros avantage, la ville étant très demandée. Mais je pense que l’on peut aussi trouver un échange ailleurs. En fait, il faut juste trouver un échange équilibré et cohérent avec ce que l’on propose.

Enfin, si l’on cherche une destination lointaine, mieux vaut s’y prendre très tôt, au moins 6 mois à l’avance. Mais pour un weekend, ou trois quatre jours, il est possible de trouver des échanges intéressants au dernier moment.

Je verrai ce que j’en pense à mon retour, mais je trouve que c’est un bon moyen pour voyager en famille, à moindre coût et peut être de façon plus authentique ? (là je me fais peut être des illusions …)

A suivre …

Pile de livres, Face au soleil

9 Juil

Les vacances arrivent à grands coups de nuages et de pluie ! Il est temps de préparer sa  liste de vacances et notamment sa pile de livres d’été. Voici quelques-unes de mes lectures rafraichissantes ou captivantes de l’année… 

« La couleur des sentiments »de Kathryn Stockett, éditions Jacqueline Chambon

La 4ème de couv’ :  Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée…

« Comment je suis devenu un écrivain célèbre » de Steven Hely, éditions Sonatine

La 4ème de couv’ : Vous voulez : Être célèbre et respecté ? Habiter une maison splendide avec vue sur l’océan ? Avoir suffisamment d’argent pour ne plus jamais être obligé de travailler ? Si vous avez coché au moins une des cases ci-dessus, vous avez quelques points communs avec Pete Tarslaw, le héros de ce roman. Et vous allez sûrement être heureux de savoir qu’il a trouvé la solution idéale pour réaliser ses rêves : écrire un best-seller ! …

« Autour du monde avec Tante Mame » et « Tante Mame » de Patrick Dennis, éditions Flammarion 

La 4ème de couv’ : Tante Mame est une femme imprévisible, émancipée, et fantasque dont la vie est régie par un principe intangible : la liberté. Lorsqu’elle recueille son neveu Patrick, jeune orphelin, ce n’est pas pour l’entretenir dans les convenances ni les conventions, mais pour l’initier à une existence exubérante, pleine de passions cocasses et d’humour, lui donnant ainsi une leçon pour la vie: ne jamais céder au découragement… 

« Plage » de Marie Sizun, éditions Arléa

La 4ème de couv’ : Un peu perdue sur une plage bretonne, une femme attend l’homme qu’elle aime. Il a promis de la rejoindre à la fin de la semaine, pour huit jours ensemble. Il est marié. Dans l’impatience heureuse, puis l’anxiété de cette attente, elle trompe sa solitude en regradant, en écoutant, autour d’elle tous ces gens en vacances…

« Le diner » d’Herman Koch, éditions Belfond

La 4ème de couv’ : Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épousesdans un restaurant braché d’Amsterdam. Hors d’oeuvre: le maitre d’hotel s’affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l’affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d’une violence inouïe…

« Tom petit Tom tout petit homme Tom » et « Et  puis… Paulette » de Barbara Constantine, éditions Calmann-Lévy

La 4ème de couv’ : Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home avec Joss, sa mère (plutôt jeune: elle l’a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller…

La 4ème de couv’ : Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…

« Les séparées » de Kéthévane Davrichewy, éditions Sabine Wespieser

La 4ème de couv’ : Quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l’enfance ne se quittaient pas se sont perdues. Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d’autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice…

Sinon, vous pouvez faire votre shopping dans les book-listes préparées par  la Fnac ;  Mylittleparis; ma librairie préférée Le Divan (en bas de page); Télérama

Et si vous voulez partager avec nous vos découvertes, à vos claviers…

Bon été et bonnes lectures les poulettes !

Une journée à la Grande Plage

15 Juin

Je vous emmène à Biarritz pour une journée estivale. Suivez le programme…

10h – Un café  au comptoir dans les Halles de Biarritz et on fait ses courses pour le pique-nique… On s’arrête chez l’incontournable Pascal Manoux, maitre charcutier pour acheter du jambon de bayonne, du chorizo, de la ventrêche, de l’axoa de veau… Pour un bon fromage de brebis, c’est à l’épicerie Arostéguy qu’on trouvera son bonheur. En descendant vers la plage, arrêt obligatoire à la boutique Macarons Adam pour acheter les fameux macarons, mais aussi les tourons maison…

13h –  Pour un déjeuner branché, on s’attable au Bar Jean pour un apéro tapas ou un menu poisson. Pour un déjeuner chic, direction le salon de thé Miremont, une institution biarrotte avec vue sur l’océan.

16h –  Après une sieste et un bain à la Grande Plage, à peine un demi-tour sur soi-même et on commande un cornet deux boules chez le glacier Dodin, autre institution gourmande.

19h – Si on a installé sa serviette à la plage des Basques pour admirer les surfers, alors on grimpe jusqu’au bar les 100 Marches pour boire l’apéro et admirer le coucher de soleil. Si on a préféré la plage de la Chambre d’Amour, alors on grimpe aussi jusqu’au bar éphémère le Kostaldea, même programme, ici, en prime on a une vue imprenable sur le phare de Biarritz.

21h – On déguste une paëlla au port vieux Chez Albert et après on va se balader jusqu’au rocher de la vierge pour s’aérer. Si on peut, direction Guéthary, loin de la foule nocturne pour diner à la plancha à la cabane Cenitz Ostatua, perchée sur les rochers.

Et pour le reste de la nuit… vous trouverez sans moi !

Alors, tu pars…?

23 Mai

Ah les ponts (pluvieux) de mai et les congés à solder…
Et immanquablement, le « Alors tu pars ? » des parisiens trépignants de quitter foules et espaces exigus …

Et bien NoooooooooooooooN…

 Comment vous dire…

Comment vous dire que j’ai le privilège récent d’être propriétaire d’un appartement, pourvu d’une gigantesque terrasse, à la mesure des dimensions de poche du dit appartement…cher privilège…
Comment vous dire que mon compagnon de route…s’est perdu en route (bref je suis célibataire…je sais vos yeux écarquillés d’étonnement en cet instant)
Comment vous dire que mes amies sont toutes maquées, liées, pacsées, baguées, mariées (ce qui n’empêche rien mais offre moins de possibilités tout de même), toutes tombées enceintes…en même temps (les bébés se portent bien, merci)

Alors oui, je pars, mais pas toujours comme vous…
Le voyage débutera à deux pas et pourtant je serai si loin d’ici… je foulerai l’herbe des clairières, me perdrai dans la forêt de pins, gravirai le Mont Fuji incandescent…je plongerai vers des temps anciens où les clairs-obscurs d’Artemisia rivaliseront avec ceux du Caravage…goûterai aux elixirs que donnent ces « Grains nobles » des vieilles vignes…boirai un thé au soleil de ma terrasse entre rosier et Hortensia…m’installerai dans les fauteuils rouges où inlassablement ces histoires sur grand écran me troubleront…quant à mes rêveries et contemplations…elles sont infinies.

La forêt vosgienne – Jardin Albert Kahn

Orée de la clairière – Jardin Albert Kahn, Boulogne Billancourt

Volée de coquelicots – Jardin Albert Kahn

Jardin japonais – Jardin Albert Kahn, Boulogne Billancourt

Verger et coquelicots orangés – Jardin Albert Kahn

Les jolies colonies de vacances…

1 Sep

Chaque été, lorsque je prends la route des vacances, un petit air de nostalgie me surprend. Il arrive généralement lorsque  je croise des jeunes que l’on sent un peu anxieux et plein d’attente vers un ailleurs … Cela me rappelle les vacances de mon adolescence et l’espoir que j’y mettais, espoir qui (même si j’en ai un peu honte) tournait exclusivement autour de nouvelles amitiés et éventuels amours.

A partir de 13-14 ans, je partais généralement 15 jours ou 3 semaines l’été en colonie de vacances. Si plus jeune une première colonie m’avait un peu traumatisée, adolescente, ces vacances représentaient pour moi un espace inédit de liberté et de rencontres. Je crois que ces colonies me permettaient le temps d’un été d’être une autre.

C’est d’ailleurs en colonie que j’ai fait quasiment toutes mes premières fois. Première cigarette, première cuite, premiers baisers, premiers amours, premières blessures… Je me souviens encore de mon premier « flirt » (j’adore ce mot !). C’était une colonie avec option voile, je crois, en tous cas nous étions arrivés sur la plage par groupe selon la provenance géographique et l’arrivée des trains. Alors que nous attendions je ne sais quoi, mon regard avait croisé celui bleu azur d’un de mes petits camarades. Nous étions restés scotchés par le regard une ou deux secondes de plus qu’habituellement.

Je ne me souviens plus de son prénom, ses traits sont quasiment estompés, mais je me souviens parfaitement de la couleur de ses yeux et de l’émotion forte ressentie à ce premier échange. Je crois qu’au final notre histoire n’avait pas survécu plus d’une semaine… Depuis, j’ai toujours eu un faible pour les yeux bleus …

C’est aussi ce qui était incroyable dans ces colonies : la rapidité et l’intensité des relations qui s’y créaient. Après à peine une semaine, les groupes d’amis et les couples d’amoureux étaient constitués. Au bout de deux semaines, les meilleurs amis étaient déjà fâchés, et les amoureux avaient changé de partenaire. La vie en communauté amplifiant nettement les relations : tout va beaucoup plus vite, tout y est beaucoup plus fort.

Le retour était en revanche très chaotique. Pendant une semaine, je pleurais tous les jours toutes ces amitiés perdues. Nous étions les meilleurs amis du monde, mais passés trois mois nous ne nous donnions plus de nouvelles…

Les vacances d’été

29 Juil

Alors bientôt les vacances ? Peut être déjà partis ?

C’est étonnant l’importance de ces vacances là en particulier.

On en prend pourtant à d’autres moments, mais celles d’été sont sacrées. Elles revêtent une aura, un enjeu que les autres vacances n’ont pas. Ce sont celles à ne pas rater ! Peut être est-ce le repos du guerrier, du travailleur acharné. Ou alors  peut être parce que les premiers congés payés ont été les congés d’été ?

En tout cas, à partir de juin, ce thème est de toutes les conversations, que ce soit au bureau, dans les dîners, voire même chez les commerçants. Et il le reste pendant bien 3 mois, rien que ça !

En juin, juillet les questions portent sur quand on part ? Pendant combien de temps ? où l’on va cette année ? Et les enfants, ils sont où ?

Ce qui est drôle c’est que personne n’est fichu de retenir les dates de vacances des autres. Tout le monde ayant demandé à un nombre incalculable de personne, les dates se mélangent. Cela en devient même parfois gênant, on est là avec Bernard à se dire qu’on lui a déjà demandé quand est ce qu’il partait, mais on n’arrive plus à se souvenir de sa réponse. Comment lui redemander gentiment sans le vexer ? L’inverse est aussi marrant, cela fait quatre fois que Geneviève nous demande quand est prévu le grand départ, on lui répond bien gentiment à chaque fois avec un petit sourire en coin. Parfois on peut même se permettre de rappeler que cela fait juste 4 fois qu’on le lui dit… Mais c’est pas grave, on sait qu’elle nous redemandera la prochaine fois.

Jusqu’au retour, fin août.

Les questions portent alors sur le déroulement : comment se sont passées les vacances ? quel temps a-t-il fait ? Est ce que l’on en a bien profité ? La météo est un ingrédient essentiel à la réussite des vacances (les pauvres juilletistes vont entendre parler de la météo à leur retour… ).

Et le cirque recommence, après avoir répété au moins quinze fois qu’on allait à Bormes les mimosas et à Knokke-Le-Zoute avant de partir , il faut encore le rappeler au moins une dizaine de fois au retour. En plus, la plupart du temps avec des personnes à qui on ne parle presque pas le reste de l’année !

Mais les vacances d’été c’est sacré !

Ma book-liste d’été

8 Juil

 

 

 

 

 

Dans mon billet « Ma book-liste est prête! », je vous faisais part de mon problème estival et kafkaien: comment lire ma pile de bouquins d’été en une semaine et demie de plage ?

Cette année, pas d’angoisse en vue, je ne pars pas en vacances !

Néanmoins, pour me faire plaisir et avoir l’impression de… j’ai décidé de faire ma book-liste. Cela tombe bien, mon libraire préféré reste ouvert tout l’été.

Je partage avec vous mes premiers repérages, peut-être trouverez-vous votre bonheur.

Comme j’ai choisi  ? Au coup de coeur, toujours ! Une jolie couverture (oui, j’assume), un pitch prometteur, une note enthousiaste de mon libraire, un auteur inconnu…

  • New-York Party, réédition du livre de Pierre Bourgeade  –  « Si le bon Dieu existait, qu’il eût fourgué dans sa poubelle quelques tonnes d’acier, de verre, de béton, mélangé à tout ça quarante races humaines, et renversé sa poubelle sur l’Hudson, alors il eût créé New York. »

Sinon, mes découvertes « rafraichissantes » de l’année :

Le front russe, premier roman de Jean-Claude Lalumière – Tati en version écrite ou monsieur Hulot plongé dans les méandres administratives ministérielles diplomatiques…

Tante Mame de Patrick Dennis – La tante fantasque que l’on aimerait avoir dans sa famille…

Les années douces tomes 1&2 ,  dernier roman graphique par le maitre manga Jiro Taniguchi – Une rencontre à travers un dessin unique, alliance du manga et  de la BD occidentale.

Les 3 kifs de Florence Servan-Schreiber – La science du bonheur, la gratitude, la pensée positive… les concepts deviennent une réalité pratique et quotidienne